27/03/2012

Pic-Pic

 

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A l'occasion de l'Oldtimer und Teilemarkt de Fribourg, le Swiss Car Register présentait une sélection des fameuses automobiles suisses Pic-Pic. Une performance sachant que seulement huit véhicules au monde ont été conservés.
Jamais autant d'exemplaires ont été réunis depuis l'Exposition nationale de Berne en 1914 !
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La Pic-Pic 18 hp (1911) provenait de la Cité de l'automobile et Musée National de Mulhouse.
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Pic-pic MIV, 4,3 litres, 20 hp (1914), carrosserie Gangloff "coupé chauffeur" de la Fondation Pictet
La maison "Piccard, Pictet et Cie" , célèbre pour ses études de turbines dont celles pour les chutes du Niagara, se mit à produire des automobiles des 1905, d'abord sous licence Hispano Suiza conclue avec l'ingénieur genevois Mark Birkgit et sous la marque S.A.G (Sociétè d'automobiles, Genève).
En 1909, l'usine produisit quelque 200 chassis sous la marque "Pic-Pic".
Ces voitures de luxe et d'une qualité hors pair ont été exportées dans le monde entier.
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Léon Dufour, constructeur en chef, s'illustra dans la conception des moteurs sans soupapes garantissant une marche particulièrement onctueuse...
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En 1914, 332 autos des marques S.A.G et Pic-Pic étaient immatriculées en Suisse (2e place derrière Martini). Le parc automobile était estimé à 6000 voitures, qui procuraient un travail à 3500 chauffeurs ! Fait remaquable, la valeur totale des exportations d'automobiles dépassait largement celle des importations  en dépit des taxes douanières élevées de l'étranger.
Notre industrie occupait environ 10 000 personnes. En dépit (ou à cause) de sa qualité, elle ne put se maintenir après la Première Guerre mondiale.
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Perfection jusqu'aux détails !
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La magnifique R2, moteur sans soupapes de 2,9 litres, un torpédo de 1920, enfin équipée de freins avant !
 

22/06/2011

CHEVROLET centenaire

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Enthousiastes à cran (plus de 30 000) et ambiance très très festive sur le "Pod" de la Chaux-de-Fonds, dimanche 19 juin. On se serait cru à Noël avant l'heure...

 

En effet, l'enfant le plus célèbre de la ville, avec Le Corbusier et Blaise Cendrars, y nacquit un jour de Noël. C'était en 1878 et il ne passa que quelques semaines dans la cité horlogère. Peu de gens savent que Louis Chevrolet figure au rang des très grands pilotes automobiles, bien avant Tazio Nuvolari, Juan Manuel Fangio, Jim Clark...

As du volant et mécanicien de génie, il donna son nom aux premières automobiles qu'il a créées dès 1911 à Detroit. Plus dans son élément dans le cambouis que dans les business plans, il quittera bientôt la marque symbolisée par un noeud papillon doré pour retrouver le milieu de la compétition.

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Un parfum d'Indianapolis et de NASCAR sur le Pod. Que du bonheur (Monte Carlo SS de 1999)
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Les moustaches étaient à l'honneur pour fêter les 100 ans de Chevrolet! Le plus ancien véhicule de la parade était une touring de 1914 rapatriée de l'Argentine.
 
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Une master, carrosserie Langenthal de 1935
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Toutes ouïes le petit chien dans la Corvette...
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Les festivités continuent: un monument rendant hommage à Louis Chevrolet sera dévoilé le 3 novembre prochain
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La t'chaud ressemblait encore plus à Manhattan...

 

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29/03/2010

Le raout des rotomaniaques

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 Le 35e marché des véhicules de collection et de pièces, littérature et modèles réduits...

 au Forum Fribourg (OTM pour les habitués) a fait le plein de chalands durant le week-end.

Beaucoup de nostalgiques des Trente Glorieuses. 500 exposants. Des épaves et des machines

restaurées à prix d'or.

La voiture ancienne et ce qui tourne autour représente un secteur économique très important.

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Une belle Aston Martin DB 4S,  Zagato de compétition!
 
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A défaut de la voiture rêvée, on repart en famille avec une colonne d'essence que l'on placera à côté de la piscine. Un placement de père de famille maintenant que le tout électrique devient la norme du futur?

06/01/2010

Fatale Facel

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Grossière erreur dans mon billet concernant la disparition d'Albert Camus nécessitant une mise au point. La Facel dans laquelle il avait pris place n'avait pas une puissance de 253 CV mais bien de 355 chevaux comme le mentionnait JLK dans 24 Heures de mardi.

 360 chevaux selon le numéro catalogue de la Revue Automobile de l'époque. Puissance considérable, même s'il  ne s'agit que de CV SAE, mesurée sans les aggrégats, d'un V 8 amélioré de 5,9 litres provenant de chez Chrysler.

L'accident est survenu dans une ligne droite. Selon des témoins la voiture roulait rapidement, peut-être 130 km/h. L'article du Monde paru le lendemain mentionne comme cause possible l'éclatement d'un pneu gauche, voire un malaise du conducteur. Aprés le choc contre le platane, le moteur a été projeté à 30 mètres (ainsi que la valise contenant le manuscrit Le premier homme qui sera publié en 1994).

