16/11/2009

GARE AU QUAI

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Dimanche de novembre aussi gris qu'une nuit d'insomnie. Avec le temps...
Les désoeuvrés incertains s'en vont. Un inconnu assis devant le Stade de Suisse désert
m'arrête. Il veut une photo qu'il ne verra pas, qu'il oubliera. Voilà qui est fait.
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Plus avant, je dévisage une inconnue qui m'adresse une parole en marchant. Un dimanche après-midi, dans une gare...
Un regard qui me porte... ailleurs. Je voudrais retenir son image. Avec un sourire, elle se prête au jeu. La photo finit par exister! Merci Madame!
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Gare au Quai, c'est aussi une comédie originale de la Cie Le Madrigal à découvrir au (magnifique) Bicubic de Romont,
Ve 22, Sa 23 janvier 2010

07:37 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bicubic | |  Facebook |

12/11/2009

Ah, l'affiche !

 Une bien belle affiche, tout à fait au goût d'un fumeur invétéré. On se l'arrache et on l'arrache, sans doute pas pour les mêmes raisons!

Il n'y a pas que les fumeurs invétérés, autrement dit impénitents. Citoyens invétérés, nous sommes appelés à nous prononcer sur un problème politique insoluble et récurrent. D'ordre éminemment économique. Quel que soit le verdict, problème malheureusement incontrôlable. (J'ai choisi mon camp à propos de cette affiche désormais introuvable!)

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"Si nous ne le faisons pas, d'autres le feront." Argument léger, brillament défendu autrefois par un François Schaller dans un autre contexte. Pour l'économiste libéral, les boîtes d'Ovomaltine rapportaient autant de devises que les armes; la circulation de la monnaie,etc.
Je veux encore croire à la nécessité et à la capacité de reconversion  et d'innovation de notre industrie.
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L'entreprise jurassienne, qui en a vu bien d'autres au cours de son siècle d'existence en perdant ses plumes (c'est à dire sa main d'oeuvre), qui fabrique les paires de trains d'attersissage des Pilatus, pourrait ajouter d'autres cordes à son arc... sans être fatalement sur la corde raide.

10/11/2009

Yverdon - Neuchâtel :150 ans

Ouverture de la ligne ferroviaire Yverdon- Neuchâtel, il y a 150 ans, un 7 novembre. Selon mes sources (www.litra.ch), le réseau se prolongeait jusqu'à Frienisberg. Or, cette localité bernoise, siège d'un ancien couvent, n'est pas reliée au rail et ne le sera jamais.

Le mystère est levé (toujours selon la LITRA qui tient à jour les annales des transports publics; voir citation ci-dessous). Frienisberg, lieu homonyme, était une gare provisoire près du Landeron; le voyage vers Bienne se poursuivait en bateau.

Le 1er décembre 2009 marquera aussi les 150 ans de la liaison Neuchâtel - La Chaux-de-Fonds.

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Sept lignes de chemin de fer célèbreront leur 150e anniversaire (en 2010) – Un premier abandon d’une ligne ferroviaire est enregistré
Le coup d’envoi des ouvertures de lignes de chemin de fer il y a 150 ans fut donné le 10 mai 1860 par la ligne conduisant de Martigny à Sion. Cette liaison, qui constitue aujourd’hui un tronçon de la ligne internationale, fut mise en service par la compagnie ferroviaire « Ligne d’Italie. Suivit, en juin, le prolongement de la ligne ferroviaire de Strasbourg jusqu’à la gare centrale de Bâle; cet ouvrage impliqua le déplacement de plusieurs tronçons de ligne dans la région bâloise. Puis vinrent, en juillet 1860, les lignes ferroviaires de Berne à Balliswil (gare provisoire située entre Guin et le viaduc de Grandfey, qui fut supprimée deux ans plus tard à la faveur du prolongement de la ligne en direction de Fribourg-Lausanne), des Hauts-Geneveys aux Convers, de Auvernier aux Verrières et à Pontarlier. L’ouverture de la ligne ferroviaire Bex- Les Paluds (jonction avec la ligne du Bouveret ouverte un an plus tôt) eut lieu le 1er novembre 1860 et celle de Frienisberg (gare provisoire située près de Le Landeron) en direction de Bienne le 3 décembre 1860. Cette ligne permettait d’éviter aux passagers en provenance de la Suisse romande le transbordement sur les bateaux du lac de Bienne. La ligne ferroviaire reliant Nidau à Bienne, devenue superflue, fut supprimée après deux ans d’exploitation.

