09/11/2011

Sur leurs photos...

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Ses photos, ce sont bien sûr celles de Jo Siffert. Et ce sont également celles prises par Akira Mase, un grand photographe nippon.

Jamais montrées, ces images sont visibles dans un exposition éphémère qui a bien failli ne pas avoir lieu.

Images fortes -... les images d'Akira Mase invitent par leur émotion à une nécessaire grandiloquence: Jo Siffert demeure un héros.(Christophe Passer dans L'Hebdo).

Images nécessaires. C'est vrai que l'on cherche d'où vient leur magie! Magie, image... Sans doute le propre d'une photographe humaniste: chaque cliché révèle l'instant décisif.

Tout visiteur est entraîné dans une complicité, une charge émotionelle indicible, immédiate...

Bref, une exposition surprenante (qui tient du miracle) et à d'heureuses circonstances.

C'est aussi l'histoire d'une belle amitié. On y découvre un grand photographe qui s'est démené pour montrer ici ses images par devoir de mémoire: Jo Siffert l'a introduit dans le monde de la course.

Il faut se dépêcher pour voir ces images inoubliables. Mais, avec Akira Mase, nous sommes  maintenant nombreux à dire: These pictures a here to stay!"

Voici ce que disait à ce propos Fricool sur blogspot ("Qu'y a t-il de frais à Fribourg?") :

En pole position pour la Toussaint

Il a grandi dans ce qui était à l'époque le tiers-monde de la Suisse, un endroit où les rêves n'avaient pas cours. A partir de l'instant où il a enfoncé son pied au plancher, il ne l'a plus jamais relevé. Il a fait fi de tous les dangers, couru dans trois disciplines à la fois, bouffé de la vache enragée (quand c'était bien de la vache). Il a gravi chaque échelon pour devenir un champion, une star. Pas juste un type rapide, mais un mec ultra-cool dont Steve McQueen s'est inspiré pour le tournage du "Mans", qui côtoyait tant les people du moment que les gens de la basse,  qui se rendait à l'atelier de Jean Tinguely au volant de sa Porsche prototype (et il devait s'y rendre vite, car il n'y avait pas de limitations de vitesse en ce temps-là). Et puis, comme il sied aux héros, au faîte de sa gloire il s'est tué. C'était il y a quarante ans, un 24 octobre, en pole position pour la Toussaint.

Jo Siffert au Nürburgring en 1969
au volant d'une Lotus 49B

Si vous cherchez à comprendre pourquoi ses funérailles ont réuni 50'000 personnes en ville de Fribourg, pourquoi quarante ans plus tard Jo Siffert est toujours une légende, vous pouvez vous rendre à la Librairie St-Paul qui expose jusqu'au 11 novembre les remarquables clichés d'Akira Mase.
Mais encore: cette exposition n'aurait pu se tenir sans La Liberté et à son chef photographe. Son article éclaire l'activité d'Akira Maze et donnera quelque espoir à ceux qui auraient manqué l'exposition au bd de Pérolles!

30/05/2011

IMAGES EN PERDITION (DSK en bonus)

Des images envoyées par un proche. Le détail est d'importance, car tout est affaire de proximité. Toute image est sujette à un commentaire et dépend du contexte.

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La photographie a été prise l'été dernier dans le canton d'Argovie lors de "Convoy", manifestation censée commémorer la libération de l'Europe par les Alliés. 25 000 spectateurs (à 25 balles l'entrée) y assistèrent. Un truc de fous comme ici dans cette reconstitution (oû ceux qui pèlent sont bien des prisonniers allemands qui ont creusé de fausse tombes tout le week-end... en faisant des messes fictives toutes les heures...)

Présence d'authentiques troufions de la MOB aussi. Ils avaient bien du mérite de faire du vélo par 30 degrés à l'ombre avec ces fringues peu adaptées à une journée caniculaire !

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Stupéfiant et anachronique, tout comme cette vidéo datant également de 2010.
Exemple parfait de distanciation brechtienne (Verfremdung). Dans ce passage en VO, on reconnaît tout le talent de Bruno Ganz qui a mis quatre mois pour se mettre dans la peau d'Adolf Hitler.
La performance était trop bonne. Pas étonnant que le genre ait été remis au "goût du jour" (si l'on peut dire...)

