24/09/2010

Centenair : Mémorable !!!

Les écoliers présents sur la base aérienne de Payerne se souviendront longtemps de ce vendredi 24 septembre en dépit du temps maussade!

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Ce Beech 18 de 1952 n'a pas craint la pluie, comme cet avion-école de Swissair, un Piaggo datant de 1960 avec un moteur boxer de 6 cylindres de 270 CV (presque une Porsche!)
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Les halles regorgent d'anciens coucous ayant marquè l'histoire de notre aviation militaire et civile. C'est aussi l'occasion de mettre la main au manche et de découvrir de près astuces et arcanes des F/A 18 grâce aux explications généreusement confiées aux visiteurs...
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Les évolutions de ce jet laissent les spectateurs sans voix, ce qui nuit pas au spectacle (bruyant). Les organisateurs de cette manifestation  exceptionnelle et gratuite vous distribueront des tampons auriculaires!
Un seul regret, vu l'ampleur et l'intérêt de cette manifestation: elle se termine samedi. Une journée ne suffit pas pour tout voir. Démonstration de tous les corps de métier de la base aérienne, pompiers, polymécaniciens, chiens de garde et, bien entendu, des pilotes.
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Le programme "spécial centenAir" du team PC 7 subjugue (à 14 heures) les amateurs de chorégraphie venus parfois de fort loin.
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A ne pas manquer les beaux documents de l'exposition aérophilatélique. Ni le musée Clin d'ailes qui présente à ses abords pratiquement tous les Pilatus produits!
Un détail du PC2 (1945) maintenant "civilisé" sous l'immatriculation HB-RAR. Et si vous souhaitez faire un tour en Antonov monomoteur, le plein est fait !
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22/09/2010

L'aide de récolte "no nom"

otto.jpgVous ne prêtez guère d'attention aux tickets de caisse, ce qui d'ailleurs serait d'une extrême futilité en cette journée "parfaitement historique" et (féminine) d'élection fédérale. Hormis, peut-être pour découvrir le nom ou le prénom de la personne qui vous a rendu la monnaie avec le sourire. Dans lecas qui m'occupe, elle s'appelait Lindsay T.

Bref, en mettant le nez sur ce justificatif après quelques jours, j'ai vu ma mémoire défaillir avant de pouvoir mettre la main sur un fichu article. Et quand on a la vue qui baisse...

Mais, comme le Livre de l'éclaireur (le Thilo) me l'avait enseigné il y a fort longtemps, une bonne photographie remplace de longues explications. Je crois qu'il s'agissait plutôt d'un bon croquis puisque l'assertion était attribuée à Napoléon.

Donc, ayant  enfin retrouvé l'article mystérieux vendu en trio-pack, je vous l'illustre dans un environnement de circonstance.

 

 

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La traduction automatique a encore frappé!
Entre die Lese, la récolte et le verbe lesen,ces précieux auxiliaires (Lesehilfen) communément appelés lunettes de lecture ont vu leur champ d'application s'étendre considérablement...
(Le traducteur humain souvent convoqué à deviner le sens ne s'en étonnera guère). Un problème d'interprétation  récurrent avec les modes d'emploi. Ainsi, j'ai été quelque peu surpris, à propos de ma dernière bicyclette, de lire qu'en l'absence de salaire et d'attention, je risquais un accident voire de perdre la vie. (de l'anglais to pay attention!) 
Quant aux modes d'emploi des voitures, mieux vaut s'abstenir.Ceux de mes vieilles Ford préconisaient d'enclencher les feux de détresse avant de mettre le clignotant!
Ici, la traduction n'est pas en cause: simple précaution du constructeur désirant se mettre à l'abri d'un procès en cas de défaillance des indicateurs de direction. Depuis on en a vu d'autres, en raison de ce qu'on appelle la responsabilité du fait du produit...
Les nippons ne sont pas hors de cause. Pourtant, il y a plus de trente ans, le mode d'emploi de mon modeste motocycle léger m'avertissait déjà que le produit n'était pas prévu pour tirer une caravane ni pour être accouplé à un side-car...
Les exemples abondent: la mondialisation a conduit à la fabuleuse découverte que le bon sens n'était plus la chose du monde la mieux partagée.

 

20/09/2010

Journées du cheval

DSC_0007.jpgAffluence lors des journées du cheval mises sur pied par le Haras national et l'Institut Equestre National à Avenches.

Le public venu en nombre et en famille a pu s'initier à toutes les disciplines du sport équestre.

Un parcours didactique montrait en outre tous les aspects de l'élevage chevalin en Suisse.

Une belle fête qui a réuni un millier d'équidés.