 

 

 

 

 

 

Grandson 4.10.2009

05/11/2009

L'INVICTA de Madame

 ou plutôt de mademoiselle. Miss Violet Cordery, belle-soeur de l'un des fondateurs de cette marque britannique, s'illustra par de nombreuses performances. Conductrice déterminée, elle brilla au volant d'une Invicta en 1926, un an après la fondation de la marque, en parcourant 5000 miles sur le circuit de Brooksland à la moyenne de 73 m.p.h. Elle battra 3 records du monde ä Monza. Elle accomplira encore un tour du monde, avec sa soeur et avec un minimum d'ennuis mécaniques, ce qui lui vaudra ainsi qu'à sa monture de trois litres un diplôme de fiabilité envié.

Les Invictas, en dépit de leurs qualités et en raison de leur prix, furent produites à quelque 500 exemplaires seulement. La dernière est sortie d'usine le 13 octobre 1933, quelques mois avant notre Grand Prix de Montreux.

Voitures légères, au chassis surbaissé et d'une cylindrée portée à 4,5 litres, elles se caractérisaient par une souplesse extraordinaire. On rapporte que leurs propriétaires avaient coutûme de démarrer en quatrième. Flexibilité qui fut mis en valeur par les excentricités de Miss Violet. Selon les versions, elle aurait fait le pari de rallier Londres à Monte Carlo on top gear et de faire le retour en marche arrière... ou même pire.

Passons sur son test d'endurance de 30 000 miles en 30 000 minutes. Selon les experts des vintage cars, ces performances d'endurance et d'extravagance empêchèrent la marque de se mesurer dans les véritables compétitions oû elles auraient fait très mal aux Bentleys.

La marque a cependant remporté une victoire de classe à la Coupe des Alpes ainsi que le classement général du Monte-Carlo en 1931 avec au volant un certain Donald Healey, dont le nom n'est pas inconnu aux amateurs de belles anglaises.

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Tel un phénix, la marque a connu une timide réapparition en 1946.  Le nom d'Invicta figure depuis 2006 sur un coupé mu par un moteur Ford de 5 litres de cylindrée. Nombre d'exemplaires produits inconnu.Invicta-S1-Speed-SA-1024x768.jpg

01/11/2009

Littérature et vélocité dans un rucksack

L'unique GP automobile de Montreux ne me laisse pas. Par les détours du net, je suis conduit vers un texte du bibliothécaire de la commune de Brescia accompagné d'une photo montrant un sac de montagne de l'armée suisse. Le sac est accroché à une auto et me rappelle une mienne photo.

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Très belle Alfa participant à la montée historique du Marchairuz avec ses roues jumelées et à l'effigie du  cheval cabré de la Scuderia Ferrari. Petit détail, contemporain, mais pas d'origine: les sacoches de cuir provenant de la cavalerie suisse... Récup, comme le rucksack ! Avec le Net et une voiture originale, l'anonymat des déplacements n'est plus garanti. Il est vrai que la belle portait encore la marque des Mille Milles 2009...
Mais revenons à Montreux et à la littérature. François Nourrissier, dans Un petit Bourgeois, se remémore avoir parcouru  la rectiligne entre Clarens et la Tour à plus de 180 km/h. Plus tard, avec l'âge et les limitations, l'illustre membre de l'académie Goncourt  fera la subtile distinction entre vitesse et rapidité. La seconde étant une manière d'avancer sans traîner qui s'apparente à l'eco-drive.
 En route, je pense souvent à cette distingo, bien que je ne puisse plus  en citer la référence. Alors que le texte d'Ennio Ferraglio (le bibliothécaire) sur le rapport entre livre et vitesse me porte déjà plus loin. Traduisons:
"... Aucun moyen mécanique ne peut dépasser ou même égaler la vitesse de la pensée quand elle est stimulée par les mots d'un livre. "
Lecture à haute voix comparable au bruit d'un moteur pour notre auteur. "Cela dit, la comparaison avec les livres et la lecture ne me paraît pas hasardeuse. Le lecteur accomplit une expérience similaire à celui qui expérimente la vitesse pure. Tous deux accomplissent une action qui n'est pas étroitement liée à l'utilité telle qu'on l'entend. (...) L'inutilité pratique d'aller vite et l'inutilité pratique de la lecture sont étroitement liées, comme l'inutilité de la peinture, de la musique et de la culture des bonsaïs; mais, c'est au travers de cette "inutilité" pratique que nous engrangeons les aliments qui nous permettrons d'affronter l'hiver de l'esprit."
Vero e ben trovato, je vous dis!
Campioni
Ennio Ferraglio

Responsabile del Settore Biblioteche del Comune di Brescia

(traduzione e fotos da blagueur)

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