19/10/2008

De l'urbanité exquise du wattman

Quand Gilbert Salem se plonge dans le Petit Larousse 2009, Inma Abbet s'interroge comme ceci: " Dans 'La vie mode d'emploi', il y avait un personnage, Cinoc, qui était 'tueur de mots', c'est-à-dire chargé d'éliminer les expressions hors d'usage des nouveaux dictionnaires. Je me demande ce que deviendront les nouveaux mots du Larousse 2009 dans, disons, dix ans. Et je serais aussi curieuse de connaître la vitesse à laquelle les mots disparaissent, de la langue, puis du dictionnaire."

Question fort pertinente et aisément "googlesisable" dans le futur puisqu'il est question de vitesse, de mesure. Inma n'est pas sans savoir que les définitions des dictionnaires sont des informations qui tendent à quitter le domaine public pour être brevetisées (tendance peut-être inversée par Wikipedia). Que faire des mots perdus, sinon les mettre dans un sanctuaire comme les gorilles ou les loutres?

En cas de convenance, le dit sanctuaire devra être enregistré auprès de la Propriété intellectuelle. Par ailleurs, vous n'êtes pas sans savoir, chère Madame, que l'écriture, le sens, la traduction ne se limitent pas au "mot juste". Des livres, rien que des livres... en guise de sanctuaire. Je n'ai pas votre belle plume et je manie à peine la souris. Pour preuve, un récent clic m'amena aux langueurs tant espérées. Espérance qui fut réduite à 30 centimètres (pour un collier) et à 72 centimètres (pour une minable commode) au clic suivant. Cruelle déconvenue pour un barbarisme pourtant weit verbreitet. Lang ce n'est pas long! Même si les langueurs se traìnent en longueur.

Suivant la maxime tard pour bar, c'est moi qui suis trop long et qui va manquer mon tram. Encore un p'tit coup pour la route. Et un dernier pour célébrer l'appartenance de la Suisse à la Francophonie... Les trams modernes sans conducteur ne nous attendent pas de toute façon et Tennessee Williams, serait-il encore capable d'écrire Un Tramway nommé Désir? Quant à mes pauvres loutres (modérées), données en spectacle au Seetüüfel bei Biel, elles sont bien moins belles que les vôtres (apprivoisées).

J'ai raté mon tram, de ma faute. Les mots, c'est comme les transports publics: on ne fait que les emprunter. Je finirai bien par les rendre...      to whom it may concern...seeteufel+flred 050.jpg

13/10/2008

Quand mon quotidien déraille,

les réactions ne se font pas attendre. Cris d'orfraie et lettre de lecteur dans 24 heures de samedi à propos d'un édito incendiaire "Faire casquer les abonnés CFF: et pourquoi pas?" publié le 8 octobre. Si les CFF devaient suivre les lignes de Laurent Aubert, notre lecteur indigné n'hésiterait pas à compenser d'abord ces frais supplémentaires en se désabonnant du journal qui lance de telles provocations. Et toc!

L'abonnement général peut être une bonne affaire: plus de 350 000 usagers l'ont compris. Mais quant à affirmer que le prix de revient au kilomètre est de 7 centimes "si l'on tient compte de la moyenne abattue par les titulaires", le doute est permis. Une simple division montre que le kilométrage annuel moyen serait d'environ 44 300 km!

Seul un pendulaire assidu entre Morges et Berne est susceptible d'atteindre une telle distance. Autre exemple: il faudrait parcourir deux fois le réseau des transports publics dans sa totalité (23 500 Km)! Question annexe, pour un champion et pour le Livre des records: combien de mois et d'années faudrait-il consacrer pour réaliser un tel pari?

L'abonnement général imaginé en 1898 offre d'autres commodités. On évite le calcul des zones tarifaires et la monnaie pour les parcomètres. Le train, sans doute le meilleur endroit pour lire son journal, a encore un bel avenir.

Evidemment, les quotidiens n'ont pas connu la même croissance que les AG (25 000 abonnements en 1986)! Dire que je rêvais de devenir conducteur de locomotive...

En matière de qualité de vie, presse et mobilité ont parties liées. Moi je dis: "Faites payer les gratuits" et l'on verra après.

 

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06/10/2008

Une Suisse Toy chamboulée

        Suistoy 010.jpg                                                     Succès de la Suisse Toy à Berne qui a attiré 62 000 spectateurs en cinq jours, soit légèrement plus qu'en 2007. Les trains attirent toujours petits et grands. Comble de malchance, la halle consacrée au modélisme n'a pu être visitée suite à un incendie déclanché la veille de l'ouverture par l'accu en charge d'un hélicoptère. Certains exposants ont déménagé en installant un stand de fortune alors que d'autres ont plié bagages.

