08/07/2009

Son anniversaire au Juraparc

DSC_0060_modifié-1.jpgMa petite-fille a  fêté son anniversaire (4 ans) en compagnie de sa cousine Elise (4 ans dans un mois) au  Juraparc au Mont d'Orzeires. Excepté tata Raphi, qui préféra aller célébrer les épousailles de la fille de Robert Cramer au plat pays de Brel, la famille était au complet.

Tout le monde connait cet endroit, surtout depuis l'arrivée d'étape du dernier Tour de Suisse, sur la route entre Vallorbe et Le Pont.

Une adresse favorite de  de la fondeuse Laurence Rochat: "Un lieu où les animaux sont dans la nature et pas derrière des grillages. J'aime l'ambiance que ce soit au parc ou au restaurant." (24heures de samedi dernier)

On peut se fier au jugement de la sportive du lieu et amie du cuisinier Philippe Rochat. Cuisine simple et goûteuse oû la viande de bison occupe une place de choix. Accueil sympa, prix corrects (la fondue à douze francs le vendredi soir!).

Les jeunes parents apprécient les parcs animaliers. Les animaux sont omniprésents dans la littérature enfantine. Ici, une grande galerie de bois, quasiment une muraille de Chine, permet d'observer les allées et venues des animaux.

Les ours fascinent. En particulier papa Georges, gastronome averti. Parce qu'ici les bêtes sont très bien nourries.

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Le patron du parc, monsieur Morel, est un conteur intarissable sur l'éthologie de ses protégés.
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Les loups vivant en meute sous la domination d'une femelle m'ont intrigué. J'ai pensé à la pianiste Hélène Grimaud et à son extraordinaire interprétation de Bach. Son amour des loups, notoire, me semble paradoxal vu la valeur de ses fines mains. "On se trompe rarement. on ne va simplement pas assez loin", telle est la devise de l'artiste.
Au demeurant, un écrivain de talent (grimaud signifiant mauvais écrivain en francique selon le Larousse!). Je me souviens avoir lu un récit initiatique. Je crois que le titre était Leçons particulières. Si je retrouve le livre, je le donnerais à Laurence Rochat. Elle va adorer!
Après la pluie,Rachel a jeté un dernier coup d'oeil sur le lac de Joux. Elle serait volontiers restée pour le Slow up du lendemain.
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05/07/2009

Reflets d'un giron

giron 066.jpgUn cortège endiablé s'est déroulé dans Corcelles-près-Payerne marquant le terme du Giron de la Broye. Profitant de son déplacement en Russie, Obama et son épouse avait été accueillis par la Jeunesse de Thierrens.

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Le M2 prolongé dans la Broye. Les cochons rouges Payernois se devaient de rôtir à la broche un ours blanc de Corcelles.
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giron 032.jpgSi on allait aux JO, mégalomanie des Grandcottis.
Pithecanpus erectus peinant à tenir la verticalité and much more...
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02/07/2009

Quand j'entends le mot culture,

je sors mon portemonnaie.

La culture se débat et elle a  bien raison de se débattre, prise en étau entre promotion et consommation. Plus on en parle, plus elle semble nous échapper. Alors? La culture comme la confiture? Plus on en a, plus on l'étale et plus elle nous submerge.

C'est bien cette surabondance de l'offre culturelle qui, pardoxalement, nous fait croire à sa disparition.

La création artistique s'accomplit toujours dans la lenteur, alors que les médias obéissent à de toutes autres contraintes.

Visibilité, efficacité, rapidité ne constituent pas forcément les meilleurs critères pour le plouc que je suis. 

Un produit culturel n'est pas un produit comme un autre. Il a sans doute aussi son prix, mais  il n'a pas de date-limite de péremption. Bien au contraire, son vieillisement ne pourrait que l'améliorer.

Contrairement aux apparences, la culture n'est pas une espèce en voie de disparition. Par essence (et pour quantité de raisons d'ordre pratique qu'il faudrait examiner), elle semble échapper à l'actualité pour se développer dans un autre espace temporel.

En d'autres termes, je reprendrai les mots attribués à Cocteau à propos d'un verbe difficile à conjuguer,le verbe aimer. Dont l'éqivalent, hélas un peu obsolète, serait cultiver. Pensons simplement à la culture. Comme l'amour:

son passé n'est pas simple,

son présent n'est qu'indicatif,

et son futur est toujours conditionnel.

 

 

(Un conditionnel désormais de plus en plus conditionné par l'emprise de l'ensemble des médias électroniques...)

