18/04/2012

Le Musée national du Vélo

 

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On peut s'y rendre à pied, à cheval, en voiture ou même en bateau. Le musée se trouve au bord de l'Aar dans le bâtimemt qui vit la création, en 1883, de l'Union cycliste suisse, l'actuel Swiss cycling.
Soutenu par une équipe de bénévoles, ce musée qui comprend plus de 300 pièces, de la draisienne sans pédales jusqu'aux vélos de compétition actuels, mérite bien la mention de "national".
 Edy Arnold, un monsieur très charmant et uranais de souche, est à l'origine de cette collection unique, complétée de documents photographiques et d'affiches retraçant les grands moments de l'histoire du cyclisme.
Il se fait un plaisir de vous accueillir et de vous expliquer les particularités de chaque modèle.
Le musée est ouvert le samedi et le dimanche, jusqu'en novembre, de 10 à 17 heures. 
Cerise su le gâteau, l'entrée y est gratuite !
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  Situé dans l'agglomération biennoise, à l'ancien Dupont, mis à disposition par la commune de Brügg bei Biel
l'exposition se trouve sur à route principale.
Plan d'accès sur le site www.velomuseum.ch
Les groupes peuvent être accueillis en dehors des heures d'ouverture en s'annonçant au tél. de monsieur Arnold
079 442 42 08
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Le grand-bi monstrueux construit par Jules Thomas de Bercher en 1842 est sans doute le plus grand vélocipède du monde !
Les tricycles de nos enfances ne sont pas oubliés.
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Et de quoi aussi rafraîchir la mémoire du capitaine Ueli Maurer...
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16/04/2012

L'enfant d'en haut

 

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Je vais rarement au cinéma, je ne suis pas critique de films; je ne vais donc pas crier au chef-d'oeuvre. On a dit que le jeu des acteurs était parfait, ce qui ravit la réalisatrice Ursula Meier. Les images sont belles, poétiques, enfin vraies. C'est tout le talent d'Agnès Godard. Quant au montage, il tient le spectateur en haleine...
L'enfant d'en haut (Sister), voilà du cinéma "suisse" promis à un succès international!
A voir sur grand écran et si possible sans entracte. Tel fut mon cas. A domicile, devant votre petit écran, vous risqueriez de manquer le dénouement de l'histoire. Ouais, je sais, ce "terrible secret dont le gamin est détenteur"... Ce n'est pas ça. On ne va pas révéler le dénouement, histoire de laisser ce plaisir au spectateur. Et l'on ne peut révéler ce dénouement car c'est bien l'un des rebondissements des plus heureux que le cinéma peut nous offrir. Entre le monde d'en bas (sans adultes) et le monde d'en haut où tout glisse, tout est lisse, l'improbable rencontre.
Borderline et conte moderne gommant la cruauté d'un monde sans pitié. C'est selon: dans la vraie vie, nous sommes tous enfants de l'entre-deux.
Ainsi, ramené à ses propres réflexions, le spectateur, en toute liberté, devient plus intelligent.
Au-dessus des sentiers valaisans, le continuel va et vient des téléphériques et autres cabines comme métaphore de l'existence. Qui me rappelle cette parole de Pierre Gascard: "Nous vivons d'amours bougées".

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07/04/2012

Show must go on

Si le titre peut paraître incongru, il est néanmoins de circonstance pour un Vendredi Saint. Surtout lorsqu'il est interprété par Queen...

Quant au commendatore de Modène, il a quand même quelques âmes sur la conscience (sept en formule 1). "Does anybody knowns what we are living for ?"

Alberto Ascari est mort au volant d'une Ferrari sport à Monza, en 1955, à l'âge de 36 ans. Tout comme son père disparu au même âge en 1925. Autre coincïdence: père et fils avaient chacun remporté 13 GP... et quatre jours avant leur disparition, ils ont été victimes d'un sévère accident. Le plongeon D'Alberto dans la Méditerranée à Monaco est resté gravé dans les mémoires.

Another heroe? Tous vulnérables. A la recherche du sens, les images qui suivent ne supportent pas de commentaire. Très crues, voire insupportables, le sublime chant de la prière de Dante ramène ces images à l' indicible essentiel.

Une minute (3.20'') d'hommage à notre "Seppi" qui s'achève sur une note d'espoir! Et puis cette longue séquence du miracle qui n'est pas advenu et qui pourtant parvient à nous surprendre, comme il y a  2000 ans...

 

 

La bonne nouvelle: il n'y plus eu de décès de pilotes de formule 1 depuis 1994.

Et beaucoup de raisons à celà. L'homme est capable d'apprendre... Je repense à un ancien texte écrit par le père de mon contemporain Jacky Ickx dont je me souviens seulement du titre: La Liberté de risquer sa Vie est aussi une Liberté. 

Dans cette liberté, il y a sans doute la sagesse d'accepter les choses que l'on ne peut changer (notamment les lois de la physique) et le courage de changer les choses que l'on peut. Exemple: Jacky refusant de prendre le départ des 24 heures du Mans (ou tout le moins cette forme de départ sous la forme d'un footing). Une contribution à la sécurité, au même titre que la révolte de Jackie Stewart apès son terrible accident à Spa-Francorchamps. En 1966, sa voiture s'était retounnée sur lui. Pas de service de sécurité, pas d'ambulance. Et quand l'ambulance arriva, elle ne trouva pas l'hôpital! Il a fallu que Graham Hill enlève la combinaison du pilote complètement imprégnée d'essence... Les voitures étaient de véritables bombes ambulantes.