03/02/2011

L'essayage de la robe

Les ami-e-s de nos amis étant nos amis, principe exploité par Facebook, j'y prélève cette photographie d'un auteur anonyme. Par contre, je connais assez bien le modèle. Une belle personne, c'est ainsi que l'on aurait sans doute qualifiée du temps où l'on avait le temps. On ne se contentait pas de jeter un regard furtif et superficiel sur le genre humain.

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Une photo qui m'enchante comme un tableau impressionniste de grande valeur. De dos, le modèle s'efface dans le modeste atelier du créateur togolais. Georges Haldas, dont on connaît les problèmes invalidants de vue, avait noté qu'il suffisait d'approcher une personne de derrière pour en connaître le caractère.
Il avait doublement raison.
La Lettre sur les aveugles à l'usage de ceux qui voient de Denis Diderot s'achève par un témoignage sur une belle personne morale aveugle. En 1749, la nature de ses observations et la hardiesse de sa pensée, vaudront à Diderot d'être aussitôt emprisonné quelques mois à Vincennes. En effet, la contemplation de belles plantes et autres merveilles de la nature n'est pas une preuve suffisante de l'existence de l'Etre Suprême!
Mlle Mélanie de Salignac, la belle malvoyante, ne voulait plaire qu'à ceux qu'elle aimait. Jamais, disait-elle, un bel homme me fera tourner la tête.
Je ne suis pas du même bois. Se retourner sur une femme est sans doute inconvenant mais parfois indispensable. Particulièrement aux timides. Sachez que votre regard porte par définition sur une partie de la personne que la personne ne peut connaître. Un complément ou un compliment, une manière donc de la com-prendre, nullement irrespectueuse. Approche furtive d'une totalité et d'une intimité toujours possible...
On dirait qu'on ébauche un roman d'amour (Sacha Guitry). Sans de tels regards, nous ne serions peut-être pas ici, quoi!

23/01/2011

Un garage français

Une photographie. Un garage appartenant à La FRANCE DE DEPARDON. Une image commentée par François Bon.

Il ignorait que l'image s'intégrait à un projet monumental lors de la rédaction de son article (que vous lirez plus fidèlement et commodément en le prenant sur son site grâce au lien en bas de page). Et si vous flashez sur les bons vieux garages, allez aussi sur le lien que l'écrivain nous a ouvert: mon père. C'est pour tout ceux qui sont entrés dans l'ère mécanique, comme on entre en religion...

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François Bon | Too pneus (sur une image de Raymond Depardon)

pré-version du texte paru dans le Télérama spécial Depardon


Une photo maladroite ? Je n’aime pas les couleurs. Dans le fond sombre où on ne voit qu’à peine, un mélange incongru de rouge, jaune et vert. Devant, l’homme en bleu cambouis : la couleur de la poubelle à gauche s’y apparente. Et le monde autour : le bitume, le parking, le mur de la maison, ce n’est pas de la couleur cela. Il n’y a pas de ciel sur la photo, Depardon ici ne prend pas le risque du ciel. Seulement voilà : c’est notre monde, c’était déjà le monde de notre enfance, et c’est ce qui nous saute à la figure quand on traverse en voiture tel coin de province ou tel arrière-rue de Bezon. On n’est pas ici à l’étranger : on est dans la trouée d’un temps, le présent d’un coup nous renvoie à là d’où on vient. Depardon vient d’une ferme, moi je viens d’un garage – il nous en réapprend la fierté.