Réflexion alimentée par l'émission Médialogues du jour à la RSR et notamment une prise de position de Suisseculture sur la disparition des critiques dans la presse:

 

Suisseculture contre la disparition de la chronique culturelle

Réunie à Berne le 2 juin 2009, la conférence des présidents de Suisseculture, la communauté de travail des auteurs professionnels, s'est penchée sur la lente disparition de la chronique culturelle dans les médias. Suisseculture estime que si la création artistique n'est plus accompagnée d'une critique informée, ce n'est pas seulement le travail créatif qui se trouve en danger existentiel mais l'identité culturelle même de la société civile. L'art et la culture sont des valeurs qui ne peuvent pas seulement être déclarées faire partie de la société sur le mode du moulin à prières, ce sont des valeurs qui exigent le dialogue avec le public, requièrent aussi la communication et la réflexion. La Suisse plurilingue et multiculturelle n'a d'avenir que si le discours public sur l'art et la culture n'est pas sacrifié à la situation financière précaire de nombreux médias. Les instances politiques sont aussi priées d'intervenir sur ce plan. La disparition imminente de débat durable avec la création actuelle pourrait se retourner contre notre société comme un boomerang fatal. C'est la raison pour laquelle Suisseculture invite fermement les médias, les milieux politiques et la population à prendre position et à s'acquitter de leur responsabilité propre de citoyens, de représentants du peuple et de faiseurs d'opinion.

30/06/2009

Choses vues

bex+ 057.jpgLa météo nous annonce une semaine tropicale.

La Jeunesse de Corcelles-près-Payerne s'attend à un week-end de folie avec une ambiance à faire fondre la banquise. Le village de 1840 habitants s'attend à accueillir 10 000 personnes (25 000 selon 24heures de mardi) lors du Giron de la Broye qui se tient du 1er au 5 juillet.

Les membres de la Jeunesse ont construit un véritable village "olympique" avec un bâtiment digne d'un paquebot destiné à accueillir de nombreux concerts.

Après le palmarès sportif, les festivités se termineront dimanche soir par un grand cortège.

Dans cette perspective, les jeunes filles ont confectionné des fleurs plus pérennes que celles en papier crêpe.

Fabriquées à partir de cols de bouteilles en PET, elles sont du plus bel effet!

 

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Précision pour les non-initiés:
Corcelles se se situe au Nord de Payerne. On sait d'où souffle la bise, d'où le nom de banquise donné à la localité et le sobriquet d'ours blancs donné à ses habitants.
Choses vues. Puisque la semaine est caniculaire, un rappel sur les choses bues et aperçues sur les blogs l'an dernier.
La façon la plus élémentaire et la plus économique de faire du thé froid c'est de laisser un sachet dans un grand verre d'eau froide pendant une vingtaine de minutes. A l'encontre de la croyance populaire, le résultat est étonnant: le thé noir perd toute son amertume. Il n'est pas nécessaire de le sucrer, ce qui est tout bénéfice. Il faut le boire pour y croire!

15:27 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : gironbroye09 | |  Facebook |

24/06/2009

Solferino et autre souvenir

bataille_de_Solf.jpgLa bataille de Solferino livrée par l'armée franco-sarde contre les Autrichiens, le 24 juin 1859, à laquelle plus de 330 000 hommes s'affrontèrent fut une abominable boucherie qui laissa sur le champ de bataille, faute de secours, quelque 39 000 victimes.

Henri Dunant qui en fut le témoin publiera trois ans plus tard Un souvenir de Solferino.

 Document marquant qui donnera naissance à la Croix-Rouge (1864).

 

1859 Dans une ancienne chronologie de la Suisse, je lis que cette date marque la fin du mercenariat et l'interdiction du service militaire à l'étranger. Intéressant mais j'ignore le pourquoi du comment.

Cette interdiction aura donc duré au moins 150 ans. Des soldats suisses sur l'océan sont en vue mais ils ne sont pas encore montés à bord.

Bien entendu, cela me ramène à l'histoire déjà évoquée sur une Croisière supranationale. Je me vois encore un samedi matin alors que je préparais mes effets militaires, en roulant ma capote, le facteur sonna et m'apporta un télégramme me sommant de me rendre sur le paquebot France. La date coïncidait avec un cours de répétition. Boosté par l'enseignement du professeur Henri Rieben, moi-même européen convaincu, je ne voyais pas les difficultés. Mais c'est grâce aux calculs ingénieux d'un fourrier que je pus enfin passer une semaine de cours de répétition sur le France au bout de quelques jours stressants et un déplacement des plus rapides.

En ce soir de mars 1969, je me trouvais au grand bar du vaisseau emblème de la CGT. Je me souviens que l'on pouvait y goùter 56 whiskies différents. En dépit de ma timidité, je proposais à un quarterons de hauts fonctionnaires de détourner le France sur Cuba! L'idée fut examinée avec sérieux.

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