16/04/2012

L'enfant d'en haut

 

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Je vais rarement au cinéma, je ne suis pas critique de films; je ne vais donc pas crier au chef-d'oeuvre. On a dit que le jeu des acteurs était parfait, ce qui ravit la réalisatrice Ursula Meier. Les images sont belles, poétiques, enfin vraies. C'est tout le talent d'Agnès Godard. Quant au montage, il tient le spectateur en haleine...
L'enfant d'en haut (Sister), voilà du cinéma "suisse" promis à un succès international!
A voir sur grand écran et si possible sans entracte. Tel fut mon cas. A domicile, devant votre petit écran, vous risqueriez de manquer le dénouement de l'histoire. Ouais, je sais, ce "terrible secret dont le gamin est détenteur"... Ce n'est pas ça. On ne va pas révéler le dénouement, histoire de laisser ce plaisir au spectateur. Et l'on ne peut révéler ce dénouement car c'est bien l'un des rebondissements des plus heureux que le cinéma peut nous offrir. Entre le monde d'en bas (sans adultes) et le monde d'en haut où tout glisse, tout est lisse, l'improbable rencontre.
Borderline et conte moderne gommant la cruauté d'un monde sans pitié. C'est selon: dans la vraie vie, nous sommes tous enfants de l'entre-deux.
Ainsi, ramené à ses propres réflexions, le spectateur, en toute liberté, devient plus intelligent.
Au-dessus des sentiers valaisans, le continuel va et vient des téléphériques et autres cabines comme métaphore de l'existence. Qui me rappelle cette parole de Pierre Gascard: "Nous vivons d'amours bougées".

00:45 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma, ursula meier | |  Facebook |

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