14/02/2008

Dédicace (comme sur tillate.com)

 

Il est prouvé que fêter les anniversaires est bon pour la santé. Les statistiques montrent que les personnes qui en fêtent le plus deviennent les plus vieilles.

                                                                     Den Hartog, professeur de sociologie

 

sisters2/13/2008

03/02/2008

La Dame de Coeurs

 

A mi-chemin entre le roman et la biographie, Carmen Posadas nous conte l'histoire fascinante de la Belle Otero devenue en quelques années la femme la plus désirée du monde.

Ouvrage paru en 2001 et dans sa traduction française au Seuil en 2007. Remarquable par son érudition. D'origine uruguayenne, Carmen Posada a écrit une trentaine d'ouvrage pour enfants. Et comme c'est une très belle femme, elle sait ce qui meut les hommes...

Le gai Paris de la Belle Epoque où canaille et aristocratie se mêlaient, où il était de bon ton, moyennant certaines ressources, d'ajouter à sa moitié une demi-mondaine (alors que le divorce était très mal vu).

L'écriture de Posada rejoint parfois les Caractères de La Bruyière. La plus fameuse des "horizontales" était une fieffé menteuse. Et c'est tout le talent de l'écrivaine, de réteblir la vérité tout en affabulant sur des faits établis.

Autrement plus revigorant et profond que la chronique contemporaine et globalisée "people".

 

 

27/01/2008

Le motocross revivra à Bullet

 

Les heures de gloire du motocross revivront lors d'une grande fête, le 27 septembre 2008, souhaitée par l'Yverdonnois Claude Denervaud. Albert Courajod a promis d'être sur place. On reconnaît son style souverain sur ce document d'époque. Il était toujours talonné par Pierre-André Rapin de Corcelles, éternel second au style beaucoup plus rageur...

Ayant découvert ce sport au Chalet-à-Gobet, j'assisterai à toutes les manches du championnat suisse grâce à un voisin qui m'emmenait dans son fourgon VW T1 aux couleurs des meubles Leidi.

 

16/01/2008

La 4 CV

Hachette diffuse dans les kiosques des miniatures au 43e des 4 CV Renault. Le numéro 2 représente une voiture pie de la police monégasque rouge et noire particulièrement réussie avec ses portières AV découpées. Dommage que la lunette arrière agrandie n'ait pas été reproduite sur le modèle.

La photographie d'archive de la Sûreté publique de la Principauté de Monaco (1956) où l'on voit cette 4CV avec une Rolls prend une allure de "Gendarme à Saint-Tropez"!

A cette époque, un professeur de math du Collège scientifique, Monsieur Basset, se déplaçait depuis Cully dans une 4 CV de la même couleur que son complet élimé bleu. Comme la géométrie et l'algèbre n'étaient pas mon fort, je me souviens seulement d'une discussion où il nous disait que l'essence Migrol était aussi bonne que les autres! Et comme le monsieur était assez corpulent, je vois encore comme la petite voiture s'écrasait dans le virage au bout du Pont Bessière. Vingt ans plus tard, je croiserai Monsieur Basset au Buffet de la gare, entre temps devenu un des piliers du Grand vieux parti.

Cela dit, c'est fou comme les profs de l'époque étaient peu communicatifs avec leurs élèves...

 

collHachette

26/12/2007

Les élèves d'Eloi exposent

... au Café du Lion d'Or à Payerne que les familiers sunomment "le tube". Jusqu'au 2 février 2008. J'y suis retourné en fin d'après-midi pour admirer certaines oeuvres. Une discussion s'engage avec un voisin de table, commerçant de radio TV à la retraite mais qui se tient au courant de l'évolution technologique. Il me parle de fibres optiques et de systèmes de communication, de repérage de portable à portable... Evolution (trop) rapide...

 Heureusement, il y a encore ça: je fais un geste vers les tableaux accrochés au mur. Le talent et les dons pédagogiques d'Eloi Rossier font toujours l'objet de commentaires plus qu'élogieux. Voici ce qu'on pouvait lire du maître à l'occasion de sa présence lors d'une exposition bulloise:

L'extraordinaire maîtrise et la calme sûreté
Autre voyage temporel ! À cinq siècles de nos pixels et de nos images numériques, vous contemplerez l'extraordinaire maîtrise et la calme sûreté de la main d'Éloi Rossier. L'âme et la main du graveur sont habitées par celles d'Albrecht Dürer, le plus illustre artiste allemand (1471-1528). La main d'Éloi (prénom prédestiné : saint Éloi est patron des orfèvres et des maréchaux-ferrants) extrait de la plaque un copeau de cuivre parfait qui laisse un sillon définitif. Pas de droit à l'erreur.

« Le feu d’une passion se grave lentement ! »

Éloi Rossier s’est lancé dans l’aventure artistique alors qu’il avait 44 ans déjà. Nous sommes en 1991, et notre homme se trouve malheureusement au chômage. Pour ne pas en rester là et réagir, il s’attaque tout d’abord au dessin humoristique. Il se souvient que dans son adolescence, des artistes fribourgeois (Netton Bosson, Ferruccio Garopesani, entre autres) l’encourageaient à dessiner et à peindre. Immédiatement, c’est l’urgence, il se met à suivre des cours avec des spécialistes de plusieurs disciplines : huile, aquarelle, pastel, lithographie, gravure, dessin au crayon, sanguine et fusain.
Un jour, le dessinateur de presse Barrigue le persuade de s’occuper de peinture figurative plutôt que de se perdre dans les dessins humoristiques pour les journaux. Éloi va suivre ce conseil à la lettre, pardon au pinceau, au crayon et au burin… Depuis, il observe les choses qui l’entourent, même les plus humbles. Il reproduit dans ses œuvres ce qu’il voit, sans théorie ni message, comme un artisan dévoué à la vie. Il peint ou grave ce qu’il aime : c’est sa façon de méditer et de dire sa reconnaissance au monde.
Aujourd’hui, c’est la gravure qui le motive au premier chef. Durant des années, il a suivi les cours de son maître graveur Léon Verdelet, de Bulle, récemment décédé à plus de nonante ans. L’étude est longue, mais comme le dit Éloi : « Le feu d’une passion se grave lentement ! »
PAZ

le tube à Payerne