26/12/2007

Les élèves d'Eloi exposent

... au Café du Lion d'Or à Payerne que les familiers sunomment "le tube". Jusqu'au 2 février 2008. J'y suis retourné en fin d'après-midi pour admirer certaines oeuvres. Une discussion s'engage avec un voisin de table, commerçant de radio TV à la retraite mais qui se tient au courant de l'évolution technologique. Il me parle de fibres optiques et de systèmes de communication, de repérage de portable à portable... Evolution (trop) rapide...

 Heureusement, il y a encore ça: je fais un geste vers les tableaux accrochés au mur. Le talent et les dons pédagogiques d'Eloi Rossier font toujours l'objet de commentaires plus qu'élogieux. Voici ce qu'on pouvait lire du maître à l'occasion de sa présence lors d'une exposition bulloise:

L'extraordinaire maîtrise et la calme sûreté
Autre voyage temporel ! À cinq siècles de nos pixels et de nos images numériques, vous contemplerez l'extraordinaire maîtrise et la calme sûreté de la main d'Éloi Rossier. L'âme et la main du graveur sont habitées par celles d'Albrecht Dürer, le plus illustre artiste allemand (1471-1528). La main d'Éloi (prénom prédestiné : saint Éloi est patron des orfèvres et des maréchaux-ferrants) extrait de la plaque un copeau de cuivre parfait qui laisse un sillon définitif. Pas de droit à l'erreur.

« Le feu d’une passion se grave lentement ! »

Éloi Rossier s’est lancé dans l’aventure artistique alors qu’il avait 44 ans déjà. Nous sommes en 1991, et notre homme se trouve malheureusement au chômage. Pour ne pas en rester là et réagir, il s’attaque tout d’abord au dessin humoristique. Il se souvient que dans son adolescence, des artistes fribourgeois (Netton Bosson, Ferruccio Garopesani, entre autres) l’encourageaient à dessiner et à peindre. Immédiatement, c’est l’urgence, il se met à suivre des cours avec des spécialistes de plusieurs disciplines : huile, aquarelle, pastel, lithographie, gravure, dessin au crayon, sanguine et fusain.
Un jour, le dessinateur de presse Barrigue le persuade de s’occuper de peinture figurative plutôt que de se perdre dans les dessins humoristiques pour les journaux. Éloi va suivre ce conseil à la lettre, pardon au pinceau, au crayon et au burin… Depuis, il observe les choses qui l’entourent, même les plus humbles. Il reproduit dans ses œuvres ce qu’il voit, sans théorie ni message, comme un artisan dévoué à la vie. Il peint ou grave ce qu’il aime : c’est sa façon de méditer et de dire sa reconnaissance au monde.
Aujourd’hui, c’est la gravure qui le motive au premier chef. Durant des années, il a suivi les cours de son maître graveur Léon Verdelet, de Bulle, récemment décédé à plus de nonante ans. L’étude est longue, mais comme le dit Éloi : « Le feu d’une passion se grave lentement ! »
PAZ

le tube à Payerne




 

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