10/11/2009

Yverdon - Neuchâtel :150 ans

Ouverture de la ligne ferroviaire Yverdon- Neuchâtel, il y a 150 ans, un 7 novembre. Selon mes sources (www.litra.ch), le réseau se prolongeait jusqu'à Frienisberg. Or, cette localité bernoise, siège d'un ancien couvent, n'est pas reliée au rail et ne le sera jamais.

Le mystère est levé (toujours selon la LITRA qui tient à jour les annales des transports publics; voir citation ci-dessous). Frienisberg, lieu homonyme, était une gare provisoire près du Landeron; le voyage vers Bienne se poursuivait en bateau.

Le 1er décembre 2009 marquera aussi les 150 ans de la liaison Neuchâtel - La Chaux-de-Fonds.

DSC_0008.jpg

Sept lignes de chemin de fer célèbreront leur 150e anniversaire (en 2010) – Un premier abandon d’une ligne ferroviaire est enregistré
Le coup d’envoi des ouvertures de lignes de chemin de fer il y a 150 ans fut donné le 10 mai 1860 par la ligne conduisant de Martigny à Sion. Cette liaison, qui constitue aujourd’hui un tronçon de la ligne internationale, fut mise en service par la compagnie ferroviaire « Ligne d’Italie. Suivit, en juin, le prolongement de la ligne ferroviaire de Strasbourg jusqu’à la gare centrale de Bâle; cet ouvrage impliqua le déplacement de plusieurs tronçons de ligne dans la région bâloise. Puis vinrent, en juillet 1860, les lignes ferroviaires de Berne à Balliswil (gare provisoire située entre Guin et le viaduc de Grandfey, qui fut supprimée deux ans plus tard à la faveur du prolongement de la ligne en direction de Fribourg-Lausanne), des Hauts-Geneveys aux Convers, de Auvernier aux Verrières et à Pontarlier. L’ouverture de la ligne ferroviaire Bex- Les Paluds (jonction avec la ligne du Bouveret ouverte un an plus tôt) eut lieu le 1er novembre 1860 et celle de Frienisberg (gare provisoire située près de Le Landeron) en direction de Bienne le 3 décembre 1860. Cette ligne permettait d’éviter aux passagers en provenance de la Suisse romande le transbordement sur les bateaux du lac de Bienne. La ligne ferroviaire reliant Nidau à Bienne, devenue superflue, fut supprimée après deux ans d’exploitation.

 

 

 

 

 

 

Grandson 4.10.2009

21/09/2009

Des roues et des bogies

Des jeunes filles qui portent un regard intéressé alors que des mères évoquent leurs dernières grossesses. Et des jeunes femmes impassibles passent entre stators et rotors...

075.JPG
021 - Copie.jpg
D'un rêve devant le modèle réalisé par des apprenants jusqu'au bogie en grand, il peut y avoir toute une vie...
018 - Copie.jpg
049 - Copie.jpg
Dis papa, y va partir le train?...
046 - Copie.jpg
La visite des ateliers CFF d'Yverdon a ravi un public un peu clairsemé. Profil bas après les polémiques touchant Bellinzone? Centre  pour l'entretien et la rénovation du matériel roulant, les ateliers d'Yverdon jouent un rôle déterminant dans la modernisation du réseau ferroviaire et le confort des voyageurs.  400 spécialistes et une cinquentaine d'apprenants y travaillent. Chacun à sa place!
045 - Copie.jpg

14/08/2009

Encore des ponts

DSC_0159.jpgpour un train fantôme.

La gare de Pont l'Héraut dans les Cévennes est devenue une école publique.

Les trains n'y circulent plus depuis le début des années 70.

Plus haut dans la vallée menant à Millau, on remarque de nombreux ouvrages d'art

 sur lesquels jamais un train ne circula. Travaux interrompus lors de la Première Guerre mondiale,définitivement arrêtés los de la crise des années 30. Le tunnel sommital est emprunté par les voitures. Une situation que l'on rencontre aussi sur une autre ligne fantôme qui aurait du mener du Puy en Velay à Lalevade-d'Ardèche.

Regrettable pour les ferroviphiles, car il s'agit de parcours "à l'Albula" en voie normale! 

