24/01/2008

Le monde est beau

 

Le monde est beau, et hors de lui, point de salut.

                                                                                      Albert Camus (Noces)

 

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Elagage

 

Ce qui tue, c'est l'indifférence. Rien ne tient mieux à l'arbre qu'une branche morte.

Les arboristes grimpeurs croqués ce matin à Payerne ne vont pas contredire Henry de Montherlant!

Cette activité saisonnière m'a fasciné depuis tout petit. Sans doute par désir d'élévation. Et surtout, on voit le travail qui se fait, ce qui est de moins en moins le cas.

 

 

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Le réel n'est pas très rassurant

 

Les invités au mariage ne se lassent pas à prendre des images, à filmer pour dire j’y étais ? Va pour les cortèges de noce. Mais durant la cérémonie, cette effusion d’objectifs a quelque chose de désarmant. Est-ce l’influence du pipole ?

 

« Cinquante, cent, deux cents témoins ont entendu les jeunes époux prêter serment : Pour le meilleur et pour le pire… Une seule chair...Où sont-ils allés ces mots ? »

 

En revanche, personne ne prend sa caméra pour aller à un enterrement… On le comprend, ce n’est pas dans les convenances sociales. Il faudrait sans doute une autre approche (que les photos au téléobjectif des célébrités au cimetière). Mais je trouve que l’on devrait pouvoir déroger à une telle convention. La mort n’est pas innocente, ni d’ailleurs coupable…

 

Une telle comparaison pose tout le problème de la photographie. C’est comme tenir un journal pour savoir par où l’on a passé. On s’aperçoit que les moments forts n’y figurent pas par manque de temps et de recul. La photo c’est pareil. En toutes circonstances.

 

A ce propos, un texte de Raymond Depardon paru dans le bulletin du Théâtre de Vidy-L en novembre dernier est très éloquent « Mon obsession en tant que cinéaste, mais aussi en tant que photographe, c’est de dégager l’écoute. Quelquefois le réel est confus, long, labori, un peu fastidieux, à tel point qu’on ne comprend pas grand-chose. Et ma responsabilité est là. : rendre les choses lisibles.
(…)
Après « dégager l’écoute », la deuxième chose importante est la distance.
On dit toujours que l’épreuve de vérité pour un photographe, a lieu dans un compartiment de train à l’ancienne. Vous devenez professionnel à partir du moment où vous êtes capable de faire une photo de la personne en face de vous. Et ça, c’est violent. Instant décisif ou pas, il faut sortir son appareil, le mettre à hauteur et faire la photo. C’est très dur. Il faut s’assumer comme photographe. Et c’est avec ton corps que tu fais la photo. »  

 

Lutry 1959, j’avais 14 ans…

 

21:25 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |

Choses graves

payerne 19/06/04

Verglas meurtrier sur la route de Berne. Scène de désespoir. J’arrive sur les lieux peu après les secours. Pompiers qui désincarcèrent les victimes. L’hélicoptère est déjà sur place. La brume qui se lève et qui annonce une belle journée. Une cinquantaine de servants du service public s’activent dans le calme. Une jeune gendarme tente de réconforter un témoin hurlant son désespoir. J’ai mon appareil photo, la lumière se prête à une telle scène.

 

Mais il y a des moments où l’on ne photographie pas. Des choses trop proches comme la mort.

 

On se contente d’un exercice. Sauver une vie se fait dans un calme professionnel étonnant. Pour avoir assisté à un tel exercice, me dis que la leçon pourrait modérer l’ardeur de bien de jeunes conducteurs et compléter efficacement les cours de premiers secours…

 

Bref, nous étions le 30 décembre 2007, vers 10 heures 30. J’étais loin de douter que quelque 12 heures plus tard, je serai moi-même en danger de vie. Dans de toutes autres circonstances. Et j’en ai réchappé.

 

Rien ne vaut la vie. Conserver son intégrité dans des circonstances miraculeuses crée une dette. C’est ce que je constate aujourd’hui, puisque j’ai l’occasion de la rembourser. Dans mes mains le destin d’une personne, encore une fois dans des circonstances que seule la Providence connaît. Même si des circonstances aussi diverses peuvent paraître fortuites, il n’ y a pas à hésiter. Et Ici, il n’y a pas photo.

 

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22/01/2008

Cabines téléphoniques

 

Le nombre de cabines téléphoniques régresse de 30% depuis dix ans pour des raisons évidentes. Les quelque 8000 publiphones génèrent 7, 7 millions d'appels, ce qui veut dire que chaque cabine est utilisée en moyenne 26 fois en une journée.

Et les tarifs augmentent. Les appareils ne rendent plus la monnaie. Le  géant bleu facture 50 cts et 1 fr.50 pour les appels internationaux pour les paiements par carte de crédit.

 

vevey01/08

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