29/12/2007

L'heure est venue de prendre le maquis

Quand l'informatique est utilisée non comme instrument mais comme système global d'existence, l'heure est venue de prendre le maquis.

Et de recommencer timidement par le début.

(...) Dans les années à venir, la découverte la plus révolutionnaire - j'en mets ma main au feu - sera la relation entre deux personnes - sans machine interposée, sans S.M.S., sans portable, sans e-mail. L'homme redécouvrira la parole de l'homme et l'oreille de l'homme  et cela bouleversera tout de fond en comble.

Christiane Singer, N'oublie pas les chevaux écumants du passé, p.41,L Poche 2007,  "Le monde moderne et atrocement pratique"

 

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28/12/2007

Pour Elise et Rachel

Petite animation qui vous parvient du Nouveau Monde et qui est encore de saison.

ça change des legos...

La crèche de la photo se situe avant le passage à niveau et la gare de Corcelles Sud.

 

www.croire.bayardweb.com/croire/creche/Creche.htm

 

 

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Newsletter

Bien avant Internet, une vieille dame écrivait, bon an mal an, une longue lettre multicopiée pour relater les événements ayant touché ses enfants, ses petits-enfants, ses neveux et autres membres de sa famille.

Notre pays regorge de 21 000 boîtes aux lettres, pourtant on n'écrit plus. Dommage.

Il est vrai que l'exercice est difficile: individualisme à outrance, familles éclatées... Responsabilité individuelle du chacun pour soi. Parfois, on préfère chatter avec des inconnus.

On mélange les événements personnels avec le reste de l'actualité et l'on fait comme si tout allait de soi... comme si le monde était notre affaire...

Je ne mettrais pas sur le même plan le départ de l'Abbé Pierre que l'arrivée de Johnny à Gstaad ou celle de Sarkozy à l'Elisée. 2007 en ce qui me concerne: le jour où j'ai fait valoir mes droits à la retraite ou plutôt où j'ai été mis à la retraite; la soutenance de mémoire de Raphi à l'uni de Neuchâtel (une affaire anthropologique de vitamines), ses voyages à Cuba, en Espagne et en Sardaigne; les anniversaires de mes petites-filles; la naissance de mon petit-fils Jules, le 9 octobre, ...

Des deuils: la mort tragique du compagnon d'une cousine, celle à 96 ans de mon parrain Pierre Gerber. D'autres départs: celui de professeurs du Gymnase qui m'ont marqué, François Mégroz, Jeanlouis Cornuz.

Sans omettre les rencontres toutes porteuses de fruits. Chacun fait son bilan, un bilan parfois difficile à communiquer. Nous manquons de mémoire. Johnny chante:

Toujours

Et parc'que rien ne finit

Se dire Always

Comme on dit "pour la Vie"      (Toujours et bien au-delà de la Vie...)

neuchâtel2004

 

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27/12/2007

En exergue

Vers le moi acceptable, citer d'abord la quatrième de couverture de Ce lien qui ne meurt jamais de Lytta Basset:

" Le chemin de vérité qui mène à une Vie plus forte que l'irréparable n'est pas l'apanage des croyants. Le clivage est ailleurs. Il dépend de l'orientation choisie: malgré ou à travers la mort de notre proche, désirons-nous ardemment allers vers ce qui vit ou décidons-nous d'étouffer ce désir en nous? "

Mort d'un proche, mort d'une partie de nous-même, mort du temps qui s'écoule et de la Vie qui nous échappe...

A pareil moment, avoir été pris d'une intense émotion au moment du passage d'un convoi funèbre d'un inconnu. Entendu la consolation de A. : "C'est normal, la mort nous attend tous".

Puisque "vivre, c'est apprendre à mourir", autant écouter les Vivants qui nous parlent et faire mienne la dernière phrase de ce livre essentiel:

   "Rien ne m'importe davantage, aujourd'hui, que d'apprendre à aimer à la manière de l'Amour sans limites."

 

unitobler Berne

20:35 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |

L'Homme qui jouait avec la lune

 

Commission d’animation du village. « On a eu de la chance avec le temps, sauf dimanche [deuxdouze 07] où il faisait un temps exécrable » me dit Erwin Etter, un ancien collègue. Malgré la bourrasque, une flopée d’enfants sages s’abrite sous un appentis exigu. La ruelle des Moulins est tellement étroite que la fenêtre de l’Avent est placée au-dessus de nous, quasi invisible puisque étroite et de l’autre côté du chemin. Un enfant l’éclaire patiemment avec sa torche. C’est sa mission !

 

Scène qui me rappelle l’Homme qui jouait avec la Lune. Témoignage anonyme d’un prêtre, musicien et alcoolique. Sa dérive commence enfant qui avait reçu une lampe de poche avec laquelle il s’amusait à jouer avec la lune et qui tout d’un coup tomba en panne. Jouet qui se casse, nous avons tous connu cette déception ; trahison et immense tristesse.

 

Plus tard, l’alcool plaisir disponible partout et en tout temps, nous accompagne. Tout va, puis, arrive le moment où l’on prend un verre pour soigner une blessure. Et tout continue à aller très bien. L’alcool familier est devenu un puissant compagnon qui nous soutient au cours d’une lente dérive. Les blessures s'anesthésient. Point de non retour, quand la dérive est trop criante et que l’on s’éloigne de soi.

 

Tenir le cap, alors que la dérive est constante, insignifiante et qu’elle se poursuit sans substance. Les Alcooliques Anonymes connaissent le parcours.

 

(Le lendemain, un immense tracteur occupe tout le couvert où se joua une scène très proche de la Nativité telle que représentée depuis la nuit des temps.)

 

rue ds moulins 18

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