11/06/2013

Coiffeuses corçallines et cheveux d'anges

Elles ont eu l'honneur d'illustrer à la Télévision suisse une profession indépendante ayant le vent en poupe. Le nombre de salons de coiffure  recensés en Suisse a augmenté de 40% en quatre ans.

Corcelles-près-Payerne compte onze salons (pour moins de 2000 habitants !). L'émission TTC y a consacré un reportage que l'on peut revoir ici (15ieme min,):

http://www.rts.ch/emissions/ttc/4864008-ttc-chez-le-coiff...

Un secteur en pleine extension, pardon expansion.

Pour les extensions, telles celles de la journaliste Nathalie Randin, le sujet est plus délicat. Il faut distinguer les extensions, un travail d'orfèvre, des tissages tout aussi longs à poser.Quant au prix des cheveux naturels, il a une tendance à s'envoler.

Vu le tarif de la coiffure et les risques d'arnaques dans une profession non certifiée, il peut être judicieux de parcourir quelques kilomètres pour se rendre à un centre de compétence affichant les prix et la qualité du travail, tel Anges Coiffures à Fribourg. L'effet de mode ne doit pas céder au professionnalisme et à l'expérience ( et c'est un économiste qui vous le dit !).

 

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03/01/2013

ENTRE NOUS SOIT DIT

Entre nous soit dit est sans aucun doute l'une des meilleures émissions de La1ère. Melanie Croubalian a trouvé l'art de retenir l'intérêt de ses interlocuteurs les plus divers, du commandant de la gendarmerie cantonale vaudoise à Nicolas Bedos...

Au profit de l'attention des auditeurs. C'est vivant! De l'art de la conversation présupposant une étude minutieuse et  emphatique empathique de la personne mise en onde.

L'animatrice a plus d'un registre qu'elle sait moduler selon la personnalité lui faisant face. Au diapason du redoutable Marc Bonnant, le Maître la remercia "de ce plaisir donné".

Une voix donc. Depuis un certain temps, je me demandais qui pouvait bien se cacher derrière cette belle voix. J'ai trouvé!

Certes, aux côtés de Marc Rosset, elle ne fait pas le poids. On dira même qu'elle n'est pas à son avantage ici (mais bon sur Facebook, on en a vu d'autres...).

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" La solitude est l'aphrodisiaque de l'esprit, comme la conversation celui de l'intelligence,"

Cioran

05/12/2012

Le dernier tango de Genève

Comment se délivrer du mâle?  On aura compris qu'il est question de la dernière des dernières émission Tango que l'on ne devrait pas trop regretter (rapport à Infrarouge de ce soir, y a pas photo). L'émission suscita des commentaires à chaud qui montrent avec suffisance que la thématique du néo-féminisme ne se limite pas à des inégalités salariales ou à la répartition des tâches ménagères.

On lira ces commentaires ici (ce qui est tout à l'honneur du service public). En complément, les points de vue d'homme libre, présent sur le plateau, méritent aussi le détour... 

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Marlon Brando et Maria Schneider dans (le) Dernier tango à Paris. Le film sorti en décembre 1972. Classé X en France.

Bertolucci s'était insurgé sur ce déterminant (le) dans le titre français : réduisant l'histoire à une plaque de beurre alors que le film se voulait être un reflet de la révolution sexuelle, féministe.

De la même période de "révolution des moeurs", Emmanuelle, classé X en 1974, que l'on a pu revoir sur les petits écrans après le décès de Sylvia Christel en octobre dernier. Un film empreint de poésie !

Oû est le progrès? La pornographie actuelle -une industrie milliardaire- mérite bien un coup de gueule.  Ce qui m'incite à le pousser, c'est la lecture du dernier essai de Nancy Huston Reflets dans un oeil d'homme.  En très résumé, il s'agit d'une interrogation sur les responsabilités de la société occidentale vis-à-vis du regard porté aujourd'hui sur les femmes.

Nous sommes moins libres qu'on le croît. Epoque schizophrène. Derniers indices: la façon dont cet ouvrage a été descendu par quelques néo-féministes ( Nancy Huston ou l'évolution à la portée des caniches, vieille guenon ménopausée...)

Sur la base de ses expériences, de faits biologiques imparables et de réflexions d'hommes (la traître!) ainsi que sur une lecture des vies de Jean Seberg, Marylin Monroe, Nelly Arcan (Burka de chair), etc. ,  madame Huston nous livre un ouvrage passionnant, essentiel et dont on reparlera forcément.

 Aussi longtemps que du Deuxième sexe de Simone de Beauvoir (1949)...

C'est mon avis et je tenais beaucoup à le partager !

