18/01/2010

Quand un roadster faisait son cinéma

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Avant de produire ses propres voitures, Facel produisait des accessoires et carossait des Ford Comètes ainsi que des SIMCA 8 sport.

Un mordu de Facel Vega a suivi le parcours d'un cabriolet venant chercher Raymond Pellegrin à la sortie de prison jusqu'à sa mort, pour sauver la morale. C'est du cinéma.  "Les Impures" sorti en 1955, une histoire de traite des blanches et de truands. 

Notre obervateur a relevé une série d'incohérences et de détails  (toute une époque. Les pare-moustiques en plexi vissés sur le capot, la classe!)sur une quinzaine d'images.

 Alors que Micheline Presle pleure la mort de son amant, la police arrive enfin ... pour remettre les pneus à flancs blancs ! (et boucher les ouïes avant que la voiture ne plonge ?)

 

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16/01/2010

Réinventer la roue?

Pas nécessaire, ça déjà été fait, il y a une dizaine d'années,  par Stan Wagon, un mathématicien au nom prédestiné d'une université du Minnesota.

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Son tricycle aux roues carrées avance en toute quiétude aussi parfaitement qu'avec des roues rondes.
Le secret? Adapter la route aux roues.
Les gendarmes couchés que vous voyez sont des cosinus hyperboliques, soit la forme que vous obtenez en suspendant  lâchement une corde entre deux points fixes. Les mathématiciens appellent ça une caténaire. Il suffit de la retourner pour obtenir une surface parfaitement adaptée aux roues carrées.
Vous pouvaz construire des roues à cinq, six pans, etc., à condition d'adapter la route.
Tout est relatif, tout est question de surface dans la résolution du problème!
Quand la surface devient problématique dans la neige, la solution réside dans les pneumatiques d'hiver...
La démonstration vaut aussi en politique; mieux vaut parfois considérer la base pour avancer !
   
     (source: Thiagi's newsletter november 09)

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14/01/2010

Poème portatif pour ne pas perdre son temps

   Pour apprendre la valeur d'une année, demande à

l'étudiant qui a raté son examen.

   Pour apprendre la valeur d'un mois, demande à la

mère qui a mis un enfant au monde trop tôt.

   Pour apprendre la valeur d'une semaine, demande à

l'éditeur d'un journal hebdomadaire.

   Pour apprendre la valeur d'une heure demande aux

fiancés qui attendent de se revoir.

   Pour apprendre la valeur d'une minute, demande à

celui qui a raté son train, son bus ou son avion.

   Pour apprendre la valeur d'une seconde, demande à

celui qui a perdu quelqu'un dans un accident.

   Pour apprendre la valeur d'une milliseconde, demande à

celui qui a gagné une médaille d'argent aux Jeux olympiques.

   Le temps n'attend personne.

   Rassemble chaque instant qu'il te reste, et ils seront de grande valeur.

   Partage ces instants avec une personne de choix et ils deviendront encore plus précieux.

Pour une fois, y a pas photo!

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Texte tiré de Réussis ta vie! du prêtre Guy Gilbert, né en 1935 dans une famille de quinze enfants.
(éditions Philippe Rey 2008)

01:33 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : guy gilbert | |  Facebook |

12/01/2010

Kossi Effoui

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 Bien malgré lui, le Togo fait parler de lui. Le foot et la politique ne font qu'un, sujet du film de Pierre Morath illustrant la première qualification du Togo à la Coupe du monde en 2005. Les Eperviers à nouveau au coeur d'une tragédie incompréhensible.

L'ècrivain togolais Kossi Effoui nous rappelle que "la fausse parole finit par tout bouffer... Tout commence par la parole: on a parlé de la bombe atomique avant de la fabriquer..." C'est bien dans les mots que nous construisons nos actions.

Né en 1962, au moment où le français a été instauré au Togo, son oeuvre a été couronnée de nombreux prix. Solo d'un revenant, paru Au Seuil, lui a notamment valu le prix de la littérature africaine au Salon du Livre de Genève et plus récemment le prix des Cinq coontinents de la francophonie.

Ecriture  violente, originale et profonde (au sens historique). Si la mondialiisation est un phénomène récent à nos yeux, K. Effoui nous rappelle qu'elle remonte au XVe siècle en Afrique. Il a sans doute raison; ça promet !

"Tous mes livres sont (...) traversés par cette même question : les démarcations homme-femme, chrétiens et les autres, musulmans et les autres, la démarcation ethnique, nous et les autres…"

 (K.Effoui lors de la remise du prix  Ahmadou-Kourouma à Genève, 23.04.2009)

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11:30 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : togo | |  Facebook |

10/01/2010

Peinture sous verre

 La peinture sous verre, vous connaissez? J'ignorais tout de cet art ancestral avant une visite au Vitromusée de Romont. Peinture à l'envers où le regard doit d'abord se frayer un chemin. L'artiste commence par les détails avant de peindre les arrière-plans. Sous le verre, l'oeuvre est à l'abri de l'outrage du temps et nous renvoie une image variable, vivante comme la lumière qui l'éclaire.

On y voit les fantômes des visiteurs. "... Pourtant, au moment où j'ai vu le reflet de mon visage, il m'a semblé que je n'étais pas tout à fait étranger au tableau dans lequel je me sentais ainsi projeté par un jeu d'optique..."

Marcel Brion en 1941. Impression à notre portée devant les oeuvres d'Yves Siffer, magnifiques, visibles jusqu'au 18 avril à Romont.

 Effets saisissants, paradoxaux dans ces rétroviseurs que l'artiste a du peindre à l'endroit pour reproduire notre vision d'automobiliste... 

 Le musée de Romont met cet art à la portée des enfants, notamment lors d'un atelier le 16 janvier prochain ainsi que par d'autres animations.

www.vitromusee.ch

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L’artiste s’amuse, à travers sa technique particulière, à mélanger l’objet trouvé réel à l’objet peint. Ses œuvres réalisées sur d’anciens verres biseautés, des pare-brises et des rétroviseurs de voitures atteignent ainsi elles-mêmes un caractère d’objet d’art.
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À travers les mises en scène d’Yves Siffer et ses magistrales touches de pinceaux, les objets les plus banals acquièrent une présence et un charme qui passaient presque inaperçus dans leur usage quotidien.

 

Pour accompagner cette exposition temporaire, l’Espace Enfants a fouillé les greniers et en a tiré de l’oubli des objets qui méritent notre attention. Quel grenier en effet ne recèle pas des trésors évoquant de doux souvenirs d’enfance, un doudou adoré, un tricycle cabossé, une poupée à laquelle on a confié ses secrets ? Dans ce décor et inspiré par la visite de l’exposition temporaire, le jeune artiste en herbe va réaliser sa propre peinture sous verre, selon la technique de la couleur gravée, accessible déjà aux plus petits.