21/04/2009

La maison qui brûla

Les fioritures et les arabesques des papiers peints évoquent les vacances de mon enfance dans la maison de ma grand-mère maternelle dans le canton de Glaris. Vieille demeure aux parquets craquants. Le soir, je m'efforçais de suivre les entrelacements des roses sur le mur jusqu'à ce que la lumière disparaisse ou que je m'endorme.

Exercice de concentration apaisant comme les mandalas. Et qui me font penser aux exercices simples de la "méthode Vittoz".

"Lorsque vous serez devenu réceptif,vous jouirez bien plus de la vie et tout vous intéressera."

A la librairie de la Nef, maintenant disparue, je suis tombé sur un petit ouvrage étonnant du docteur Roger Vittoz, né à Morges comme Auguste Forel. Il exerça la médecine aux Brenets et aux Verrières avant de s'établir à Lausanne-Ouchy pour répondre à la demande d'une clientèle de plus en plus internationale. Il décéda le 10 avril 1925.

Wikipedia présente depuis peu un article à la mémoire de Roger Vittoz qui passe pour être un des premiers psychosomaticiens. Médecin simple et humble, il eut une intuition géniale sur l'activité du cerveau que les neurosciences actuelles permettraient de vérifier. Mais ses préceptes sont sans doute trop simples pour intéresser les chercheurs ou convaincre les patients.

 

Mais revenons à la maison de mon enfance. Bâtisse du XVIIIe siècle aux nombreuses pièces s'ouvrant les unes sur les autres. Avec des clochettes pour sonner les bonnes qui avaient été congédiées depuis belle lurette. Il y avait même une salle de bal avec porte à deux battants et plafond de stuck. Le dernier bal s'y tenu sans doute le 8 mai 1811 dans des circonstances qui mériteront d'être rappelées...

Une siècle et demi plus tard, peu après le décès de ma grand-mère, la maison au confort d'un autre temps brûla de fond en comble par une nuit glaciale de janvier.

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01:03 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : mollis, roger vittoz | |  Facebook |

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