28/12/2007

Newsletter

Bien avant Internet, une vieille dame écrivait, bon an mal an, une longue lettre multicopiée pour relater les événements ayant touché ses enfants, ses petits-enfants, ses neveux et autres membres de sa famille.

Notre pays regorge de 21 000 boîtes aux lettres, pourtant on n'écrit plus. Dommage.

Il est vrai que l'exercice est difficile: individualisme à outrance, familles éclatées... Responsabilité individuelle du chacun pour soi. Parfois, on préfère chatter avec des inconnus.

On mélange les événements personnels avec le reste de l'actualité et l'on fait comme si tout allait de soi... comme si le monde était notre affaire...

Je ne mettrais pas sur le même plan le départ de l'Abbé Pierre que l'arrivée de Johnny à Gstaad ou celle de Sarkozy à l'Elisée. 2007 en ce qui me concerne: le jour où j'ai fait valoir mes droits à la retraite ou plutôt où j'ai été mis à la retraite; la soutenance de mémoire de Raphi à l'uni de Neuchâtel (une affaire anthropologique de vitamines), ses voyages à Cuba, en Espagne et en Sardaigne; les anniversaires de mes petites-filles; la naissance de mon petit-fils Jules, le 9 octobre, ...

Des deuils: la mort tragique du compagnon d'une cousine, celle à 96 ans de mon parrain Pierre Gerber. D'autres départs: celui de professeurs du Gymnase qui m'ont marqué, François Mégroz, Jeanlouis Cornuz.

Sans omettre les rencontres toutes porteuses de fruits. Chacun fait son bilan, un bilan parfois difficile à communiquer. Nous manquons de mémoire. Johnny chante:

Toujours

Et parc'que rien ne finit

Se dire Always

Comme on dit "pour la Vie"      (Toujours et bien au-delà de la Vie...)

neuchâtel2004

 

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27/12/2007

En exergue

Vers le moi acceptable, citer d'abord la quatrième de couverture de Ce lien qui ne meurt jamais de Lytta Basset:

" Le chemin de vérité qui mène à une Vie plus forte que l'irréparable n'est pas l'apanage des croyants. Le clivage est ailleurs. Il dépend de l'orientation choisie: malgré ou à travers la mort de notre proche, désirons-nous ardemment allers vers ce qui vit ou décidons-nous d'étouffer ce désir en nous? "

Mort d'un proche, mort d'une partie de nous-même, mort du temps qui s'écoule et de la Vie qui nous échappe...

A pareil moment, avoir été pris d'une intense émotion au moment du passage d'un convoi funèbre d'un inconnu. Entendu la consolation de A. : "C'est normal, la mort nous attend tous".

Puisque "vivre, c'est apprendre à mourir", autant écouter les Vivants qui nous parlent et faire mienne la dernière phrase de ce livre essentiel:

   "Rien ne m'importe davantage, aujourd'hui, que d'apprendre à aimer à la manière de l'Amour sans limites."

 

unitobler Berne

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26/12/2007

Détail de l'histoire

Non pas tant parce que ma petite fille a reçu à sa crèche un paquet muni d'une étoile jaune, l'étoile de David. Nous savons tous... Sur mon blog déjà une image de la Première Guerre mondiale  qui évoque d'autres images découvertes bien trop tôt. Je pouvais avoir cinq ou six ans. L'horreur des corps entassés dans les camps de concentration. Si l'on avait été capable de faire ça, je ne pouvais me sentir en sécurité nulle part.

Pourtant ces images sont constitutives de mon histoire et de celle de ma famille. Elles auront toujours leur raison d'être.

"Détail de l'histoire". Il y a tout juste dix ans, Jean-Marie le Pen se faisait condamner notamment pour "consentement à l'horreur".

Dans son blog, Alain Hubler évoque cet épisode avec Nuit et Brouillard, le film d'Alain Resnais. Sur le chemin vers le "moi acceptable", se souvenir que "souffrir passe mais avoir souffert demeure" (Léon Bloy).

 

http://alainhubler.blog.24heures.ch/p213.html

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Reg'art

Quel talent dans ces choses vues ! A contempler toutes affaires cessantes...

 http://analuthiphotographies.over-blog.com/

J'ai toujours rêvé d'un ordinateur qui soit aussi facile à utiliser qu'un téléphone. Mon rêve s'est réalisé: je ne sais plus comment utiliser mon téléphone.

B. Stroustrup

(B.Sous'aJ'aJi J'aiJtoujours rêvé d'un ordinateur qui soit aussi facile à utiliser qu'un téléphone. Mon rêve s'est réalisé: je ne sais plus comment utiliser mon téléphone.
J'ai toujours rêvé d'un ordinateur qui soit aussi facile à utiliser qu'un téléphJ'ai toujours rêvé d'un ordinateur qui soit aussi facile à utiliser qu'un téléphone. Mon rêve s'est réalisé: je ne sais plus comment utiliserone. Mon rêve s'est réalisé: je ne sais plus comment utiliser mon téléphone.

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19/12/2007

Rentrer dans le rang

...sur le plancher des vaches. Rentrer dans le quotidien. Faire amende honorable et reprendre pied. Après s'être lancé tête baissée dans une aventure foisonnante. Je blague souvent avec mon voisin Frédy. Un jour, je l'ai bien fait rigoler. Nous parlions courrier et son cortège de factures. Je lui ai dit que je ne les ouvrais plus mais que j'écrivais des poèmes sur les enveloppes. En réalité, c'était plutôt des réflexions sur l'art jetées à l'improviste. Elles ont néanmoins pris sens, un sens qui ne s'improvise pas. Je continuerai à payer mes factures et trouverait un autre mode d'expression, le cas échéant. L'art ne se dévoile pas, il nous touche que d'une manière personnelle et nous invite à prendre de la hauteur.

 

avant laube, le paysan...

 

 

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