Depardon me gêne, me gêne depuis longtemps. Il s’intercale entre le monde et ce que je regarde. Il est l’ennemi de Doisneau ou de Cartier-Bresson qui nous le chantaient. J’ai souvenir de tout un livre (Le Crime de Buzon, 1986, ça remonte), j’habitais à Damvix, Vendée, où il y a au moins un garage noir avec homme en bleu sale et pneus devant sous façade sans couleur. Sur le petit bureau de bois du premier étage, chaque matin j’ouvrais devant ma machine à écrire San Clemente. J’avais attribué à chaque personnage un des portraits du livre. C’étaient des monologues : j’ouvrais le livre à la page du personnage en gros plan et j’écrivais. Il ne l’a jamais su (comment l’aurait-il) et les personnages de mon livre n’ont rien à voir avec ceux de l’asile vénitien – quand j’ai vu la vidéo plus tard j’ai retrouvé ces personnages marchant (celui qui promène sans cesse sa radio) et je suis même une fois en ferry passé devant le lieu réel, je ne voyais jamais, dans le monde réel, que les photos de Depardon mises en mouvement.

La photographie, quoi qu’en disent les modernes, nous heurte parce qu’elle convoque notre relation au réel bien au-delà du visible. Les deux chariots à roulettes sous les deux piles de pneus je les touche : je sais les formes du bois et l’usure du fer, je sais la façon de la roulette tordue d’aller un peu en crabe si on ne corrige pas, et je sais le poids et le contact du pneu dans mes mains. J’en ai démonté, j’en ai porté, je connais leur odeur de neuf et leur poids mort d’objet vieux. Le crépi sans couleur des murs, tenez, pensez au dos de votre main, et que vous l’appliquez là contre : il râpe.

On dirait que Depardon nous provoque. Ça pourrait être une photo d’amateur. Tenez, là sur mon ordinateur, avec mon Photoshop, j’enlève si je veux le petit bout de voiture sur le parking à droite : c’est maladroit, ça vous brise la géométrie, la presque symétrie, la ligne jaune sur la maison et la ligne blanche au sol. Mais voilà : c’est la même voiture devant maison qui a chaussé les pneus du bricolo en bleu, ou bien pire, qui est allé samedi dernier à Norauto ou à Leclerc sur la rocade de la grande ville pour quatre pneus neufs sans marque à prix de gros – ici, lui, l’homme en bleu, il vous aurait peut-être fait le même prix service en plus ou vous aurait trouvé des rechapés qui auraient bien fait même usage. Ainsi, notre vieux monde, dans sa dissymétrie des hommes, et le sol usé des trottoirs et parkings : vous croyez que le type en bleu se pencherai pour arracher les trois ronces et herbes dans les fissures ? Et si c’était ça, invisiblement, qui avait décidé Depardon à le choisir ?

Il y a le carton d’accessoires, livré par le Renault d’à côté, et les deux poubelles, la bleue pour les sacs, la verte pour les recycler. Depardon aurait pu demander au type, gentiment : « Tu me les tires de deux mètres, qu’on ne les voie pas ? » Il n’aurait même pas dit : « Tu me tires ces trucs-là hors-champ ? » En tout cas les poubelles et le carton sont là. On n’aurait pas ce genre de choses-là chez Avedon. Prenons Depardon avec ce qu’il nous donne : les poubelles aussi, on connaît ça, on a les nôtres, on les porte au camion, au coin de la rue du lotissement, le lundi soir.

