15/12/2007

blaguer

Blaguer, un terme tellement vaudois, sinon suisse, que l'on est surpris de le trouver dans le dictionnaire. Google me conduit d'ailleurs sur le site d'un curé français aimant blogger et blaguer:

http://icthus.over-blog.com/

Le nom de mon blog est emprunté au livre d'or de l'artiste peintre Frédy Meystre. J'y lisai qu'il y avait de bien beaux tableaux et que malheureusement le temps avait manqué pour blaguer lors du vernissage! Au vu de la force et du souffle des oeuvres exposées, il m'a paru, blague à part, que cette litote était bien bien au-dessous de la qualité de ce qu'il nous avait été donné d'admirer.

Blaguer, dire un peu, dire moins que ce qu'on veut dire pour en dire plus, dire à demi-mots pour que l'autre comprenne et surtout pas le vexer. On ne finit pas ses phrases et l'essentiel doit être deviné. Pourtant nous ne sommes plus sous l'occupation bernoise. Et c'est ainsi que tout se sait et se répète.

Au Café Fischer (avec un e muet!) hier soir. Conversation entre un client attablé et un client pressé:

- T'as été voir...?

- Oui, c'est plein de lumières, mais ça devient usé, comme nous!

Entrée du patron dans la salle et d'un nouveau client: - Je suis sûr que tu allais à Morisod...

Ainsi donc, l'événement incontournable du soir, c'était le concert annuel des Sweet people.

Avant le nouveau client, trois hommes de Nez Rouge viennent chercher du ravitaillement. L'opération Nez Rouge, qui se déroule pour la quinzième année dans la Broye, peut compter sur des sponsors locaux. Au terme de cette première nuit, les bénévoles suisses auront déjà parcouru plus de 68 000 kilomètres.  www.nezrouge.ch

Tout le monde a Internet et ceux qui ne l'ont pas fantasment! Souvenir: Toi qui a un ordinateur, tu peux me dire qui se trouve en ce moment au café du coin?

 

vers-léglise 

 

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14/12/2007

Panne sèche

Dans le voyage organisé - et le blog en est un! - les compagnons de route deviennent rapidement plus présents et partant plus intéressants que les paysages qui défilent.

Paysages, fenêtres, parfois miroirs que l'on peut retenir. Photographier, c'est défier la mort ou du moins retenir le temps qui s'écoule. C'est aussi un moyen de preuve témoignant d'un endroit identifiable sur lequel on s'est effectivement rendu...

... à un moment donné. Un petit voyage au soleil me ferait du bien m'a-t-on conseillé. Je ne devais pas fuir, me distraire mais au contraire faire silence avant de partir véritablement avec un objectif.

Ayant le pressentiment que quelque chose ne serait plus comme avant, je me suis mis devant mon ordinateur et j'ai organisé mon errance, de manière à bouger le moins possible, autour d'un lieu précis, à la fois très proche et totalement inconnu, et sur un calendrier précis.

Observateur neutre (!), ni window, ni mirror, dans une anthropologie de terrain en somme.

Sans ligne précise. Au début, le matériel fait défaut. Soudainement, le terrain nous oblige à redéfinir "l'objet de recherche", à changer de cap. A abandonner lorsque l'interprétation du vécu ne peut se faire à chaud. On ne s'improvise pas anthropologue!

Les images deviennent compromettantes, pas tellement à cause du droit à l'image mais du fait qu'elles nous éloignent plus qu'elles nous rapprochent du sujet.

Attendre des jours meilleurs. Encore une fois, une image me sauve et me ramène à mon lieu. Déposée ce matin dans ma boîte à lettres, elle est bien-venue et me projette au-delà de mon exercice compromis.

 

 

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Echec et mat

Pourquoi est-on parti? Ne pas revenir en arrière, sur le mobile.

Mal-aise.... Cela suffit. Marcher en évitant le "jour étouffant". Voyager léger, se laisser aller. Sans guide et sans mémoire. A l'abri des convenances, des jugements et des tergiversations. Avancer dans un couloir.

Se retrouver quand même sur un chemin de traverse menant nulle part. Admettre que l'on  est dans l'attrapoire. Tout voyage repose sur unnomansland prétexte et un bagage trop encombrant. Il nous emporte dans l'illusion et l'on revient tel que parti.

A moins que le voyage ne tourne court.

J'ai fait de mon errance, un "voyage organisé". Il faut d'abord éteindre son portable pour que le voyage se déroule. Renoncer au blog qui nous trahit plus qu'il nous aide. Outil trop commode, prétexte à de fausses confidences lancées dans l'infini du virtuel et du possible.

15:42 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |

13/12/2007

Errance

Le petit livre de Raymond Depardon me sert de vademecum. Dès la première ligne:

"J'ai mal!...

C'est le début de l'hiver, un jour comme les autres, dangereux... qui laisse filer le temps."

Bise glaçante... Point besoin d'aller loin. Les lieux se ressemblent de plus en plus. Globalisation de tous les lieux. Errer: qui ne se fixe pas, qui s'égare. L'errance est une démarche solitaire.

Serions-nous tous devenus des errants? La relation à l'autre est devenue une préoccupation essentielle à l'ère de la communication et de la consommation. Errance, phénomène social majeur, au même titre que LES NOUVELLES SOLITUDES analysées dans l'ouvrage de Marie-France Hirigoyen?

 

corcelles sud 13.12.07

 

 

 

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12/12/2007

Temps de la retraite

Bienvenue au club, Monsieur B. La dernière fois que nous nous sommes rencontrés à Berne vous étiez seul et vous aviez le regard sombre. Je me suis dit...

 

Bref, passons, non sans remercier Monsieur Couchepin de sa courtoisie et le féliciter de sa brillante réélection.

Tout est affaire de regard. Je n'oublierai pas celui de Robert Cramer ce matin lors de sa déclaration. "C'est un moment de pur bonheur!". Rien à ajouter. 

12:32 Publié dans Avent | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |