28/10/2010

les vélos à Lucens

Une petite erreur de ma part: la toute dernière séance pour voir C'était hierau cinéma Apollo de Payerne, c'est ce dimanche à 11 heures. Sinon, c'est au Rex d'Yverdon ou au Bio de Carouge (une belle salle).

L'erreur étant réparée, une belle image tirée du film pour illustrer une séquence d'anthologie.

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Ah! L'école de section et le formel des cyclistes. Ordre et discipline; la meilleure troupe de la future "meilleure armée du monde". On comprend pourquoi nous avons été épargnés par l'envahisseur. Y aurait-il d'autres raisons? Par exemple ces "boussoles" pour V2 fabriquées à la manufacture de pierres de Lucens et qui, c'est fort heureux,  sont rarement parvenues aux véritables destinataires...
Une autre chose me turlupine. On sait qu'une vieille pille de photos oubliées sont à l'origine de ce film. Pour la beauté du récit, elles ont été retrouvées dans le donjon du château. Pour la cohérence, on apprend qu'elles avaient oubliées dans une échoppe en faillite dont le client distrait (ou le propriétaire) aurait été un certain Jacques Thévoz.
Serait-ce Jacques Thévoz dont la BCU fribourgeoise conserve la précieuse collection? Hormis ses très beaux clichés, on ne connaît guère la vie de ce grand photographe au destin tragique. Roger Diesbach lui a rendu hommage dans l'ouvrage qui lui est consacré.

27/10/2010

C'était hier

affiche_cetaithier copie.jpgC'était hier, malheureusement déjà la dernière séance au cinéma de Payerne, la ville qui a vu naître la cinéaste Jacqueline Veuve. Quelques spectateurs dans la salle, témoins semblant droit issus de ce documentaire qui est plus qu'un document et qui nous emmène très loin. C'était hier, du cinéma comme on en demande! La critique ne s'y est pas trompée...

Donner la parole à de vieilles images avec en filigrane le Tour de Suisse 1937. Les gens de Lucens, perdus et retrouvés dans l'immense foule acclamant le premier vainqueur suisse. Bel engouement sportif, il est vrai que l'on se trouvait "au haut du chômage".

S'offrir un vélo était hors de portée. Quant aux jours de fête... Surtout, on pouvait crever la faim dans la Broye, à une époque somme toute récente. Moi qui avait appris que la dernière disette remontait à 1816.

ça doit porter un autre nom que la pauvreté, ça doit être quelque chose de très fort, de très lointain. D'insaisissable, d'étrange.

"Quand on a le ventre vide, on ne voit pas le soleil sous les cocotiers."

Les cocotiers, c'est loin. Mais, pour revenir à notre sujet, il n'est pas besoin d'aller bien loin pour faire de l'ethnographie, ainsi que nous le montre Jacqueline Veuve d'un regard non partisan.

 

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photo Ingwersen