Quatre personnes occupaient la voiture. Le conducteur Michel Gallimard succombera cinq jours plus tard. Aucune mention des autres passagers dans Le Monde qui termine l'article en affirmant que l'écrivain avait 43 ans (47 !). Deux femmes se trouvaient à l'arrière: Anne, sans doute l'épouse d'Albert ainsi que la mère (ou la fille, mais de qui?). Elles eurent la vie sauve au fait qu'elles furent éjectées de l'auto. Albert voyageait à l'arrière. Après le repas, quelqu'un lui dit: "Prenez place à l'avant, vous serez plus à l'aise".

Un bouquin sur les dernières heures d'Albert Camus vient de paraître chez Actes Sud. Je ne l'ai pas lu et tout le reste n'est que conjecture de ma part!  

Consultant ma documentation, force est de constater que les Facel HK 500 avaient une tenue de route plus que hasadeuse. Voiture de prestige destinée à remplacer les dernières Bugatti (souvent carossées en Suisse chez Gangloff), Talbot et autres Delahaye, son chassis n'était guère plus moderne avec son essieu arrière rigide et  ses suspensions à ressort à lames. Direction imprécise et  train arrière sautillant jusqu'à la perte de prise de contact avec la chaussée. "Le passager devait se cramponner pour ne pas être ejecté de son siège" selon un connaisseur. Il faudra le talent du pilote et journaliste Paul Frère pour mener la bête à sa vitesse de pointe de 237 km/h.

Les autos étaient dessinées par le patron Jean Daninos. Suivront des Facelia plus sages. (Facel signifie Fabrique d'automobiles et de carosseries d'Eure-et-Loire).

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Vue du chassis rudimentaire, qui aurait mérité une mise au point, piquée sur un forum. L'expérience de compétition des Ferrari, Maserati, Jaguar et Aston-Martin était un gage de sécurité.
La carosserie? Comment les passagères ont-elles été éjectées? Sans doute par les portières. Le modèle Excellence était une limousine avec des portes arrières "suicide" ! Mais le modèle de Gallimard était sans doute un coupé (également sans montant central).
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Un incident moteur a également été évoqué. Il est possible que les double-carbus quadruple corps aient crachotés. Et plus qu'un malaise du conducteur, je tendrais à une poussée de machisme du nouveau propriétaire face à un Albert Camus (et cela nous pouvons le croire) qui n'en n'avait cure.
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Un modèle similaire ramenée de Los Angeles à Hong-Kong en vue de restauration!
En dix ans, Facel-Vega aura prduit un peu plus de 800 voitures. Les dernières furent exposées au Salon de Paris 1964... en l'absence des représentants de la marque! Interdits de stand à la demande du Ministère des finances et de l'actionnaire Sud Aviation. Un fait avéré rapporté par monsieur Daninos.

05/11/2009

L'INVICTA de Madame

 ou plutôt de mademoiselle. Miss Violet Cordery, belle-soeur de l'un des fondateurs de cette marque britannique, s'illustra par de nombreuses performances. Conductrice déterminée, elle brilla au volant d'une Invicta en 1926, un an après la fondation de la marque, en parcourant 5000 miles sur le circuit de Brooksland à la moyenne de 73 m.p.h. Elle battra 3 records du monde ä Monza. Elle accomplira encore un tour du monde, avec sa soeur et avec un minimum d'ennuis mécaniques, ce qui lui vaudra ainsi qu'à sa monture de trois litres un diplôme de fiabilité envié.

Les Invictas, en dépit de leurs qualités et en raison de leur prix, furent produites à quelque 500 exemplaires seulement. La dernière est sortie d'usine le 13 octobre 1933, quelques mois avant notre Grand Prix de Montreux.

Voitures légères, au chassis surbaissé et d'une cylindrée portée à 4,5 litres, elles se caractérisaient par une souplesse extraordinaire. On rapporte que leurs propriétaires avaient coutûme de démarrer en quatrième. Flexibilité qui fut mis en valeur par les excentricités de Miss Violet. Selon les versions, elle aurait fait le pari de rallier Londres à Monte Carlo on top gear et de faire le retour en marche arrière... ou même pire.

Passons sur son test d'endurance de 30 000 miles en 30 000 minutes. Selon les experts des vintage cars, ces performances d'endurance et d'extravagance empêchèrent la marque de se mesurer dans les véritables compétitions oû elles auraient fait très mal aux Bentleys.

La marque a cependant remporté une victoire de classe à la Coupe des Alpes ainsi que le classement général du Monte-Carlo en 1931 avec au volant un certain Donald Healey, dont le nom n'est pas inconnu aux amateurs de belles anglaises.

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Tel un phénix, la marque a connu une timide réapparition en 1946.  Le nom d'Invicta figure depuis 2006 sur un coupé mu par un moteur Ford de 5 litres de cylindrée. Nombre d'exemplaires produits inconnu.Invicta-S1-Speed-SA-1024x768.jpg