Un site fournit une bibliographie et d'autres informations sur ces lignes avortées:

http://traincevenol.free.fr/pages/bibliovideo.htm 

DSC_0174.jpg
DSC_0176.jpg

17:11 Publié dans ferrovipathes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sncf, cévennes, trains | |  Facebook |

12/08/2009

38 tonnes de rouge poinsettia

Viaduc_de_garabit-Eiffel.jpgou de rouge "Gauguin" ont été nécessaires pour la remise à neuf du viaduc ferroviaire de Garabit. Ce célèbre ouvrage d'art du au magicien du fer Gustave Eiffel a été achevé en 1884. Les trains de l'Aubrac express y circulent depuis 1888. La ligne fut électrifiée en 1932 par la compagnie du Midi.

678 768 rivets tiennent ensemble les quelque 3200 tonnes de fer, de fonte, d'acier et de plomb.

Lors de sa construction, la Tour Eiffel était munie du même coloris. Couleur que l'on retrouve sur l'élégant pont de Dommartin dans le Gros de Vaud. Mais, contrairement à ce que j'avais indiqué dans ma note, cet ouvrage ne serait pas du à Eiffel; l'ingénieur qui résida sur la Riviera n'a semble-t-il jamais construit d'ouvrage dans le canton de Vaud.

Le viaduc de Garabit, avec ses 565 mètres de long, exerce toujours une étrange fascination sur les touristes qui empruntent l'A35, axe rapide et gratuit, reliant l'Auvergne au Languedoc-Roussillon. Eclairé, le viaduc a bien failli ne plus voir de trains en 2007...

DSC_0184.jpg
A noter que la Maison du Cantal, sur l'aire de repos de Garabit, présente une exposition originale de photos (sur fond rouge Gauguin également) présentant des producteurs du terroir dans des postures originales, à l'instar de cette productrice de foie de canard!
DSC_0188.jpg
Depuis 2004, le viaduc autoroutier de Millau, surplombant la vallée à 200 mètres avec ses piliers de 364 m de hauteur,  fascine les visiteurs.
Sera-t-il l'objet du même amour et de la même longévité que le viaduc de Garabit?
Réponse dans 125 ans!
DSC_0177.jpg
(crédit: Wikicommon pour la photo nocturne)

00:45 Publié dans ferrovipathes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : garabit, cantal | |  Facebook |

14/07/2009

On ne siffle plus les trains

LastScan.jpgIl y a belle lurette que les chefs de gare ne sifflent plus le départ des trains. Les beaux signaux à palette  activés mécaniquement depuis un poste de commande appartiennent aussi au passé. Grâce à quelques ferroviphiles, le poste de Kerzers (Chiètres) a pu être conservé et on peut le visiter.

Même les signaux assurant le départ des trains et qui sont activés par le responsable du convoi au moyen d'une clé sont menacés. Trop coûteux en entretien, ils ne sont plus montés depuis 2006 lors de rénovations de stations.

A titre expérimental, les départs seront donnés, notamment à Burgdorf et à Saint-Maurice, par le chef de train  au moyen ... d'un SMS adressé au mécanicien de la locomotive! Cela épargne au contrôleur quelques pas vers une boîte orange.

L'on croit rêver, avec une mine moins réjouie que ce couple de carte postale, quand on lit que le patron des CFF entend punir ses employés (avec répercussion sur la masse salariale) pour le retard des trains! Voir: Alain Hubler Andreas Meyer déraille vraiment.

On n'arrête pas le progrès. On raréfie la main-d'oeuvre au profit du matériel. Témoignage du fils du chef de gare de Delémont, il y a bien longtemps alors que les signaux fonctionnaient encore au pétrole. Il y avait beaucoup de courants d'air, mais l'administration des CFF se refusait à augmenter la dotation en allumettes de la gare... Me rappelle encore une anecdote du regretté professeur Paul Bairoch.Au début de sa carrière, il devait élaborer de longues séries statistiques avec un collègue. Comme ils ne disposaient que d'une seule calculette, ils avaient fait la demande d'une seconde calculette. Réponse de la direction: Impossible. Par contre, nous pouvons vous attribuer un nouveau collègue. 

Les temps changent. A partir du 1er août, les agents qui accompagnent les ICN sur la ligne du Gothard ne seront pas à la fête. Entre l'arrêt d'Arth-Goldau et celui de Bellinzone, ils seront chargés, après avoir contrôlé les billets, de servir mets et boissons au voyageurs de première classe! C'est ainsi que 150 collaborateurs des CFF sont actuellement formés pour les deux (enfin trois) services. Ici également, il n'est question que d'un essai qui devrait s'achever à fin 2010. Il est craindre que le salaire au mérite dépende de l'appétit des voyageurs les plus nantis...

Source: Eisenbahn Amateur 7/2009, y compris l'image d la gare de Romanshorn en 1983.   

ROR.JPG