06/12/2007

My blog is my life

Une bouteille à la mer. Dans l'océan des rencontres de hasard. Tumulte des flots où je suis moi-même emporté. Perche tendue, filin de la bouée de sauvetage à celui qui est emporté et qui décide de nager vers le phare qui, peut-être le ramènera vers une côte hospitalière. Suivre le fil d'Ariane, seul repère dans les abysses de la mémoire. Oser toucher le fond. Résilier. (Un coup du sort est une blessure qui s'inscrit dans notre histoire, ce n'est pas un destin: Cyrulnik).

Autrement vu, ce pourrait être l'histoire du mec parti chercher un paquet de cigarettes et qui ne revient pas. Qui a lâché les amarres. Désir de fuite qui de toute façon le dépasse. Prudence d'abord dans la nuit. Ne pas se laisser emporter.

Tenir un journal de bord sur lequel sera marqué le point de non retour.Une telle invitation au voyage, n'est pas du propre mais du figuré.

Avant le départ, il faut d'abord plonger en soi. Donc ne pas partir au loin. S'ancrer en somme.

Période d'attente de l'Avent. Prétexte tout trouvé: s'ancrer dans le calendrier de l'Avent géant qui se joue dans l'espace-temps d'un village. Temps réel qu'il convient d'observer pour encore une fois ne pas fuir dans l'imaginaire et ses syrènes. Pour être sûr de ne pas fuir, la béquille de la photo.

Simple alibi, exercice thérapeutique, sans aucune volonté d'emboîter le pas des plus grands. A la limite, anthropologie de terrain qui sera ma vitamine. Errance de Raymond Depardon. Errance avec sa quête, sa solitude et sa peur. Sur la trace de R.D., dire comme lui:" ... cette errance est forcément initiatique... mon regard va changer...Cette quête devient la quête du moi acceptable".

12:38 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.