12/10/2012

Les petites phrases

dans le journal, les dernières gouttes d'un article qui font tout l'intérêt de sa lecture.

Au Vénézuela, Hugo Chàvez rempile pour six ans après des élections sans incidents. Une Vaudoise qui faisait partie de la commission internationale de surveillance du scrutin livre ses impressions: "... De plus, depuis vendredi jusqu'à lundi, la vente d'alcool était interdite dans tout le pays, afin d'éviter les débordements.", se félicite Ada Marra.

Tiens, et si l'on faisait de même ici? Pour un coup, histoire d'éviter quelques bitures express et jets de bouteilles et de réveiller les consciences. Effet de surprise garanti! Christoph Buechi, qui n'aurait plus à se plaindre de l'odeur d'urine à la gare de Lausanne à l'aurore de son excursion dominicale vers l'air pur des montagnes, pourrait se fendre d'un bel article dans la NZZ.

Mais, je vois bien que cette proposition n'est qu'une Schnapsidee. On voit déjà la réponse des partis: contre-productif, inadéquat, antisocial, inapproprié, discriminatoire...

Dimanche sans alcool ou sans essence.

La dernière page du même 24Heures me rappelle  que le 18 novembre 1956, le Conseil fédéral avait imposé le premier dimanche sans voiture.

Etonné que son souvenir soit  resté gravé en moi, jusqu'à ce silence rompu par une pétarade. Une Goggomobil descend depuis la Caroline lorsque un agent en faction l'arrête devant l'Hôtel de la Paix. La voiturette a des plaques allemandes. Après avoir expliqué les raisons de l'interdiction au conducteur, notre pandore le salue, selun l'usage, en portant sa main à hauteur de sa casquette. C'est alors que mon Allemand se fige dans un garde à vous saisissant accompagné d'un claquement de talons sonore.

On ne plaisantait pas avec le règlement en 1956.

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