Les chars à bancs permettant de sa balader sur ce magnifique site ont été pris d'assaut.

Et pour marquer le centenaire de l'aviation qui prit son envol depuis Avenches, un Blériot XI a même décollé depuis la piste de galop de l'hippodrome.

 

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En dépit de certains écriteaux (dont le sens m'échappe) et de la volonté du Conseil fédéral de mettre sur la paille les 65 collaborateurs du Haras national suisse, le site d'une centaine d'hectares est loin de fermer...
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22:50 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : hns, iena, avenches, cheval | |  Facebook |

17/09/2010

Du bon usage des crises et des catastrophes

Du bon usage des crises

Par Christiane Singer ( 1943-2007)

Entre le Livre de Job et la sagesse orientale en passant par les rituels africains, l'écrivain nous livre dans cet extrait d’une conférence prononcée le 15 juin 1991 à Mirmande, à l’occasion du dixième anniversaire du Centre Dürckheim*, un témoignage de la richesse et de l'actualité de sa pensée.

J’ai gagné la certitude que les catastrophes sont là pour nous éviter le pire. Et le pire, comment pourrais-je exprimer ce qu’est le pire ? Le pire, c’est bel et bien d’avoir traversé la vie sans naufrages, d’être resté à la surface des choses, d’avoir dansé au bas des ombres, d’avoir pataugé dans ce marécage des on-dit, des apparences, de n’avoir jamais été précipité dans une autre dimension. Les crises, dans la société où nous vivons, elles sont vraiment ce qu’on a encore trouvé de mieux, à défaut de maître, quand on n’en a pas à porté de main, pour entrer dans l’autre dimension. Dans notre société, toute l’ambition, toute la concentration est de nous détourner, de détourner notre attention de tout ce qui est important. Un système de fils barbelés, d’interdits pour ne pas avoir accès à notre profondeur.

C’est une immense conspiration, la plus gigantesque conspiration d’une civilisation contre l’âme, contre l’esprit. Dans une société où tout est barré, où les chemins ne sont pas indiqués pour entrer dans la profondeur, il n’y a que la crise pour pouvoir briser ces murs autour de nous. La crise, qui sert en quelque sorte de bélier pour enfoncer les portes de ces forteresses où nous nous tenons murés, avec tout l’arsenal de notre personnalité, tout ce que nous croyons être.

Récemment sur une autoroute périphérique de Berlin où il y a toujours de terribles embouteillages, un tagueur de génie avait inscrit sur un pont la formule suivante : « Détrompe-toi, tu n’es pas dans un embouteillage, l’embouteillage c’est toi ! ».

Nous sommes tous spécialisés dans l’esquive, dans le détournement, dans le « divertissement » tel que le voyait Pascal. Il n’y a au fond que cette possibilité, subitement, de se dire : « Oui mais tout cela, tout ce qui m’enserre, tout ce qui m’étrangle, mais c’est moi ! ».

Ce serait une erreur de croire que la crise est quelque chose de normal, d’inhérent à la nature humaine. Il y a de nombreuses sociétés, toutes les sociétés traditionnelles, qui ont une tout autre façon d’agir. Un ami anthropologue m’a rapporté ces mots d’un Africain qui lui disait : « Mais non monsieur, nous n’avons pas de crises, nous avons les initiations ». Et les initiations sont la ritualisation de ces passages, c’est-à-dire cette possibilité pour l’homme de passer d’un état d’être naturel, premier, à cet univers agrandi, où l’autre versant des choses est révélé. Et il s’avère que toutes ces initiations, dans leur incroyable diversité, et inventivité – parfois des rites d’une cruauté qui nous paraît insoutenable - ont tous la même visée : mettre l’initié en contact avec la mort, le faire mourir ; le vieux principe du « meurs et deviens ». que ce soient les rites des aborigènes australiens qui enterrent les néophytes pendant trois jours sous des feuilles pourries, ou les épreuves auxquelles sont soumis les jeunes Indiens, il n’y a pas un rite pourtant qui soit aussi cruel que l’absence de rite. Et la vie n’a pas d’autre choix que de nous précipiter ensuite dans une initiation, cette fois sauvage, qui est faite non plus dans l’encadrement de ceux qui nous aiment, ou qui nous guident, de chamans, ou de prêtres ou d’initiés, mais dans la solitude d’un destin. Ces catastrophes qui ne sont là que pour éviter le pire ! Il peut vraiment paraître très cynique de parler ainsi. J’ai connu cette période où lorsqu’on entend une chose pareille, et que l’on est soi-même plongé dans un désespoir très profond, ces propos paraissent d’un cynisme insupportable. Et pourtant quand on a commencé à percevoir que la vie est un pèlerinage, quand à une étape de ce pèlerinage on regarde en arrière, on s’aperçoit vraiment que les femmes, les hommes qui nous ont le plus fait souffrir sur cette terre, sont nos maîtres véritables, et que les souffrances, les désespoirs, les maladies, les deuils, ont été vraiment nos sœurs et nos frères sur le chemin. Je sais que cela peut avoir une coloration insupportable quand on est dans une phase de désespoir, mais c’est tellement fabuleux quand on s’arrête en cours de route, quand on regarde en arrière, et qu’on se dit : « mais oui, c’est vrai ! ».