Voitures et pistes plus sécures, direction de course à la hauteur. Trois éléments à améliorer et qui à eux seuls valent bien le titre de Sir décerné à monsieur Stewart. (il va sans dire, mais peut-être serait-il bon de le répéter, que ces trois éléments profitent également aux conducteurs lambda). 

Les images d'un enfer:

Circuit de Zandvoort, GP de Hollande, 29 juillet 1973.

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Roger Williamson (devant) et David Purley, juste derrière se défoncent pour obtenir un bon résultat à bord de March 731 peu compétitives.

Quelques tours plus tard, c'est le drame. Williamson tape les rails extérieurs et se retrouve coïncé sous sa voiture qui prend feu.

David qui le suivait stoppe immédiatement et tente de lui porter secours. En vain ! Des millions de spectateurs, l’oeil rivé au petit écran vivent la mort en direct ! Horrifiés par ce spectacle macabre, ils partagent la rage impuissante de celui qui, désespérément seul montre l’exemple aux services de sécurité bataves totalement dépassés par l’événement.

Atroces images.  David Purley, les yeux brouillés de larmes, explique qu’il n’a pas pu retourner la voiture. J’ai vu qu’il était en vie, je l’ai entendu crier mais je n’ai pas pu renverser la voiture. J’ai essayé d’avoir l’aide d’autres personnes, si seulement j’avais pu retourner l’auto, nous aurions pu le sortir de là.

Roger était vivant. Les pompiers mirent huit minutes pour arriver sur les ls lieux de l'accident. Le malheureux meurt par suffocation. Dans le désarroi, la course ne sera pas arrêtée. Il est vrai que les concurrents, dans la fumée, voyant Purley sain et sauf, ont pu penser que c'était lui qui avait subi cette sortie de piste. 

 

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David Purley, d'une modestie exemplaire, sera lui aussi confronté à un cruel destin. Laurent Binon (à qui j'emprunte ces images) lui rend hommage sur automag.be . Quatre ans après son ami, il sort miraculé d'un incroyable accident à Silverstone. Après bien des douleurs, iIl finira par payer au prix fort son appartenance à la communauté des vivants.
Un miracle:
Accélérateur bloqué, lors des essais, Purley tire un tout-droit et aboutit dans un mur de protection. Sa voiture passe de 170 km/h à 0 sur 80 cm en une fraction de seconde, faisant subir à son plitoe une accélération de 170 G.
Jusqu'ici, jamais aucun être humain avait résisté à une telle pression. Le gentleman-driver s'en remettra après une longue période de souffrance.accident.jpg
La voiture après l'accident. Pour mémoire (sic!), le moteur se trouvait à l'arrière.

05/04/2012

Priez, louez...

 

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Encore une photo... Trop d'images partout. Le problème, ce n'est pas leur abondance mais le temps qu'on met à les regarder.
Qotidiennement confronté à cet étrange rapprochement, j'ai eu tout loisir de voir cette image ambivalente.
Eglises qui se vident, paroisses qui doivent se restructurer, cures à vendre...
De l'autre côté, d'autres croyants cherchent désespérément un lieu de rencontre et de prière. Question très actuelle dans la région de Payerne et au-delà. Précision à l'intention des corçallins: il n'y aura pas de mosquée à cette enseigne;  l'ancienne boulangerie fera place au ennième salon de coiffure de la commune!
 
La table ronde publique réunissant représentants de l'Union vaudoise des associations musulmanes et de la Municipalité de Payerne a trouvé un large écho dans les médias. Partenaires importants, ils ont contribué à faire de cette réunion une expérience réussie.
Approche difficile, éclairée par des "experts" devant un public avec peu d'habitants de la région. Et dans le public, le politicien de service en la personne de François Brélaz, UDC. Il attribue le récent capotage de tractations veveysannes à une stricte application de la charia (rapport aux taux usuriers...) Ceci pour l'anecdote. 24 Heures nous le montre en pleine discussion avec des jeunes et lui donne la parole: "Le député (...) regrettait quant à lui que la discussion se soit cantonnée au "politiquement correcte": "je voulais me documenter sur les problèmes rencontrés dans le canton."
Envie de rebondir: des problèmes? des solutions!
Payerne, population etrangère de 30%, connaît des problèmes de croissance et d'urbanisme similaires à ceux de l'arc lémanique. Les musulmans y seraient au nombre de 1200 (aux origines et langues diverses).
L'islam fait peur et suscite parfois des réactions primaires sur la Toile, ainsi:"une mosquée à Payerne, pouquoi pas un centre d'entraînement du Jyadh..."
Ce 19 mars, il a été beaucoup question d'intrégration et un peu moins d'identités (et de respect mutuel de ces dernières).
Il est vrai que l'on est mal servi par l'actualité internationale. D'où l'importance du relais des médias locaux.
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Peu d'habitants de la région? Je viens de reprendre cette affirmation de la presse et me dois de la corriger. Eviter l'amalgame entre ethnicité et liberté religieuse. Quand je vois une dame (voilée) lourdement chargée sortir de la Migros, je peux me douter que la passante, ne fait pas que passer...
Me rappelle les trois questions posées à mon ami jordanien, alors qu'il était sociologue en Allemagne: "Vous venez d'où? - Vous faites quoi? - Vous partez quand?"
Quant au sociologue des religions présent à Payerne, en réponse aux inquiétudes d'une église veillissante (60% des fidèles ont plus de 60 ans), il a
pu démontrer que la Suisse resterait  numériiquement un pays chrétien en 2050.
On veut bien le croire... 

01:28 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : uvam, payerne, musulmans | |  Facebook |