14/12/2007

Panne sèche

Dans le voyage organisé - et le blog en est un! - les compagnons de route deviennent rapidement plus présents et partant plus intéressants que les paysages qui défilent.

Paysages, fenêtres, parfois miroirs que l'on peut retenir. Photographier, c'est défier la mort ou du moins retenir le temps qui s'écoule. C'est aussi un moyen de preuve témoignant d'un endroit identifiable sur lequel on s'est effectivement rendu...

... à un moment donné. Un petit voyage au soleil me ferait du bien m'a-t-on conseillé. Je ne devais pas fuir, me distraire mais au contraire faire silence avant de partir véritablement avec un objectif.

Ayant le pressentiment que quelque chose ne serait plus comme avant, je me suis mis devant mon ordinateur et j'ai organisé mon errance, de manière à bouger le moins possible, autour d'un lieu précis, à la fois très proche et totalement inconnu, et sur un calendrier précis.

Observateur neutre (!), ni window, ni mirror, dans une anthropologie de terrain en somme.

Sans ligne précise. Au début, le matériel fait défaut. Soudainement, le terrain nous oblige à redéfinir "l'objet de recherche", à changer de cap. A abandonner lorsque l'interprétation du vécu ne peut se faire à chaud. On ne s'improvise pas anthropologue!

Les images deviennent compromettantes, pas tellement à cause du droit à l'image mais du fait qu'elles nous éloignent plus qu'elles nous rapprochent du sujet.

Attendre des jours meilleurs. Encore une fois, une image me sauve et me ramène à mon lieu. Déposée ce matin dans ma boîte à lettres, elle est bien-venue et me projette au-delà de mon exercice compromis.

 

 

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