18/06/2008

Mais qu'est-ce qu'il f(oot) ici?

Oui, je sais, c'est facile et très futile! Mais ce beau wagon photographié le 18 mars dernier nous est venu d'Amersfoort (NL). A déchiffrer les nombreuses inscriptions, ont voit qu'il appartient à Voestalpine (conglomérat autrichien issu de Hermann Goering Stahlwerke) ou plus précisément à l'une de ses filiales hollandaise. Des pros, au-dessus de tout soupçon - on lira sur leur site que l'entreprise dépasse toutes les les normes légales et morales (!)- venus livrer du ballast et qui s'engagent, le cas échéant, à le reprendre en vue de le recycler.

Marchandise destinée. What else?, à l'embranchement de Nespresso d'Avenches. J'y ai repensé alors que les Hollandais gratifiaient la pelouse du stade Saint-Jacques d'une nouvelle pelouse amenée dans 26 camions réfrigérés. Dans ce cas, c'est l'UEFA qui règle les faux frais (avec son argent de poche).

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Changement de sujet, quand même lié à la pluie. Me demande si nos nombreux amis hollandais ont eu la chance de déguster une délicieuse fondue. Parce que c'est pas évident et presqu'aussi difficile que de trouver de l'Edam qui ne soit pas autrichien ou suisse.
Les A.O.C se perdent.
Ce qui me ramène à mon propos ferroviphatique. Une revue spécialisée distinguait une bonne dizaine d'origines dans le ballast des voies de la SNCF. Une diversité que l'on ne retrouve pas sur nos réseaux miniatures. Chacun connaît la recette: colle blanche, eau et liquide lave-vaisselle... Vive la diversité! (j'ai vérifié: ballast ne prend pas de e final). Notre ami Christian va sans doute nous laisser un commentaire avisé sur ce grave sujet, laissé pour compte et pourtant aussi complexe que la broderie!

Commentaires

Non, le premier commentaire ne sera pas de Christian, mais de Christophe... mais ne sera peut-être pas autant avisé.

Si la diversité du ballast de nos réseaux miniature n'est peut-être pas aussi grande que celle de RFF, il n'en reste pas moins que l'amateur est confronté à de nombreuses variantes:

- de matière d'abord: le ballast peut être en matière synthétique, en liège, en vrai pierres très fines (par exemple chez ASOA)
- de couleur: du gris au noir et du blanc au rose... (si si!)
- de technique: ballast intégré à la voie, semelle de polystyrène avec ballast intégré ou ballast à disposer soi-même et à coller

Et pour coller, justement, colle blanche eau et liquide vaisselle est peut-être une recette universelle, mais pas nécessairement la meilleure. La colle blanche en effet transforme le ballast en une masse compacte et solidaire de la voie et de la semelle en liège qu'on aura pris soin de poser pour insonoriser le réseau. Hélas, trois fois hélas, en s'infiltrant dans le liège et en faisant cette masse compacte et dure, la colle blanche enlève au liège ses propriétés d'insonorisation.

Comment résoudre le problème? A nouveau, il n'y a pas une réponse, mais plusieurs. J'en connais en tout cas deux. L'une consiste à coller sur le liège une bande de ruban adhésif qui isole le liège de la masse encollée. L'autre consiste à utiliser une autre colle que la colle blanche. On trouve dans les magasins spécialisés des colles à base de latex (alors que la colle blanche est à base de vinyl) qui garde toute sa souplesse et évite la transmission du son par le soubassement de liège.

Finalement, dernière-née des techniques, un producteur a présenté lors de la dernière foire de Nürnberg une semelle de voie recouverte d'un enduit poisseux, dans lequel on enfonce la voie, puis on saupoudre de ballast... et c'est prêt. (Mais ça, je demande encore à voir).

Et en combinant les différentes possibilités, on risque finalement bien de dépasser les 10 provenances du ballast de RFF !

Compliqué le modélisme ferroviaire? Peut-être un peu, mais l'important, c'est surtout de se faire plaisir!

Écrit par : christophe | 18/06/2008

Bonjour Christophe! C'est bien lui qu'on attendait... J'avais oublié le problème de l'insonorisation. Sur mon premier réseau en N au début des années 70 sur une planche de contreplaqué, les trains vombrissaient comme des Stukas en piqué. Les voies Piccolo facilitent la tâche... Je pensais surtout à la finition des voies avec les traces de graisse, la rouille des sabots de frein, voire les herbes folles. Le modélisme est une belle école de l'observation de la nature!

Écrit par : blagueur | 20/06/2008

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