Le leader de la branche du modélisme ferroviaire ainsi que le stand, réduit à sa plus simple expression, du producteur national HAG se sont réfugiés dans la halle des clubs d'amateurs. Clubs au demeurant très actifs dans la région bernoise. Un improvisation pas vraiment dérangeante. Moins de bling-bling et plus d'échange de propos avec les clients ferroviphiles.

 

Suistoy 016.jpg La marque de Göppingen, qui célèbrera ses 150 ans en 2009; réédite notre flèche rouge (attelée d'un K3, surtout pour la plus-value du fabricant).

Vu l'incendie, impossible de montrer la locomotive fictive Polizei avec sirène et feu bleu dans doute destinée à un autre public. Vraisemblable avec la libéralisation des tracés et la privatisation de la police ferroviaire...

On pouvait le constater à l'âge des visiteurs de la foire des jouets: il faut viser des jeunes de plus en plus jeunes. A partir de dix ans, les jeux E-Games exercent tout leur pouvoir d'attraction!

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Les poupées n'intéressent plus guère les fillettes.

Et l'on peut faire la queue dans une file pour tenter de gagner la dernière Box machin,

tout en se consacrant à un jeu plus traditionnel avec une dextérité exemplaire. Les puzzle restent une activité créatrice!!!

 

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29/09/2008

J'ai traversé le tunnel des déchets!

stefaneicher 039.jpg   Amis ferrovipathes bonjour!

Un parcours très intéressant (qui nous conduira à l'opéra) et qui amène le 60% des déchets non recyclables du canton à l'usine Tridel de Lausanne. En fait, seulement les deux tiers empruntent le rail au travers du tunnel baptisé Olivier Français (ceux de Lausanne arrivant par camion). Long de quelque 4 kilomètres, son coût s'est élevé à 75 millions de francs sur un investissement total de 360 millions pour le complexe de traitement des déchets.

Visite intéressante. Un brochure nous apprend que le coût du traitement est sensiblement inférieur à la moyenne suisse. Un sac poubelle de 10 kg éqivaut à 2,5 kg de mazout. En effet, l'usine produit de l'énergie pour environ 20 000 ménages (chauffage à distance, électricité).

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Portes ouvertes de Tridel complice du M2. Le voyage jusqu'à Renens dura une vingtaine de minutes. Pas ennuyeux pour autant que l'on ne se trouve pas à coté de la dame qui refuse que l'on ouvre les fenètres par crainte des mauvaises odeurs! Comme le prouve ma photo, ça ne sent rien. C'est propre et lisse. On pourrait même y accrocher quelques tableaux dans l'attente du NMBA...
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Voyageurs du dernier convoi: Olivier Français et Daniel Rosselat. Comme je ne suis pas papa razzo, vous ne verrez pas la photo. Tridel c'était aussi le musée FMR et ses concerts de la nuit de samedi qui attira plus de 3000 spectateurs. Sans transition, sinon par le rail, pour rappeler que l'opéra entre en gare de Zurich. La Traviata au milieu des voyageurs, c'est sur Arte mardi soir.

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18/09/2008

En attendant le métro

blonaybernina 114.jpg  ... M2 inauguré ce jour, un regard nostalgique et un peu dépité sur les "restes" de son prédécesseur. Mis hors service en janvier 2006, ce matériel à crémaillière sur voie à écartement normal est à nouveau disponible pour d'improbables intéressés.

"La Ficelle", reliant Lausanne au Port d'Ouchy a été inauguré le 13 mars 1877, ce qui en fait le premier funiculaire de Suisse. Véritable prouesse technologique qui sert également au transport des marchandises. Deux ans plus tard, le "Lausanne-Gare" permet le transbordement des wagons vers le nouveau quartier industriel du Flon.

En 1949, le raccordement direct du Flon à la gare marchandises CFF de Sébeillon signifie l'abandon du transit des wagons. En 1954, la nécessité de renouveler le matériel roulant conduit à remplacer le funi de Lausanne-Gare par une crémaillière exploitée en navette.

En 1958, c'est au tour du Lausanne-Ouchy d'être modernisé. "La Ficelle" devient métro. Des tracteurs de 630 CV, qu'on devrait plutôt appeler "pousseurs", animent les rames sous une ligne électrique de 650 V continu. Matériel qui aura donné de fidèles et loyaux services durant près de 50 ans. Depuis 1991, le LO est en correspondance avec le TSOL (Tramway du sud-ouest lausannois) dénommé M1

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