16/03/2011

NANOMANIA

C'est Migros ou Mogris, c'est selon et sans doute les deux. D'une part, le sourire d'un enfant, d'autre part une opération commerciale, publicitaire à très court terme (oui, oui!) qui se termine en laissant (probablement) sur le carreau un nombre indéfini de frustrés et une frange de grincheux.

La nanomania, ayant "divisé la Suisse" méritait un débat à Infrarouge après l'arrosage en un temps record de cinquante millions de figurines auprès de nos chères têtes blondes. Débat bon enfant, le truc étant à la fois jouet et jeu aux yeux du pédopsychiâtre et de l'anthropologue de service; ça tombait plutôt bien pour la TSR, dont le géant orange est un annonceur de taille.

N'empêche que prendre les enfants comme coeur de cible reste problématique. Problème des parents; ils ne sont pas forcément tous disposés (ou assez argentés) pour interrompre des vacances ou pour  faire le tour de plusieurs succursales pour acquérir un joker...  

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Même quand c'est "cadeau", il y a toujours un cochon (pardon, cornichon) de payant.

On ne va pas épiloguer sur ces capsules trop pharmaceutiques d'apparence. Marketing dans le mille: la collectionnite est la forme d'addiction la plus répandue.

Pouvant nuire gravement à la santé, ce qui semble transparaître dans la performance du jeune artiste zuricois Simon Nagel ! 

16/12/2010

L'objet de 244 grammes

C'est le MIGROS MAGAZINE que le facteur a glissé dans votre boîte en début de semaine. Le numéro 50 avec ses 114 pages et un encart approche le quart de livre! Il faut dire que COOPERATION ne fait guère mieux avec ses 345 grammes!

Certes, Noël approche à grand pas. Mais même au creux de l'été, les hebdomadaires des géants orange ne maigrissent guère. Au bout du compte, ça fait une dizaine de kilos bon poids par titre. De lecture édifiante. Mais, témoignage d'un ex facteur, huit exemplaires sur dix finissent directement au vieux papier avant d'être ouverts. Proportion encore acceptable pour un publicitaire probablement.

Mais... Je suis sans doute moins écologiste que nos distributeurs, ne serait-ce qu'à cause de la distance qui me sépare de la déchetterie communale. Trop, c'est trop!

Et, moins serait mieux! Je pense au confort et à la qualité de lecture. Nous lisons ce qui nous intéresse et parfois c'est de la publicité.

Une petite économie serait en outre la bienvenue quand on apprend que les deux leaders du commerce de détail travaillent avec une marge brute supérieure à 30%, nettement plus élevée que celle des hard discounters...

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P.S.: la liberté de presse passe aussi par la presse payante et ses annonceurs!