24/01/2008

Choses graves

payerne 19/06/04

Verglas meurtrier sur la route de Berne. Scène de désespoir. J’arrive sur les lieux peu après les secours. Pompiers qui désincarcèrent les victimes. L’hélicoptère est déjà sur place. La brume qui se lève et qui annonce une belle journée. Une cinquantaine de servants du service public s’activent dans le calme. Une jeune gendarme tente de réconforter un témoin hurlant son désespoir. J’ai mon appareil photo, la lumière se prête à une telle scène.

 

Mais il y a des moments où l’on ne photographie pas. Des choses trop proches comme la mort.

 

On se contente d’un exercice. Sauver une vie se fait dans un calme professionnel étonnant. Pour avoir assisté à un tel exercice, me dis que la leçon pourrait modérer l’ardeur de bien de jeunes conducteurs et compléter efficacement les cours de premiers secours…

 

Bref, nous étions le 30 décembre 2007, vers 10 heures 30. J’étais loin de douter que quelque 12 heures plus tard, je serai moi-même en danger de vie. Dans de toutes autres circonstances. Et j’en ai réchappé.

 

Rien ne vaut la vie. Conserver son intégrité dans des circonstances miraculeuses crée une dette. C’est ce que je constate aujourd’hui, puisque j’ai l’occasion de la rembourser. Dans mes mains le destin d’une personne, encore une fois dans des circonstances que seule la Providence connaît. Même si des circonstances aussi diverses peuvent paraître fortuites, il n’ y a pas à hésiter. Et Ici, il n’y a pas photo.

 

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