24/08/2015

Catastrophe du Mans : c.q.f.d.

Concernant mon précédent post, il convient de préciser une de mes sources concernant la plus grande catastrophe du sport automobile, survenue au Mans en 1955. Dans un plaidoyer remarquablement étayé, René Fievet réhabilite le pilote Pierre Levegh et le rôle secondaire des Mercedes dans l'accident.

 

En voici le lien :  http://classiccourses.hautetfort.com/archive/2013/06/19/l...

Le document reprend le film amateur diffusé par la BBC en 2010, précieuse pièce à conviction tenue à l'écart des médias pendant près de 50 ans (il est dit que Jaguar aurait racheté ce film au spectateur accidenté).

Voici donc le reportage de BBC four:


Comme on le sait, l'épreuve des 24 Heures du Mans se déroule sur un circuit non permanent. Mais l'emplacement des stands en 1955 était vraiment inadéquat.

Post-scriptum: (pro domo) Gamin, j'avais décidé de faire un journal consacré entièrement aux 24 H du Mans.

Peu d'exemplaires, carbone et papier pelure d'oignon, coloriage des  divers drapeaux des commissaires de course...

Publication  certainement antérieure à 1955. Vraisemblablement 1954, car ma première visite au Salon de l'Auto, cadeau de mes neuf ans, m'aura définitivement marqué (et estampillé rotomaniaque) !

Arte-TV a également réalisé un film de 52 min sur la catastrophe impressionnant par la qualité des images, du beau monde de Ferdinand Porsche à Alfred Neubauer... Curieusement, il est fait état que le film amateur a disparu(!) et les commentaires ampoulés sur fond de  Seconde guerre mondiale (10 ans après) sont quelquefois hors sujet. Heureusement les témoignages de Stirling Moss et de John Fitch, très lucides en dépit du grand âge, nous ramènent au cœur du sujet. Courir fait partie du cœur de métier, curriculum qui, comme les causes de l'accident, n'a rien de politique... 

Film ARTE:

enfin:

- Pierre Levegh était un pilote chevronné, il en était à sa 8e participation au Mans. En levant le bras juste avant l'impact, il permettra ä Fangio de passer entre les impacts de deux voitures accidentées.

-Les Mercedes n'avaient pas de freins à disque (brevet britannique de Girling Dunlop) contrairement aux Jaguar depuis leur victoire au Mans 1953.

-Les immenses freins aérodynamiques des MB n'ont pas joué de rôle dans la catastrophe. Stirling Moss était parfaitement à l'aise avec ce système (pas d'échauffement et de fading) tout comme avec la Jag qu'il pilotait en 1953.

-Il n'a jamais pu être prouvé que les MB disposaient de réservoirs secrets. En revanche, lorsque les pompiers ont arrosé les parties en magnésium de l'auto avec de l'eau, ils ont provoqué des explosions.

- "the show must go on". Cette triste page de l'histoire a eu des conséquences considérables sur la sécurité des spectateurs et, en général, sur la sécurité de tous les usagers de la route. Un hommage particulier doit être rendu au pilote américain John Fitch (fin psychologue aussi lorsqu'il évoque la fin de Mike Hawthorne ou le retour du kahrma). 

 

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