27/12/2007

L'Homme qui jouait avec la lune

 

Commission d’animation du village. « On a eu de la chance avec le temps, sauf dimanche [deuxdouze 07] où il faisait un temps exécrable » me dit Erwin Etter, un ancien collègue. Malgré la bourrasque, une flopée d’enfants sages s’abrite sous un appentis exigu. La ruelle des Moulins est tellement étroite que la fenêtre de l’Avent est placée au-dessus de nous, quasi invisible puisque étroite et de l’autre côté du chemin. Un enfant l’éclaire patiemment avec sa torche. C’est sa mission !

 

Scène qui me rappelle l’Homme qui jouait avec la Lune. Témoignage anonyme d’un prêtre, musicien et alcoolique. Sa dérive commence enfant qui avait reçu une lampe de poche avec laquelle il s’amusait à jouer avec la lune et qui tout d’un coup tomba en panne. Jouet qui se casse, nous avons tous connu cette déception ; trahison et immense tristesse.

 

Plus tard, l’alcool plaisir disponible partout et en tout temps, nous accompagne. Tout va, puis, arrive le moment où l’on prend un verre pour soigner une blessure. Et tout continue à aller très bien. L’alcool familier est devenu un puissant compagnon qui nous soutient au cours d’une lente dérive. Les blessures s'anesthésient. Point de non retour, quand la dérive est trop criante et que l’on s’éloigne de soi.

 

Tenir le cap, alors que la dérive est constante, insignifiante et qu’elle se poursuit sans substance. Les Alcooliques Anonymes connaissent le parcours.

 

(Le lendemain, un immense tracteur occupe tout le couvert où se joua une scène très proche de la Nativité telle que représentée depuis la nuit des temps.)

 

rue ds moulins 18

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