27/12/2007

La vie est belle

           ...Un rouge-gorge picore le raisin oublié.

Toujours en transition, sommes-nous prêts à partir, à accueillir les rencontres, les miracles?

Pas vraiment. C'est peut-être ça la mauvaise foi.

Tout ce qui nous retient et qui nous rend aveugle au moment présent. Devant les Signes, de fausses certitudes se transforment en faux-fuyants, en alibis. La peur...

Pourtant la vie est belle depuis ce soir d'octobre! Depuis la naissance de Jules. Et la maman bien contente que quelqu'un ait pu dire. "la vie est belle!".

Toujours en route vers le moi acceptable, je me retrouve à l'âge de deux ans! avant la première visite chez le coiffeur qui me transforma en garçon. Pendant longtemps, les salons de coiffure n'étaient pas mixtes. Je n'aimais pas trop. Etait-ce la fait que l'on y parlait surtout football ou était-ce la peur de me regarder dans le grimoire?

 

moi avant lété 47

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26/12/2007

Réminiscence

L'ai déjà dit, ce calendrier n'etait qu'un pré-texte. La tradition du chocolat distribué le matin s'est maintenue. Me ramène à ma propre enfance.

Orphelin de père très tôt, on me répèta que je n'avais aucun souvenir de lui... Grâce au papier du petit chocolat reçu en échange de la "saligette" apportée à mon papa, les souvenirs refont surface et les liens deviennent concrets.

Plus tard, une immense infirmière scolaire m'avait terrorisé. Sans doute pour me rassurer, elle me demandait ce que faisait mon papa. Un enfant de cet âge n'a pas idée de la mort. J'ai donc répondu du tac au tac qu'il fabriquait des trompettes! ( mensonge obligé et réminiscence d'un souvenir alors que j'avais deux ans: j'étais allé chercher papa à son bureau; dans une vitrine à l'étage trônaient les instruments de Foetisch frères).

 

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Besoin de parler

Durant l'Avent, les gens ont besoin de parler et peut-être même de confier à autrui des choses qu'ils n'avaient jamais dites à personne.

Noël est plus ce qu'il était? Nous partageons la nostagie de l'immuable, le passé se dérobe, rien ne sera jamais plus comme avant... Nous sommes une parole à naître.

Elle nous parvient de bouche à oreilles. Expérience immédiate de ce calendrier villageois à la taille de l'homme.

 

rois mages

 

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Les élèves d'Eloi exposent

... au Café du Lion d'Or à Payerne que les familiers sunomment "le tube". Jusqu'au 2 février 2008. J'y suis retourné en fin d'après-midi pour admirer certaines oeuvres. Une discussion s'engage avec un voisin de table, commerçant de radio TV à la retraite mais qui se tient au courant de l'évolution technologique. Il me parle de fibres optiques et de systèmes de communication, de repérage de portable à portable... Evolution (trop) rapide...

 Heureusement, il y a encore ça: je fais un geste vers les tableaux accrochés au mur. Le talent et les dons pédagogiques d'Eloi Rossier font toujours l'objet de commentaires plus qu'élogieux. Voici ce qu'on pouvait lire du maître à l'occasion de sa présence lors d'une exposition bulloise:

L'extraordinaire maîtrise et la calme sûreté
Autre voyage temporel ! À cinq siècles de nos pixels et de nos images numériques, vous contemplerez l'extraordinaire maîtrise et la calme sûreté de la main d'Éloi Rossier. L'âme et la main du graveur sont habitées par celles d'Albrecht Dürer, le plus illustre artiste allemand (1471-1528). La main d'Éloi (prénom prédestiné : saint Éloi est patron des orfèvres et des maréchaux-ferrants) extrait de la plaque un copeau de cuivre parfait qui laisse un sillon définitif. Pas de droit à l'erreur.

« Le feu d’une passion se grave lentement ! »

Éloi Rossier s’est lancé dans l’aventure artistique alors qu’il avait 44 ans déjà. Nous sommes en 1991, et notre homme se trouve malheureusement au chômage. Pour ne pas en rester là et réagir, il s’attaque tout d’abord au dessin humoristique. Il se souvient que dans son adolescence, des artistes fribourgeois (Netton Bosson, Ferruccio Garopesani, entre autres) l’encourageaient à dessiner et à peindre. Immédiatement, c’est l’urgence, il se met à suivre des cours avec des spécialistes de plusieurs disciplines : huile, aquarelle, pastel, lithographie, gravure, dessin au crayon, sanguine et fusain.
Un jour, le dessinateur de presse Barrigue le persuade de s’occuper de peinture figurative plutôt que de se perdre dans les dessins humoristiques pour les journaux. Éloi va suivre ce conseil à la lettre, pardon au pinceau, au crayon et au burin… Depuis, il observe les choses qui l’entourent, même les plus humbles. Il reproduit dans ses œuvres ce qu’il voit, sans théorie ni message, comme un artisan dévoué à la vie. Il peint ou grave ce qu’il aime : c’est sa façon de méditer et de dire sa reconnaissance au monde.
Aujourd’hui, c’est la gravure qui le motive au premier chef. Durant des années, il a suivi les cours de son maître graveur Léon Verdelet, de Bulle, récemment décédé à plus de nonante ans. L’étude est longue, mais comme le dit Éloi : « Le feu d’une passion se grave lentement ! »
PAZ

le tube à Payerne




 

Détail de l'histoire

Non pas tant parce que ma petite fille a reçu à sa crèche un paquet muni d'une étoile jaune, l'étoile de David. Nous savons tous... Sur mon blog déjà une image de la Première Guerre mondiale  qui évoque d'autres images découvertes bien trop tôt. Je pouvais avoir cinq ou six ans. L'horreur des corps entassés dans les camps de concentration. Si l'on avait été capable de faire ça, je ne pouvais me sentir en sécurité nulle part.

Pourtant ces images sont constitutives de mon histoire et de celle de ma famille. Elles auront toujours leur raison d'être.

"Détail de l'histoire". Il y a tout juste dix ans, Jean-Marie le Pen se faisait condamner notamment pour "consentement à l'horreur".

Dans son blog, Alain Hubler évoque cet épisode avec Nuit et Brouillard, le film d'Alain Resnais. Sur le chemin vers le "moi acceptable", se souvenir que "souffrir passe mais avoir souffert demeure" (Léon Bloy).

 

http://alainhubler.blog.24heures.ch/p213.html

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