29/05/2008

Carte(s) postale(s)

Les rencontres-portraits d'A première vue. Je m'étonne du pouvoir de suggestion de la radio, incomparable et que je retrouve dans l'image fixe. Le contraire des images formatées défilant en permanence et qui ne laissent aucune place à l'imagination, au souvenir. 

Quand Pierre Philippe Cadert rencontre Philippe Dubath, ils parlent football et de sa mission civilisatrice! Lorsqu'il prend un sens, aussi pour ceux qui jouent moins bien... Ma dernière expérience, de coupe-citrons sur le terrain de Cully, remontant à l'enfance, je vois en quoi consiste le challenge.

Mais l'essentiel de l'entretien portait sur un petit livre, livre d'images ayant pour titre Ils s'écrivaient. L'eau à la bouche, je me suis donc rendu dans une grande librairie où l'on me dit que l'ouvrage était à date de parution indéterminée! Ce qui ne m'a pas autrement surpris. "Dans toutes les bonnes librairies", c'est du passé. Dubath, qui venait de déclarer qu'il aimait bien l'anonymat des choses, ne doit pas être autrement déçu. Les trésors enfouis, c'est le mystère de la pêche et ça se mérite. Je vais donc continuer ma quête du côté de la Riviera.

Première concession à l'Euro, cette carte que je trouve plutôt sympa avec son HOP SUISSE en écriture braille. Je vais sans doute l'envoyer à Pierre Philippe Cadert avec au dos:

... sans empreinte du monde extérieur à quoi pourriez-vous rêver? Sans image et sans émotion, pourquoi rêveriez-vous? Et sans récit à l'attention d'un autre, que feriez-vous de vos rêves?

C'est sybillin, mais c'est du Cyrulnik (le rêve des aveugles in De chair et d'âme, où le savant éclaire ce lien entre parole et image...)

1252448704.JPG

04:48 Publié dans Médias | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.