Alors on voit quoi ? Le rideau de la cuisine, au premier étage, mais sur une seule vitre, et le store de la vitre à côté qui prouve que ce n’est plus habité. Notre pays est fait de grands villes grises où on s’entasse et de provinces remplies de cases mitées et vides. On attend que ces types-là aient fini pour reprendre le terrain, passer les bulldozers et construire une maison de retraite, notre meilleure industrie des cantons – le monde de province un San Clemente généralisé et c’est ce qui nous effraie, à tant de distance même, dans ce bloc froid qu’est San Clemente, où les silhouettes (quel étrange rapport encore trop peu exploré entre les photographies et le film) sont devenues comme nos proches. Ou bien on voit la plaque d’égout au premier plan devant, qu’elle s’ouvre et c’est l’homme en bleu qui tout droit y tombe. Ou bien on voit le tuyau de gouttière, la porte du voisin, la borne à incendie rouillée ou bien que la rue s’appelle Rue du Faubourg Marcel. Une recherche sur Internet tendant à alors à nous indiquer que la ville serait Saint-Claude (Jura) et continuez page suivante on trouvera que la rue accueille au 8 un dispensaire, au 25 Chrono Pizza, et au 45 ce Too Pneus, trop pneus, et que l’homme en bleu c’est Nezvat Cengiz, né à Nevsehir en Turquie en 1971, mais cela justement la photographie ne l’indique pas, la photographie ignore Chrono Pizza et le dispensaire de l’autre côté du parking, elle nous dit seulement ce rideau de cuisine, le store abîmé et la plaque d’égout, et même probablement, pour retrouver cette proximité avec l’homme en bleu, la fermeture éclair, les mains dans les poches, et ce logographe avec deux pneus dans le mot anglais tOO pneus on referme la page Internet : le photographe avait mission de documenter le réel, ce gigantesque inconnu dès que séparé de l’emprise de nos sens, San Clemente ou les voyageurs d’Afrique sur tant de voyages de Depardon resteront anonymes, mais lorsqu’il s’agit de notre propre réalité et notre propre pays ce n’est plus guère possible.

Et parce qu’avec Internet on rejoint de chez soi le présent, de la rue, du garage (à l’autre bout de la rue, au coin de la rue du Plan-du-Moulin, et voilà que j’accède au site d’une photographe qui vit elle-même dans cette rue, et l’entrée dans le portail noir de Too Pneus est passer la frontière d’un monde. Et puis on revient à Depardon, on découvre un nouveau détail, peut-être justement parce que l’oeil a quitté l’image, est allé en voir d’autres avant de revenir à celle-ci : la petite corde nylon verte qui sert à tirer le chariot de vieux pneus à droite.

À quoi il pense, l’homme en bleu qui reste mains dans les poches ? Et pourquoi les mains dans les poches, même si ça ne concerne pas le photographe : montrer que ça n’est pas du travail, ça, le temps perdu parce qu’on accepte d’être photographié, ou bien parce que les mains d’un type habitué au démonte-pneu et au cambouis, malgré la pâte Arma du midi pour les reblanchir, si on accepte de montrer son visage on préfère ne pas montrer ses mains ?

Ces dernières années, un grand projet avait été initié, une poignée de photographes, dont Raymond Depardon, avaient choisi sur 440 points de territoire (par exemple, pour Depardon, il me semble parmi d’autres me souvenir d’un virage entre peupliers sur une nationale du sud-est), ensuite la même photo était refaite chaque trois mois dans les exactes conditions techniques – fonction que va probablement intégrer désormais Google Earth. Est-ce que la force d’une photographie, ce n’est pas d’anticiper toutes ces récurrences possibles, et la mémoire qui en amont l’accompagne, dans le seul mystère de ce qui devant nous surgit ? Alors le flou même de l’intérieur noir devient signifiant, et les appareils, et les mots sur la plaque de bois vissée au fronton, où les lettres ont été tracées à la main : montage, équilibrage. Et si elles n’avaient pas été peintes à la main, il aurait photographié, Depardon ? Ce qu’en disait Rimbaud, qui n’était pas si loin à pied : « J’aimais les peintures idiotes, dessus de portes, décors, toiles de saltimbanques, enseignes, enluminures populaires... »

Moi, à l’intérieur, j’y rentre. C’est une autre photographie. Elle date de 1964, mon père l’a faite avec un Retinette Kodak. Cette année-là, il quitte le garage fondé en 1925 par mon grand-père, et Citroën lui confie une « concession » dans une vraie ville. Mon grand-père arrive à 65 ans, il met le petit garage en vente. Au fond, il y avait le tour, et Raoul, les capots levés, les véhicules accidentés. Là, à l’avant, le pont-élévateur et le coin pneu : là, son coin, à mon grand-père. Les ombres en rouge et jaune sur fond noir de Too Pneus, toutes récentes, je les retrouve à l’identique 40 ans plus tôt. Il y a ce bassin de zinc arrondi dans lequel on trempait les chambres à air pour vérifier les fuites. Il y a le trépied bas sur lequel on posait les jantes pour attaquer la roue au démonte-pneu, il y a le vieux compresseur à mono-cylindre Bolinder pour le gonflage, et différentes notices accrochées, à la gloire de Michelin mais pas seulement. Par exemple, je me souviens très bien (et je la retrouve sur la photo) de la pancarte Une place pour chaque chose, et chaque chose à sa place, qui le définissait très bien, mon grand-père. Et il y a cette silhouette en rouge sur fond blanc, levant un doigt au-dessus de sa tête et y faisant tourner une roue sous le mot si prestigieux : équilibrage.

