02/01/2011

INVENTAIRE

(seulement dans les grandes lignes) Et ce n'est même pas inventé

Images d'une triste banalité. Contrairement à la fiction, le réel a l'avantage d'être unique...

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Avenches, qui n'est plus un district. Le district Broye-Vully ne finit pas de s'étirer. Au centre du bourg, sous un parking un vieux puit a été découvert puis recouvert de verre.
Installation d'une patinoire éphémère dans les arênes. Visible grâce à une vidéocam. Il n'y a rien de plus stupide qu'une vidéocaméra.
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Difficile de s'abstraire de la nature, des indications et autres traces de l'homme. Quelqu'un a écrit "C'est pas mal cool".
DSC_0044.jpg Trop grande la grue pour être démontée, devant un court de tennis
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Entre les champs de betteraves de Broye-Vully...
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Et tout ce qui passe, nous dépasse.

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13/12/2010

100 images de Jean Mohr

rsfbook.jpgCet album s’inscrit dans la lignée des recueils de photos de grands reporters, édités par RSF pour sensibiliser l’opinion à la liberté d’informer et d’être informé partout dans le monde. Dans cet album 2010, produit par Reporters sans frontières Suisse à l’occasion de son 20eme anniversaire, le célèbre photographe Jean Mohr propose 100 images prises aux quatre coins du monde depuis plus de cinquante ans pour en dire la beauté, pour dénoncer ses violences et restituer ses mystères. L’ouvrage s’organise en douze parties qui voient se succéder des photos à propos de l’enfance, des femmes, de la guerre, de l’amour et de la mort.

L'ouvrage est plus épais que les autres albums de Reporters sans frontière en raison du papier mat plus en conformité avec le noir et blanc. Les images ont été choisies par l'auteur.

Jean Mohr a commencé sa carrière de photographe relativement tard (après une formation d'économiste comme S.Salgado). Dans ce florilège, il nous montre le monde tel que nous pouvons le percevoir. On n'y voit guère de personalités. Louis Armstrong et Martha Argerich s'y révélent toutefois avec un supplément d'âme...

Les 5000 exemplaires devraient être rapidement épuisés!   

 http://www.rsf-ch.ch/          www.jeanmohr.com

 

10/11/2010

Limites du virtuel et du numérique

DSC_0014.jpgLa petite photographe inconnue, née à l'ère du tout numérique, dont je fus la proie consentante, m'amène à de curieuses constatations.

Je l'ai déjà dit, nos photos se perdent dans la galaxie du numérique. Quant à son portrait, il a été pris avec le consentement parental tacite.

Cela étant, je dois avouer qu'il serait préférable que sa famille ne tombe pas sur mon blog. Elle serait étonnée du sens des caractères cyrilliques de mon précédent post: je les ai copiés d'un commentaire pourriel qui vantait des produits pour l'industrie automobile sur un tout autre billet! 

Pêché avoué est à moitié... Cela illustre toutefois une des conditions-limites de l'objectivité et de l'honnêteté d'une photographie ou de son photographe.

Il y a explosion des appareils et des photographes de plus en plus jeunes. On les appelle toujours des amateurs. Les apprentis sorciers ne dérangent nullement les grands professionnels. Il est par ailleurs reconnu que cette multiplication d'images peut être un garant d'objectivité. Sur un autre plan plus esthétique, François Darmigny, que l'on a pu rencontrer au Salon de la Photo, considère que cette popularité est bénéfique pour l'évolution de la photo. Concentré sur ses projets, il n'a pas de photos à son domicile... Le passé, ses archives ne l'intéressent qu'indirectement.

Et vous, que faites-vous de vos images?

Cartier-Bresson disait:"les photos ne vont pas sur des murs, elles vont dans des albums". C'est déjà une suggestion et probablement de bon conseil si l'on songe (et l'on ne fait qu'y songer) à la conservation durable des images.

Un sujet brûlant et trop complexe pour ma pomme! Les touristes de l'empire du soleil levant ont peut-être plus d'expérience et une solution. Emportant leurs souvenirs numériques, ils prennent le soin d'en ancrer un, bien concret, sur la Seine au moyen d'un cadenas.

Quitte à revenir en confiant la clé à l'élu(e) de son coeur? 

J'ai fait la photo, sous réserve de la légende urbaine!

 

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Enfin, mes deux vignettes que j'ai voulu enjoliver pourraient témoigner de cette nécessité fondamentale de créer du lien.
Cadenassage sur la Seine - Des éternels regards l'onde si lasse ... Les jours s'en vont je demeure ...
De même, il me semble essentiel de préciser que la séance photographique avec la fillette se passait sous la lumière devant Notre-Dame. En d'autres lieux moins passants, moins magiques et si nous avions eu la même langue maternelle et le même appareil, la photo ne se serait pas faite!
*** 
 
Tout ce qui passe nous dépasse et nous relie à la fois.
***
Le temps prenant l'allure du long fleuve tranquille, le lieu d'une religion qui conserve un sens dans le présent unissant d'une communion qui ne dit pas son nom, l'action même des passants devenus des êtres passeurs.
 
