07/09/2015

Lamartine disait...

Un seul être vous manque,

et la vaisselle s'accumule dans l'évier.

Aussi : un smartphone à plat, et tout est dépeuplé.

En dehors de la célébrissime citation, Alphonse de Lamartine écrivit ceci:

Un seul désir suffit pour peupler tout un monde.

 (La Mort de Socrate, 1823)

 

 

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 A l'occasion de la Journée internationale des femmes du 8 mars, ARTE a diffusé un étonnant reportage tourné en 2012 en Afghanistan intitulé Femmes sans voile derrière les barreaux.

Femmes emprisonnées parce que ne voulant pas vivre avec un conjoint imposé. Fait stupéfiant, la prison des hommes incarcérés pour la même raison se trouve juste à coté! Et ce sont des gamins qui se chargent de transférer les billets doux...

Un docu-fiction (suédois) qui ne manque pas de charme et de poésie.

 

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04/09/2015

Chef-d'oeuvre à (re)voir à Morges

Au cinéma Odéon, dimanche à 16h30 dans le cadre du Livre sur les quais.

En présence de l'auteur et réalisateur qui introduira le film.

Syngué sabour, un film et quel film qui me laisse sans voix. Réalisé en partie au Maroc on y retrouve les couleurs de Kaboul. Une actrice magnifique sous son tchador dans un huit clos qui nous touche droit au coeur.

Atiq Rahimi a adapté son roman Syngué sabour. Pierre de patience, illuminé par l'actrice iranienne Golshifteh Farahani.

En adaptant au cinéma son roman Syngué sabour. Pierre de patience (prix Goncourt 2008) avec l'aide de Jean-Claude Carrière, l'écrivain et cinéaste franco-afghan Atiq Rahimi signe un magnifique requiem hanté par la présence de Golshifteh Farahani, héroïne de tragédie, traversée par la souffrance, le désespoir, la révolte et le désir de se libérer. Sans la puissance de jeu et la présence envoûtante de l'actrice iranienne, bannie d'Iran et exilée en France, Syngué sabour n'aurait pas un tel impact dramatique. Ce rôle était fait pour elle. Mieux que quiconque, Golshifteh Farahani l'insoumise connaît le poids de l'intégrisme.

 La bande annonce (je ne l'aime pas car elle occulte l'atmosphère et le récit entraînant le spectateur pas à pas vers le sublime).

Il faut être femme pour parler. Voici le témoignage d'une blogueuse sur le livre d'Atiq Rahmi:

 http://corpsetame.over-blog.com/article-30254261.html

 

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Un film fort, qui nous ébranle. Laissant des traces, il nous ramène à la part manquante.

Pendant ce temps, en Afghanistan, la guerre continue...