 

Je me souviens du bruit de roulement à bille et de l’aiguille, et de la sensibilité de ce plateau tournant qu’on utilisait pour placer les petites masses dans les jantes, grâces auxquelles l’usure des pneus serait symétrique, et meilleure la tenue de route : l’équilibreuse Facom. L’escalier sur la gauche descendait dans une cave étroite, où les pneus, bien au frais, gardaient longtemps leur odeur de neuf. C’est tout cela que j’aperçois dans le fond noir de la rue du Faubourg-Marcel, avec cet appareil pneumatique que je n’ai vu surgir que plus tard, le démonte-pneu lui-même pneumatique (à pédale) pour les pneus de camion.

À ceci j’en voulais venir : le livre fascinant de Raymond Depardon sur la ferme des Garets, récit et photographie, fait partie (tiens, comme Espèces d’espaces de Georges Perec) de nos classiques parce qu’il nous enseigne une permanence essentielle dans ce qui change. Depardon quitte la ferme et devient photographe, mais la photographie l’y ramène, et la première découverte du mystère de la photographie c’est là qu’il l’y avait trouvé. Pour ceux de ma génération, qui ont découvert Depardon cinéaste, ou Depardon boxeur (j’entends : comme boxent en nous ses images), la ferme des Garets a surgi comme une origine infiniment personnelle – ce saut qu’il nous a fallu faire pour la ville. Lisons Proust, qui parle sans cesse de la photographie : la culture, peinture, architecture, littérature était constituante de son enfance. Nous, on devait partir sans savoir. Ce qu’on avait à apprendre, on le découvrait seulement une fois parti.

Je n’appartiens pas au monde rural. Mais, dans notre village de Vendée, la porte de la cuisine donnait sur le trou noir qu’on voit ici. Je sais par coeur la fermeture éclair des bleus qu’on remonte sur la sueur, et les mains noires qu’on blanchit à la pâte Arma. La ferme des Garets me donnait une clé intérieure, via un univers qui m’était étranger. Aujourd’hui, par cette photo de la rue du Faubourg-Marcel à Saint-Claude, et l’arbitraire et l’énigme qui ont décidé Depardon à demander au patron de sortir, accepter un instant de poser, la même porte s’ouvre qui me ramène de sa ferme à ma propre enfance.

Et que cela nous dit la ville d’aujourd’hui, et notre fragilité, comme cela nous dit le péril : et qu’ici s’arrête le discours – enseignement majeur, aussi, de Raymond Depardon et notre dette.

source:  http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article2287

05/01/2011

LA FRANCE DE DEPARDON

Sans commune mesure, La France de Depardon.  Après avoir quadrillé l'Hexagone pendant près de six ans, Raymond Depardon présente la synthèse de son "errance" dans un livre splendide. Parti seul sur la route dans son camion, le photographe a choisi la chambre grand format et la couleur, comme pour se mettre dans la peau d'un apprenti, toutefois riche d'un parcours de près de cinquante ans d'images. Sujet le plus long qu'il ait jamais réalisé, cette France des sous-préfectures est tout sauf passéiste!

Cette courte vidéo du maître réalisée (pour l'exposition à la BNF qui se termine le 9 janvier) nous donne un avant-goût de l'oeuvre. Enfin, grâce à Mediapart, Raymond Depardon se livre... Quant au livre avec ses 350 planches, paru au Seuil, c'est le must !
La France de Raymond Depardon
envoyé par BNF. -


Raymond Depardon chambre l'identité nationale 1 (Mediapart)
envoyé par Mediapart. - L'info video en direct.