Comment se joue la crise ? On pourrait utiliser ce mot de retournement, de renversement. Qu’est-ce qui se passe dans la crise ? Il se passe à peu près ceci qu’une voix s’adresse à vous, et vous dit : « Tu as construit une vie, oui bravo, eh bien détruis-la ; tu as construit une personnalité, formidable, bravo, détruis-la ; tu t’es battu, tu as été courageux, un courage extraordinaire, mais l’heure de la reddition est venue, à genoux ! ». Ou encore, comme pour Abraham : « Tu as mis un fils au monde, bravo, rends-le moi ! ». Tous ces moments de l’intolérable, de l’inacceptable, qui dans l’ordre des choses vécues, dans l’ordre de l’immédiat sont le scandale absolu ! Rends-mois ce que je t’ai donné ! Pour moi la plus extraordinaire histoire qui les symbolise toutes est celle de Job. J’adore cette histoire de Job, j’y reviens toujours. Job a été vraiment le serviteur de Dieu, l’homme de tous les succès. Une vie accomplie, entourée de richesse, de troupeaux de bœufs, ses femmes, ses fils, ses serviteurs, une richesse que Dieu bénie. Ce même homme, Job maudit, Job sur son tas d’immondices qui gratte ses ulcères, Job qui ne lâche pas prise, qui dit : « Je m’adresserai à Toi mon Dieu, jusqu’à ce que Tu m’expliques la raison qui me ferait accepter l’inacceptable, j’attends de Toi une réponse qui me convainque ». Et cette interrogation qui le pousse pendant des jours et des semaines et des mois, à ne pas lâcher prise et cette phrase qui est pour moi une des phrases les plus poignantes : « Pourquoi ne peux-Tu pas donner raison à l’homme contre Toi-même ? ».

Aussi longtemps que Job demande à Dieu de paraître devant lui, et de lui expliquer l’inexplicable, de lui dire la raison de toute cette horreur, de tout ce désespoir, de tout ce désastre d’une existence : « Viens ! Viens, je n’ai plus que la peau sur les os lui dit-il, viens, parle-moi ». Dieu ne vient pas, Dieu ne parle pas. Arrivent tous les amis, tous les copains, les thérapeutes, qui lui expliquent : « Ecoute, je suis persuadé que tu as fait une erreur, écoute, réfléchis, souviens-toi ! » Mais Job ne les écoute pas, le brouhaha des voix dehors.

« Réponds-moi, réponds-moi ! » Et quand l’ami Elihu lui a dit : « Mais non, tu vas voir, Dieu ne répond pas ». A ce moment-là, Dieu répond, contre toute attente Dieu répond. Mais Dieu répond à côté de la question. Dieu n’évoque pas un seul instant toute la vie de Job détruite, tous ses espoirs anéantis, sa famille, tous ceux qu’il a aimés, Dieu parle du ciel et de la terre, des oiseaux et des arbres, Dieu parle de la mer, de l’océan et des plages. Dieu répond à côté. Et voilà que se passe l’inattendu. Job, loin d’être scandalisé par cette réponse, qui n’en est pas une dans l’ordre de la logique, voit subitement tout d’un autre lieu. L’entière création, d’un autre lieu, d’un lieu où tout le drame d’une être ne fait même pas un remous à la surface du créé. Un lieu de l’univers agrandi, et Job dit : « Mon Dieu je ne te connaissais que par ouï-dire, mais maintenant je t’ai vu ». Et Job est un autre homme. Et à partir de ce moment-là par une ironie divine, tout lui est rendu puisqu’il n’a plus besoin de rien.

