02/10/2008

Maître Eloi prend de la hauteur et un élève spationaute

gybeloi 024_edited.jpgEloi Rossier est accueilli au Musée de l'aviation de la base aérienne de Payerne qui lui consacre une rétrospective. Non seulement on peut y admirer ses oeuvres mais on y rencontre aussi tout les après-midi l'artiste qui y réalise des vues au pastel d'un Payerne mystérieux et insolite qui seront réunies dans un calendrier.

Alfred Bohnenblust, président du Musée Clin d'Ailes, a présenté l'artiste qui "cherche dans l'infiniment petit, l'infiniment grand". Payernois d'adoption, Eloi Rossier peint depuis son plus jeune âge. Travaillant essentiellement sur commande, il expose rarement.

Homme au grand coeur, ses talents sont multiples. Il joue de six instruments au niveau conservatoire nous dit le colonel.

Aussi tôt dit, aussi tôt fait. Notre artiste empoigne son violon d'Ingres pour le plus grand plaisir de l'assitance et la délectation de Tanguy et Laverdure. Pardon, je retarde. Il devait s'agir de Clerc et Stragiotti, les pilotes du Mirage civil de l'Espace Passion! 

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Après l'aubade, nos deux as n'ont pas manqué de rappeler que, contrairement à ce que la presse avait annoncé,
il restait encore des places dans leur avion-taxi.  
Eloi Rossier enseigne les arts graphiques avec bonheur à en juger les travaux de ses élèves. Ils étaient présents auprès du Maître. Un Maître à qui je n'hésite pas une seconde à lui accorder une majuscule: la précision et la minutie de son trait est dans le droit fil d'un Albrecht Dürer.
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Enfin, au rang des futurs élèves un Claude Nicollier enchanté. Il s'est immédiatemt mis à l'oeuvre avec enthousiasme en dessinant une esquisse des constellations et de la voie lactée. Un sacré coup d'oeil après 18 millions de miles dans l'espace!
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Musée ouvert l'après-midi de mardi à dimanche jusqu'à fin octobre, puis en fin de semaine.gybeloi 034.jpg
l'exposition se termine le 17 décembre 2008

01/10/2008

La Traviata im Hauptbahnhof

SF_LaTraviata360.jpgQui n'a pas vibré d'amour dans une gare n'a jamais aimé.

Quel plus beau décor pour la mort de la dévoyée Violetta Valéry qu'une gare en cul de sac? L'opéra de Verdi créé en 1853, six ans après l'arrivée du premier train à Zurich, a trouvé sa pleine dimension tragique dans ce lieu de passage obligé qu'est la gare de la métropole économique.

On connaissait les sous-chefs de gare. Grâce aux sous-chefs d'orchestre, à 15 kilomètres de câbles, 151 micros et un nombre incalculable d'oreillettes pour les 200 artistes, les innombrables techniciens et cheminots, le spectacle du Hauptbahnhof a été un très grand moment de télévision. Dans l'art du direct, parfaitement maîtrisé, l'opéra réservé à une élite devient un reality show qui relègue les autres productions du genre à leur niveau de néant. Une opinion déjà confirmée par quelques fidèles de la Star'Ac...

Dans l'attente d'un DVD et d'une diffusion (vivement souhaitée) à la TSR, le chef d'oeuvre est visible en streaming sur Arte-TV.                                                          ( Eva Mei photo sf.tv) 

16:59 Publié dans coup de coeur | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : arte-tv, verdi, cff | |  Facebook |