13/02/2013

Blogosphère pas très vigousse

Comprenne qui voudra ou qui pourra. La restructuration subite de cette plateforme a pris la forme d'un avis de tempête et a généré un nombre élevé de naufragés ainsi qu'une  large incompréhension.

Question de politique éditoriale et de responsabilité, en l'espèce du quotidien 24 Heures. Ainsi l'on a pu apprendre que la surveillance du contenu et notamment de la correction politique des commentaires avait été confié à une société française. Il en résulte un coût. Cette façon de procéder est aussi loin d'être satisfaisante sur un plan éthique.

Une secouée sur la plateforme. La comparaison entre l'échouage du Concordia et le MSC Tamedia prenant du gite au large de Lausanne parle. Pourtant, la tempête était prévisible. Son origine, financière, se situe outre Atlantique (Google, Facebook et associés).

Force est de constater que les blogs sont éphémères!

Contrairement à ce que l'on a pu imaginer, la mémoire de la Toile est faillible. FB, c'est tellement facile. Même votre quotidien s'y est mis. Mais question archivage, on va dans le mur...

On est loin de la pérennité de ce platane...

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Google a été fondé en 1998, a peu près l'époque où je me suis mis à internet. A l'occasion de son cinquième anniversaire, Google avait remis les liens historiques d'antan. On pouvait avoir encore une vue d'ensemble. Ainsi en tapant "Payerne", vous obteniez des vues aériennes de Swiss castles, les données météo de la station ainsi que des schémas de l'aérodrôme qui ne provenaient pas des Forces aériennes. Plus parlant encore, vous pouviez choisir un hotel en cliquant sur Hilton, Sheraton, Holiday Inn...

A l'occasion d'un billet sur Vaugondry, plus petite commune vaudoise de l'époque avec ses 34 habitants, je l'avais "googelisée" à outrance. C'est ainsi que je suis tombé sur une liste de toutes les journées officielles (des Nations Unies) que l'on pouvait célébrer dans le bled, tout ça à l'insu du plein gré des habitants! Idem pour la page Facebook de la commune, ouverte Dieu sait où et par qui...

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Pour un récit circonstanciel et actuel du naufrage, il nous reste la chronique du Père siffleur. Avec notre reconnaissance, il mériterait pour le moins un diplôme d'honneur de la Société de sauvetage de la Commune libre du vieil Ouchy.

00:13 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : tamedia, 24heures, blogs | |  Facebook |

12/10/2012

Les petites phrases

dans le journal, les dernières gouttes d'un article qui font tout l'intérêt de sa lecture.

Au Vénézuela, Hugo Chàvez rempile pour six ans après des élections sans incidents. Une Vaudoise qui faisait partie de la commission internationale de surveillance du scrutin livre ses impressions: "... De plus, depuis vendredi jusqu'à lundi, la vente d'alcool était interdite dans tout le pays, afin d'éviter les débordements.", se félicite Ada Marra.

Tiens, et si l'on faisait de même ici? Pour un coup, histoire d'éviter quelques bitures express et jets de bouteilles et de réveiller les consciences. Effet de surprise garanti! Christoph Buechi, qui n'aurait plus à se plaindre de l'odeur d'urine à la gare de Lausanne à l'aurore de son excursion dominicale vers l'air pur des montagnes, pourrait se fendre d'un bel article dans la NZZ.

Mais, je vois bien que cette proposition n'est qu'une Schnapsidee. On voit déjà la réponse des partis: contre-productif, inadéquat, antisocial, inapproprié, discriminatoire...

Dimanche sans alcool ou sans essence.

La dernière page du même 24Heures me rappelle  que le 18 novembre 1956, le Conseil fédéral avait imposé le premier dimanche sans voiture.

Etonné que son souvenir soit  resté gravé en moi, jusqu'à ce silence rompu par une pétarade. Une Goggomobil descend depuis la Caroline lorsque un agent en faction l'arrête devant l'Hôtel de la Paix. La voiturette a des plaques allemandes. Après avoir expliqué les raisons de l'interdiction au conducteur, notre pandore le salue, selun l'usage, en portant sa main à hauteur de sa casquette. C'est alors que mon Allemand se fige dans un garde à vous saisissant accompagné d'un claquement de talons sonore.

On ne plaisantait pas avec le règlement en 1956.