C’est au niveau de cette histoire de Job, que j’ai pour ma part rencontré le travail de Dürckheim. Dans une crise vraiment très profonde. Après avoir traversé une existence très préservée, très occupée à éviter les naufrages, toute cette adresse à passer entre les catastrophes, entre les blessures, et subitement, après quinze ans de mariage, l’arrivée d’une autre femme, l’arrivée dans une existence préservée d’un autre être, qui du jour au lendemain détruit l’univers que vous vous étiez construit. Et la traversée, pendant deux ans, trois ans, de la solitude de l’abandon, dans un pays étranger, dans un village au bout du monde, et la rencontre du travail de Dürckheim et d’une remarquable femme, son élève, qui travaillait avec la voix. Alors que j’attendais d’elle qu’elle me donne la force de faire mes bagages, et de partir avec mes fils, elle m’a dit : « Tu restes là, assise au milieu du désastre, là. Tout le travail que j’ai fait par la suite avec le corps, avec la présence au monde, aux choses, cette leçon, non seulement d’accepter l’inacceptable, mais d’y entrer, d’y établir ses pénates, entrer dans le désastre, à l’intérieur, et y rester, y rester ! Non pas fuir, mais oser rester, à l’endroit où je suis interpellée, à cet endroit où tombent tous les masques, où tout ce que je n’aurais jamais pu croire s’avère être en moi, tous les démons, toute l’ombre. Les paroles éclatent et tous les démons déferlent dans la vie, la jalousie, l’envie de meurtre, l’autodestruction. Et je reste là et je regarde.

Cette troisième voie est probablement le salut pour notre époque si torturée. Je m’explique : nous connaissons dans notre Occident deux voies quand nous sommes dans un état d’étouffement, d’étranglement ; l’une c’est le défoulement, c’est crier, c’est exprimer ce qui était jusqu’alors rentré. Il y a de nombreuses formes de thérapies sur ce modèle et c’est probablement, en son lieu et place, quelque chose de très précieux, pour faire déborder le trop plein. Mais au fond, toute l’industrie audiovisuelle, cinématographique, est fondée sur ce défoulement, cette espèce d’éclatement de toute l’horreur, de tout le désespoir rentré, qui en fait le prolonge et le multiplie à l’infini. L’autre réponse, c’est le refoulement : avaler des couleuvres, et devenir lentement ce nid de serpents sur deux pattes, avec tout ce que ces vipères et couleuvres avalées ont d’effet destructif sur le corps et l’âme.

Et le troisième modèle qui nous vient d’Extrême-Orient et qu’incarnait Dürckheim : s’asseoir au milieu du désastre, et devenir témoin, réveiller en soi cet allié qui n’est autre que le noyau divin en nous. J’ai rencontré voilà quatre jours, en faisant une conférence à Vienne, une femme ; et c’est une belle histoire qu’elle m’a racontée qui exprime cela à la perfection. Elle me disait à la perte de son unique enfant, avoir été ravagée de larmes et de désespoir, et un jour, elle s’est placée devant un miroir et a regardé ce visage brûlé de larmes, et elle a dit : « Voilà le visage ravagé d’une femme qui a perdu son enfant unique », et à cet instant, dans cette fissure, cette seconde de non identification, où un être sort d’un millimètre de son désastre et le regarde, s’est engouffrée la grâce. Dans un instant, dans une espèce de joie indescriptible, elle a su : « Mais nous ne sommes pas séparés », et avec cette certitude, le déferlement d’une joie indescriptible qu’exprimait encore son visage. C’était une femme rayonnante de cette plénitude et de cette présence qu’engendre la traversée du désastre.

Il existe, paraît-il, dans un maelström, un point où rien ne bouge. Se tenir là ! Ou encore, pour prendre une autre image : dans la roue d’un chariot emballé, il y a un point du moyeu qui ne bouge pas. Ce point, trouver ce point. Et si un seul instant, j’ai trouvé ce point, ma vie bascule, parce que la perspective est subitement celle de Job, cette perspective agrandie, de la grande vie derrière la petite vie, l’écroulement des paravents, l’écroulement des représentations, un instant, voir cette perspective agrandie.

 *) Karlheinz Graf Dürckheim, thérapeute disciple de C.G Jung, enseignait à Rütte en Forêt Noire

D'autres articles et documents sur chrisitiane Singer:

http://spinescent.blogspot.com/search?q=christiane+singer

11/09/2010

Zoomez sur Vevey Retro et nos chères automobiles

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Quelque 300 véhicules vétérans sont attendus ce week-end sur la place du Marché de Vevey. La 7e édition de cette concentration est placée sous l'égide des 200 ans de la marque Peugeot et des 100 ans d'Alfa Romeo.
Grâce à la webcam panoramique placée sur le Musée suisse de l'appareil photographique, il est possible, en utilisant le zoom, de se faire une image de la manifestation.
Et si les anciennes vous passionnent, vous pourrez admirer, la semaine prochaine, les vieilles gloires lors de la course de côte historique d'Ollon-Villars. Avec les motos et les side-cars, on y dénombrera plus de 250 véhicules de compétition d'époque.
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