11/12/2007

"Si la photo est bonne

Mardi, mon appareil est resté verrouillé. Les temps forts de la vie ont besoin de silence: ils doivent rester invisibles. Et ils ne sauraient être dits lorsqu'ils se dévoilent sous un jour ordinaire et gris.

Les images. comme les mots, révèlent toujours plus que l'on croyait retenir et surtout beaucoup moins que ce que l'on voudrait transmettre.

Le temps nous échappe. Notre mémoire est avant-tout une machine à fabriquer de l'oubli afin de pouvoir vivre et de conserver l'essentiel, pour rester dans la relation.

Je crois que l'image échappe au temporel. Dès lors, la rapidité des moyens électroniques ne la sert guère. Et la masse d'images stockées dans la mémoire collective virtuelle est en parfaite démesure avec les images que nous voudrions retenir. Chacun d'entre nous.

Ce que je raconte ici est d'une banale platitude. Faites des tirages et des albums!

Je pense que nous ne prenons jamais des images, ce sont les images qui nous prennent.

 

          Barbara

La chanteuse et la photographe

Marcel Imsand

Images prenantes d'un regard poétique sur une parole inoubliable. Devant ces talents là, on ne peut que faire silence (!) après avoir acheté l'album.

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10/12/2007

"Pour que le sens naisse...

il faut bien que la phrase se meurt".

Encore un mot de Georges Haldas sur la lecture qui m'a soutenu à maintes reprises dans le cours de mes écrits professionnels face au pourfendeurs de virgules et aux chantres du mot juste. La langue évolue, se perd dans des méandres pour échapper à l'absurde.

"La présente ordonnance entre en vigueur le 20 octobre .... , avec effet rétroactif au 1er janvier..." Virgule ou pas? La Chancellerie fédérale met un peu d'ordre dans la langue de bois, enlève la virgule et gomme l'effet rétroactif et son absurdité. Passons.

Les mots sont faits pour relier. Dans mon blog au jour le jour, beaucoup conduisent à des chemins de traverse menant nulle part. Beaucoup de bruit et peu de véritables balises. Curieusement le château de Chillon toujours aussi imperturbable du commentateur de la TSR devient un passage obligé. Donnant du sens. Sens géographique aussi devant être précisé (vers la source du Rhône) menant à un endroit bien précis et lui-même hors du temps.

Dont il faudra reparler. Avec de longues périphrases. Taisant l'essentiel: celui d'avoir été com-pris, pris avec.

Moment essentiel. Pour l'heure, prendre conscience des mots inutiles, faire le point, se réorienter puis repartir, rentrer dans le temps. Et remercier le Ciel qui m'a permis de repartir sans avoir vraiment touché le fond. Dans la même direction et avec une parole bienveillante et authentique à mes côtés.

13:50 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook |

Le Masque des Amants

Les Amants avancent masqués. Pour des raisons identitaires assez évidentes et parce qu'ils ne sont pas maîtres du temps.

Mots qui imposent une majuscule: Amant, Aimant, Attirance, Attraction... Et qui ont une valeur permanente, universelle. Mots qui en imposent et me forcent à prendre de la distance.

Distance illustrée par une copie, un pauvre scan de la page 110 de l'Hebdo du 29 novembre 2007. Souligner quelques lignes pour montrer que l'errance n'est pas achevée:

"... Je n'ai quant à moi jamais cru au temps, convaincue que tout se perpétue de façon quasi identique, qu'il suffit simplement d'attendre le retour de ce qui fut. Que tout revient, oui, comme au temps de la Joie."

Comme vous avez raison, Madame! Et comme ces choses sont bien dites!

Prendre de la distance et du recul. J'ai barbouillé quantité de carnets, jamais relus d'ailleurs. Une manière d'écrire pour savoir par où l'on a passé. Devenue avec le temps un appendice de la mémoire. Tout en étant conscient que les temps forts échappaient à cette gravure, quant la vie prend les devants. Une manière encore d'avancer en regardant dans le rétroviseur, comme l'on conduit lorsque la route est étroite et que le futur est brouillé. Conduire au rétro, c'est avancer sans jamais se retourner, oublier le paysage traversé et laisser derrière soi bien des mensonges et bien des vanitésLHebdo.

 

13:17 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |

Men-songe

On avance masqué. La peur nouée au ventre, se protéger. La vérité, elle aussi masquée dans notre pérégrination: elle se dévoile. Parfois dans un songe révélateur qui fait tomber les masques.

 

Impossible de faire la même photo. Une évidence. Alors on continue, depuis tout petit. Quels que soient le lieu, la lumière, le sujet, le projet... j'ai toujours eu ce sentiment de vouloir faire la seule et même photo. Que celle-ci serait parfaite et que seul les moyens techniques m'empêchaient d'atteindre cette perfection! De rares états de grâce, très rares...

Jouet d'enfant. Avec une dérisoire boîte en bakélite, chambre noire renforcée d'un élastique, j'immortalisai dans une rue déserte une immense Buick noire. Sa calandre en forme de baleine, des ouïes chromées sur le flanc. Image nécessaire: même en me hissant sur la pointe des pieds, j'étais trop petit pour pouvoir contempler à mon aise les merveilles du tableau de bord de ce paquebot rêvé... Une autre image de cette époque me montre, en culottes courtes et bas de laine, devant une Re4/4 flambante neuve en partance pour Genève. Voie 5, ça n'a pas changé, mais c'est une autre histoire.

"Merci mon Dieu. Je ne comprends pas, mais je comprendrai plus tard." Bonne formule pour avancer dans la vie.

Photo window, photo mirror. Un peu de l'une, un peu de l'autre. Au réveil, je vois bien que mon projet prétexte est un leurre. Seule une image inattendue, miroir de l'inconscient, pouvait me remettre sur le droit chemin.

On n'obtient jamais qu'une image de ce qui nous dépasse. Dureté inacceptable de la photo miroir qu'au fond on souhaite ne pas avoir faite et qu'il faut vite remplacer par une autre photo miroir. Une Cubaine, je crois, anonyme comme le photographe. Image volée sur le net, un jour d'oisiveté. Belle manière d'illustrer la beauté de mon désarroi.fotocommunity.de

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09/12/2007

Tiens, même des tortues

Des tortues?

Ah,j'y suis! C'est comme ça que vous appelez les  anciennes Volkswagen montées au Nigeria. Le nom convient parfaitement à la bête en raison de sa longévité et de sa façon de progresser. Le lièvre et la tortue...

Elle marche, elle marche, elle marche... Selon le slogan trouvé par Doris Gisler, la Zuricoise au quarante chapeaux. Mon fils dit:"Les cox ne meurent jamais." Moi je dis:"les cox ça crée des liens."

A propos lien, en voici un qui vous conduira dans le monde des aircooled:

 http://the-hans-corner.skynetblogs.be/

Quant à moi qui n'en possède qu'une seule coccinelle,née en août 1972, je m'empresse de la nommer tortue. Je te remercie, toi Angeline venue du même pays que Calyxthe Beyala. Tu en est devenue la marraine. Et comme tu dis:"On a le temps..."voyage au bout de la nuit

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