10/07/2009

La Vie en deux

cygnes.JPGJ'ai vu le film de Frédéric Baillif, la vie en deux. Coproduit avec Temps présent, ce documentaire anthopologique sur des trentenaires devrait être diffusé sur le petit écran.

Témoigage d'un état mental où "tous se cherchent" en supportant mal les frustrations. Les satisfactions immédiates d'une société de consommation ont laissé leurs empreintes. On ne se marie plus pour le meilleur (le pire finissant toujours par arriver). Ce manque d'enthousiasme interroge. Fuite devant l'amour dans une hyperactivité sociale ou professionnelle. On ne "tombe plus sans glisser", jolie expression camerounaise pour signifier un coup de foudre ou un tsunami sentimental! L'élimination de toute prise de risque, propre à notre société, a aussi passé par là. Par nécessité ou effet de mode, on de doit d'être des célibattants!

J'appartiens à la génération qui a inventé le divorce. Et c'est réussi!

49% des mariages finissent ainsi selon les chiffres les plus récents. Mais ces chiffres ne disent rien. Comme Churchill, je ne crois qu'aux statistiques que j'ai personnellement faussées. Mon taux personnel est de 100%. Je n'ai donc d'autre choix que de me remarier (pour le meilleur) pour faire remonter la moyenne... 

Une émission rediffusée de La Smala m'oblige à une précision: le taux de divorce est plus élevé après le second (ou deuxième) mariage (une nuance à ne pas négliger).

Remarquez, mais ce sont encore des statistiques, que selon un institut saint-gallois, la crise économique pourrait inverser cette tendance au désamour. Les valeurs "immatérielles" ont passé de l'indice 5,3 à 8,3 en l'espace de dix ans! Il y a une demande de sécurité émotionelle qui pourrait déboucher sur de nouveaux mariages...

Le film de Baillif ne porte pas sur le mariage, ni d'ailleurs sur la vie de couple puisque l'on n'y voit pas de couples. Simple témoignage sur des couples défaits et forclos à travers le regard personnel du réalisateur lui-même concerné par le thème.

Reste la vision du poète, Rilke. Vision heureuse ou malheureuse, c'est selon:

Etre aimé,

c'est se consumer

dans la flamme.

Aimer, c'est luire

d'une lumière

inépuisable.

Etre aimé, c'est passer;

aimer, c'est durer.

 A bon entendeur, salut!

PICT0002.JPG

 

Les commentaires sont fermés.