21/02/2010

Les brandons des enfants

DSC_0027.jpgGrâce à l'autorisation accordée in extremis par l'Office fédéral del'aviation civile (OFAC), qui prend des baudruches pour des aéronefs, les enfants ont pu lâcher leur ballon avant de participer au cortège sous le clin d'oeil festif de l'Abbatiale de Payerne. 

Selon le premier manifeste du surréalisme, c'est peut-être l'enfance qui approche le plus de la "vraie vie"...

Succès assuré!

Le cortège d'une quinzaine de classes enfantines, encadré par les guggenmusik et précédé du canon à confettis a constitué le prélude au pandémique cortège brandonnesque,

à sa 115e édition ce dimanche 21 février.

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26/11/2009

Belle affiche !

Vous l'avez vue l'affiche, du moins en partie, dans votre journal. Nadine Thalmann égérie de la PCi de Payerne. Je suis resté coi devant la force de cette affiche. Explosive en matière de communication. Elle incite immédiatement à l'action, l'affiche. La jeune femme, elle, montre son talent sur d'autres photos sur le site www.orp-payerne.ch 

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Une affiche parfaite qui révolutionne l'image poussiéreuse d'une PCi issue d'une Défense aérienne passive et obscure. Un beau thème magnifiquement mis en valeur par l'agence de communication adesigners.ch basée à Fribourg. L'organisation régionale de la PCi de Payerne peut compter sur 218 membres, dont deux femmes seulement. l'objectif de cette campagne publicitaire locale est clair.
Aussi clair que ces escapins blancs qui conférent à l'affiche son extraordinaire dynamisme! Elément sémiotique indispensable. "Trouver chaussure à son pied..."
Une affiche interpellant d'abord les mecs, cela tombe sous le sens et qui incite à réfléchir. Souvenons-nous des résistances à intégrer l'élément féminin dans les corps de pompiers. Les petits amis, indirectement conviés à devenir les prescripteurs...
Contenu très fort que le maître Ernst Dichter n'aurait sans doute pas renié! (L'homme qui en 1937 avait axé toute la campagne publicitaire de Chrysler sur les décapotables alors qu'elles ne représentaient que le 2% des ventes. La part du rêve...)
Pour entretenir le rêve, un  joli film réalisé par un collaborateur d'edipresse sur le belle Nadia:
Enjoy it !

12/10/2009

Torpeur... et indifférence

Je reviens sur mon image précédente, une "non-image", au même titre que celle montrée au TJ de dimanche soir de la municipalité de Payerne. Le syndic était également sans voix. Après tout, le silence est d'or parfois. Surtout après le long et émouvant témoignage du TJ de la veille (Pivot, Arditi...).

La Liberté de lundi s'est également rendue à Payerne. "Le constat est sans appel: au lendemain du décès du romancier romand, c'est loin d'être l'émoi à Payerne, ville qui a vu naître l'intellectuel...". Le journaliste rappelle les raisons de cette (prétendue?) vindicte populaire très malvenue lors des derniers brandons, "le nom de Chessex avait été écrit avec deux "s", dont la graphie rappelait le sigle SS du régime nazi."

Tristes brandons, "revenant à condamner une seconde fois Arthur Bloch" (Chessex). Tout est dit.

J'aurais du me taire, n'était l'image, ou plus exactement sa légende mal à propos, sur la page consacrée à l'écrivain par le quotidien fribourgeois:

Pour les 75 ans de Chessex (mars 2009), 48 panneaux de Payerne ont été revêtus d'un autocollant à son nom.

Second degré, Cynisme involontaire? Si Chessex est né le 1er mars 1934, l'hommage qui lui fut rendu la veille, lors des brandons, relève maintenant de l'ironie de l'histoire.

 

Payerne, 28 février 2009brandons 001.JPG

23:25 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : la liberté, payerne | |  Facebook |

10/10/2009

Torpeur

Ce sera mon image du jour. L'enfant qui dort à côté du tonne pompe vombrissant. ça gicle et ça arrose à l'occasion de la revue des pompiers, quadriennale comme les JO.

La disparition subite de Jacques Chessex nous plonge, comme cet enfant,  dans un état de torpeur et nous laisse sans voix. La nouvelle était dans le journal de ce matin en premières pages. Elles m'arrêtent.

"Lorsque l'homme disparaît, l'oeuvre transparaît."

Phrase lapidaire dans l'éditorial de Thierry Meyer. Il y a l'Oeuvre écrite que nous connaissons peu ou prou, le style. Mais je pense d'abord à ces oeuvres non écrites que nous portons tous à l'intérieur de nous, qui nous animent et qui nous relient à l'écrivain. Tragédie lorsque les non-dits et la finitude - néanmoins transparente ! - nous ramènent dans le silence de nos limites.

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Cela dit, nos pompiers font du beau travail !

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 Corcelles-près-Payerne, 10 octobre 2009

23:42 Publié dans Lettres | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jacques chessex, payerne | |  Facebook |

07/10/2009

Musiques

"Il suffit d'ajouter "militaire" à un mot pour lui faire perdre sa signification. Ainsi la justice militaire n'est pas la justice, la musique militaire n'est pas la musique."

La fanfare des cadets de Moscou défilant sous l'Abbatiale en l'honneur du Général Jomini a fait mentir ce mot de Clémenceau. Cette vénérable formation compta parmi ses élèves un certain Alexandre Scriabine.

Inauguration solennelle d'une plaque, à Payerne, sur la maison natale d'Antoine-Henri Jomini qui rejoignit l'armée du tsar en 1813. Il sera l'un des fondateurs de l'académie de l'état-major de l'armée russe.

jomini 016b.jpg Parmi les badauds, le préfet du grand district Broye-Vully, quelque peu penseur à côté d'un militaire bien médaillé en mérites de la musique...

 Notre magistrat dispose d'un autre instrument pour adoucir les moeurs, lorsqu'il inflige des amendes à ceux qui manifesteraient des écarts de conduite par trop criards.

Comparaison cavalière s'il en est*. Il faut de tout pour faire un monde ou un Etat!

C'est ainsi que l'armée russe dispose aussi d'un corps de cadets de la Police des Impôts particulièrement drillé et plus porteur en terme de carrières que la musique...

*(et déplacée, mais il fallait bien que je l'épingle alors qu'une amie chère venait de brûler un stop, à peine ...)

 Mais revenons à la musique!

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Plus insolite que la présence du préfet, celle d'un musicien américain. Un jazzman et un maître qui visiblement malgré l'obstacle de la langue jouit d'une véritable admiration de la part des jeunes musiciens moscovites.
Payerne, 1er octobre 2009