28/12/2010

A mon fils qui regarde trop la TSR

et qui ne manque jamais les Coups de coeur d'Alain Morisod. Je n'ai rien contre lui, l'artiste, bien au contraire. Et tout juste un léger différend avec mon fils qui désirait me voir partir en croisière avec Morisod plutôt que vers d'autres horizons plus prometteurs.

Rien non plus contre la TSR à qui je continue à verser mon obole ( désormais en annuités ce qui se traduit par un léger supplément dorénavant au profit des programmes de notre télévision). Par contre, je redoute la convergence. D'abord, je trouve le mot obscène! Ensuite, " la TSR est la seule administration qui dispose de sa propre télévision". Bertrand Duboux dixit. Homme heureux qui n'a pas connu la RTS...

Parce qu'avec la RTS et la montée en gamme des organigrammes, certains risqueraient de se faire très mal s'ils venaient à tomber de la hauteur de leur ego.

Il est vrai que la principe de Peter, selon lequel vous seriez propulsé à votre niveau d'incompétence, n'a jamais été vérifié scientifiquement à ce jour.

Passons, puisque je m'adresse à mon fils ainsi qu'à quelques autres qui ne connaîtraient pas encore la zappette.

Agoravox vous gratifie d'un brin de légèreté sous le titre de dérapage sexy en Argentine. On nous dit que Berlusconi en a rêvé, mais je ne pense pas qu'il l'aurait fait: pas assez macho à son goût avec ce renversement de rôle entre genre...

En bon Vaudois, je vous dis: "C'est du joli !" (et même du très joli).


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06/12/2010

Sottens, c'est vraiment fini !

DSC_0048.jpgLes ondes moyennes sont en berne. L'émetteur national de Sottens cesse d'émettre après à peine 80 ans de fidèles et loyaux services. Dans le rang des Chers auditeurs, il furent nombreux à rendre un dernier hommage à ce monument lors d'un enterrement de première. Malgré la neige et un froid sibérien, des autos aux plaques NE, FR, VS,.. formaient un long cordon d'honneur.

Et comme lors de tout enterrement, les langues se délièrent à la buvette autour d'un verre, d'une soupe à la courge ou d'une fondue. Option Musique vous régalait de sucettes, ce qui donnait lieu à des scènes cocasses vu l'âge moyen des visiteurs.

Jolie exposition de vieux postes. Ils coûtaient une fortune à l'époque! Et qui se souvient des postes à galène bricolés dans une boîte à cigares?

Trop petit pour m'essayer à cette technique rudimentaire, je ne suis pas né avec la radio. Il a fallu que ma grand-mère devienne aveugle pour qu'un premier poste entre dans mon environnement familier. Peu après, ma maman fit l'acquisition d'un poste avec un oeil magique pour la syntonisation des stations. Un gadjet d'ailleurs guère utile puisque ma mère avait, après de longues réflexions, opté pour la télédiffusion sans parasites.

Soit la diffusion par le câble téléphonique, aussi fiable qu'une VW refroidie par l'air ambiant.

Voilà pour la technique. Nous étions pendus à nos postes. Mes souviens de la Chaîne du Bonheur de Roger Nordmann, les inondations en Hollande, de l'invasion de la Hongrie (lors de mes onze ans)...

 

Souvenir très précis de la retransmission de la finale de foot Allemagne-Hongrie depuis le stade du Wankdorf en 1954 avec un suspense insoutenable: les piles de la radio en bakélite de ma tante risquaient de rendre l'âme avant l'issue du match!

Donc, un enfant de la radio, formé au courier du coeur de Maurice Rey? Peut-être. Si je ne suis pas né avec la radio, elle m'a élevée! Aussi,je n'ai jamais vraiment été télé...

Souvenir encore d'une visite aux studios de la Sallaz avec les scouts. Je vois encore ce bonhomme devant un énorme potentiomètre qui avait pour unique mission de surveiller l'aiguille afin que le volume n'explose pas ou ne s'évanouisse dans un fading préjudiciable...

Témoin historique que ce joli écriteau. Mémoire d'une histoire révolue? Pas tellement. Ramuz a écrit de belles pages sur la T.S.F. encore très actuelles en matière de critique des médias.DSC_0051.jpg

 

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Postes à lampes...

Les portes se ferment, les lumières s'éteignent...

Place au DAB. Un progrès qui nous permet de lire les titres des morceaux qui passent. Un progrès plutôt gourmant question piles...

L'enseigne de l'émetteur national vaincu par la concurrence aura résisté.

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Allo Colette?
Au moment de clore ce billet, une pensée pour Colette Jean qui aura survécu aux ondes moyennes! Avec un document extraordinaire oû on la voit en compagnie de l'inoubliable Barbara.
Un document qui de surcroît illustre parfaitement l'interface entre radio et une télévision qui, en 1962, est encore à la recherche de son audience...
Magnifique !!!