Et vous? Avez-vous cela sur votre télévision par câble?
Et sur Facebook?
6.11.2010

08/11/2010

SALON DE LA PHOTO

visuel_bd_salondelaphoto_2010.jpgLa photographie mène à tout, elle amène surtout des images.

Des photos, tout le monde peut en faire, il suffit de photographier sa vie.

On est tous à la même. Ecrire avec la lumière, ça n'est pas un passe-temps...

C'est même pas intelligent!

En soi, l'image n'est rien.

Une invitation, sur ce visuel de François Darmigny

L'image peut être pensée comme un symptôme. "Elle renvoie à un inconscient de la représentation.

Sa seule existence appelle donc une critique de la représentation". (Jacques Rancière)

 

C'est un point de vue, il y en a d'autres... Ceux qui ont fait une oeuvre font preuve d'une grande humilité. Ils prennent rarement la parole.

Par conséquent, on les entend avec bonheur. Ainsi de François et Françoise Darmigny ce dimanche à la Porte de Versailles. Leur fille (deux ans et demi) est déjà photographe parmi les photographes.

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Elle n'est pas la seule. Pour preuve, cette fillette qui à l'improviste tira mon portrait (avec un D 700 !). Même sous la pluie, la photo a de beaux jours devant elle...
 Хотелось бы поговорить насчёт рекламы... Comme la petite parlait le russe que je ne saurais comprendre, on a joué à l'arroseur arrosé, un truc connu depuis les frères Lumière et dont le résultat se fondera dans les milliards de pixels des milliers de photos prises ce matin sur la place Notre-Dame et dans la galaxie du virtuel. 
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Un certain regard. Pas un passe-temps. A Paris, quand on s'ennuie, pour passer le temps, on pèle des tomates...
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Vu à Beaubourg.
Nous avions une petite faim. On a été chez Léon manger des moules.
Je ne pensais pas tomber dans la photo alimentaire. Je croise un type qui photographie l'enseigne avec un D 90 pour le service marketing de la boîte. Y vont avoir une sacrée surprise en regardant le cliché et le gérant va se faire remonter les bretelles. Une histoire belge. Il est vrai que c'était samedi et pas dimanche soir !
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Raphi avait besoin d'une nouvelle paire de bottes. J'ai eu tout loisir de faire mon autoportrait dans un des nombreux magasins...
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Il paraît que les bottes et la minijupe, c'est tendance. Alors, même au salon de la photo, j'en fais une fixation...
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Certains aiment voir (plus) loin.
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03:49 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : photographie, paris | |  Facebook |

18/08/2010

Cachez ces enfants que je ne saurais voir

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Encore une tartufferie...  Voyez ces visages d'enfants floutés particulièrement présents sur certaines chaînes vouées au reality show. Des images qui me dérangent, bien plus encore que le fait de présenter les prises de vue à l'envers comme dans un miroir afin que l'on ne puisse lire la publicité (non payante!).

Du baclage... Certes, il y a le droit à l'image. Difficile à établir et qui exige (du moins en France) que toute image d'un mineur présuppose l'accord écrit préalable des deux parents.  Un droit qui vient modifier insensiblement et en profondeur les médias peu enclins à être traduits en justice. Mauvais temps pour le photographe appelé à louvoyer entre le droit et le respect de la personne. Finie la photographie humaniste à la Cartier-Bresson, Ronis!

Ce droit parental sur leurs rejetons a également pour effet (pervers) d'en faire des vedettes (distribuées par les grandes agences). Ainsi, lorsque le quotidien La Liberté emprunte une telle image dans un article, elle est légendée  comme il se doit image prétexte.

Mieux vaut éloigner les enfants lors d'un tournage que les flouter...  

Un malaise qui ne relève pas seulement de l'esthétique! A force de cacher ces enfants que l'on ne saurait voir, c'est l'enfance même qui tend à disparaître.

Ne plus voir d'enfants, c'est aussi et d'abord empêcher les enfants de voir!  On les conduit à l'école, en 4/4, en bus, encolonnés en pédibus, etc. On me dira que les temps ont changé. Certes. L'époque ou nous étions, en tout bien tout honneur, tous enfants de la rue est bien révolue. Nous apprenions à lire, bien avant l'école, dans les garages (des geugots et panards qui deviendront Peugeots et Panhard grâce à l'instruction publique).

Mon billet étant et pour cause difficilement illustrable, je me suis rabattu sur un sujet charmant et pourtant plus que délicat. Une petite d'une maman sans papier demande à Michelle Obama si elle allait être chassée des USA... 

Scène inimaginable dans la vieille Europe? J'ai eu l'occasion de m'entretenir avec une jeune et talentueuse JRI (journaliste, reporter d'image) de La Télé valdo-fribourgeoise. Très au fait de la problématique, elle doit jongler avec des pratiques et des tolérances qui diffèrent d'un canton à l'autre. Le bon sens l'emportant, à mon avis, sur Fribourg. Mais pour combien de temps encore?

Conclusion de mon interlocutrice, Carole Pantet: "C'est quand même paradoxal qu'il faille la signature du parent pour figurer sur une photo de classe, alors que l'on peut se prostituer librement à partir de seize ans..."