26/12/2007

Réminiscence

L'ai déjà dit, ce calendrier n'etait qu'un pré-texte. La tradition du chocolat distribué le matin s'est maintenue. Me ramène à ma propre enfance.

Orphelin de père très tôt, on me répèta que je n'avais aucun souvenir de lui... Grâce au papier du petit chocolat reçu en échange de la "saligette" apportée à mon papa, les souvenirs refont surface et les liens deviennent concrets.

Plus tard, une immense infirmière scolaire m'avait terrorisé. Sans doute pour me rassurer, elle me demandait ce que faisait mon papa. Un enfant de cet âge n'a pas idée de la mort. J'ai donc répondu du tac au tac qu'il fabriquait des trompettes! ( mensonge obligé et réminiscence d'un souvenir alors que j'avais deux ans: j'étais allé chercher papa à son bureau; dans une vitrine à l'étage trônaient les instruments de Foetisch frères).

 

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Besoin de parler

Durant l'Avent, les gens ont besoin de parler et peut-être même de confier à autrui des choses qu'ils n'avaient jamais dites à personne.

Noël est plus ce qu'il était? Nous partageons la nostagie de l'immuable, le passé se dérobe, rien ne sera jamais plus comme avant... Nous sommes une parole à naître.

Elle nous parvient de bouche à oreilles. Expérience immédiate de ce calendrier villageois à la taille de l'homme.

 

rois mages

 

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Réveillon

Noël arrive. Assis parmi les personnes isolées au Café du Rond-Point lisant le journal du matin, je regarde ma vie? Au-desssus de ma tête, le portrait du Général Guisan, figure d'un autre temps. Un homme s'assied à ma table et engage la conversation. Pâtissier à la retraite, il vit seul et a trois enfants, comme moi. La retraite, c'est être hors du temps...  Le travail, son fils compte bien s'arrêter avant l'âge de la retraite. L'homme commande un taxi et repart après que nous nous soyons congratulés. Chacun dans ses pensées.

Réveillon à l'étymologie improbable. "Réveillons-nous". pour un repas au milieu de la nuit. Devant le café, Michel Butor attend toujours. La Modification, Prix Renaudot 1957. Un demi-siècle nous sépare du Renaudot 2007, Chagrin d'école de Daniel Pennac.

Penser, c'est parler avec soi et j'ai eu vite le temps de la faire. Enfant unique avec des livres dans le bouquet de mes expériences. Françoise Dolto: "Je dois dire que les enfants uniques sont malheureux en général." Inconsolables? Je ne le crois pas. Prendre de l'âge, c'est devenir enfant unique. Tous que nous sommes.

 

plainpalais

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23/12/2007

Noël à Verdun

ça, c'est mon père (1887-1948) sur le front. Engagé volontaire comme une dizaine de milliers de Suisses.

Sur une carte postale, il avait écrit: "Ma chère Soeur, je te remercie pour ton paquet. Nous avons fêté Noël avec de l'eau et de la boue jusqu'au genou. Il fait froid... On se demande quand tout ça finira...". Mon père est sorti vivant de la Première Guerre.

 

verdun casemates

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Des TIC...

Technologies de l'information et de la communication... Je doute que le blog soit un instrument pérenne. D'ailleurs, ce n'est pas son objectif.

Plus incisif, le portable qui permet de toucher à distance. Comme le taser, c'est une arme!

Qui vous atteint à tout moment et qui vous envoie une décharge de pensées dans un texto du style"chaque seconde qui me sépare de toi est un chemin sans issue(sic!)".

Le portable fonctionne dans un réseau fermé. J'ai pu dire que notre généalogie se trouvait dans notre portable. Je ne trouve pas cette phrase aussi géniale que ça!

Enfin,il y a la pensée moulée dans une présentation Powerpoint. La caricature présentant un couple avec un laptop où l'homme fait une présentation ppx  face à sa compagne pour lui expliquer toutes les bonnes raisons qu'ils ont de se séparer... dit tout.

Autrefois, cétait différent. Le téléphone fixe est d'un autre âge, celui des PTT. Ma mère a fait toute sa carrière aux téléphones, d'abord comme standardiste. Et elle n'a jamais manqué un seul jour de travail pour cause de maladie.

Je trouvai ça exagéré, ce sens du devoir. Pourtant, quelque part, j'en suis l'héritier. Et j'aime les communications claires, même si du chemin reste à faire dans ce domaine...

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