10/12/2007

"Pour que le sens naisse...

il faut bien que la phrase se meurt".

Encore un mot de Georges Haldas sur la lecture qui m'a soutenu à maintes reprises dans le cours de mes écrits professionnels face au pourfendeurs de virgules et aux chantres du mot juste. La langue évolue, se perd dans des méandres pour échapper à l'absurde.

"La présente ordonnance entre en vigueur le 20 octobre .... , avec effet rétroactif au 1er janvier..." Virgule ou pas? La Chancellerie fédérale met un peu d'ordre dans la langue de bois, enlève la virgule et gomme l'effet rétroactif et son absurdité. Passons.

Les mots sont faits pour relier. Dans mon blog au jour le jour, beaucoup conduisent à des chemins de traverse menant nulle part. Beaucoup de bruit et peu de véritables balises. Curieusement le château de Chillon toujours aussi imperturbable du commentateur de la TSR devient un passage obligé. Donnant du sens. Sens géographique aussi devant être précisé (vers la source du Rhône) menant à un endroit bien précis et lui-même hors du temps.

Dont il faudra reparler. Avec de longues périphrases. Taisant l'essentiel: celui d'avoir été com-pris, pris avec.

Moment essentiel. Pour l'heure, prendre conscience des mots inutiles, faire le point, se réorienter puis repartir, rentrer dans le temps. Et remercier le Ciel qui m'a permis de repartir sans avoir vraiment touché le fond. Dans la même direction et avec une parole bienveillante et authentique à mes côtés.

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Chillon est aussi un point de chute...

Écrit par : paul | 10/12/2007

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